STRYCHNINE
l'acide sulfurique el à ajouter quelques parcelles d'oxyde de cérium; il se produit ainsi une très belle coloration violette; elle paraît plus stable que celle obtenue avec le bichromate; elle passe lentemenl au rouge cerise. La sensibilité est à peu près la même1.
Le réactif de Mandelin, ou siflfovanadate dépotasse (v. p. 531), n'es) pas moins sensible que les deux précédents : il fournit aussi une coloration bleu-violet très intense, visible avec un millième de milligramme d'alcaloïde; par addition d'eau la teinte passe au rouge clair. Si les résidus sur lesquels on opère la réaction n'étaienl pas tout à fait purs et se coloraient en brun sous l'influence de l'acide sulfurique concentré, on aurai) peutêtre avantage à se servir d'un réactif préparé avec un acide un peu plus étendu, tel que l'acide bihydraté.
C'est au réactif de Mandelin que nous donnons la préférence dans la recherche de la strychnine; il est certainement tout aussi sensible que le bichromate el l'acide sulfurique, et il est d'une application plus facile.
Cette réaction, jointe à l'expérimentation physiologique sur la grenouille, suffit pour caractériser la strychnine. Indiquons pour mémoire quelques autres caractères applicables à la strvehnine dissoute dans l'eau en présence d'un très petit excès d'acide sulfurique :
Le perchlorate de potasse donne une solution rouge, puis un précipité cristallin rouge ;
Le ferricyanure de potassium fournit un précipité cristallin verl jaunâtre :
Le perchlomre de fer, un précipité brun jaunâtre, cristallin;
Le nitvo-prussiate de soude, un précipité lu-un clair, cristallin;
L'eau de chlore précipite la strychnine en blanc.
Expérimentation physiologique. — L'expérimentation [physiologique i- fournit des renseignements très précieux dans les recherches de strychnine." La grenouille est un animal fort sensible à l'action tétanisante de cet alcaloïde. Quelques centièmes de milligramme en injection hypodermique amènent dès contractions qui se produisent très promptemenl après l'injection : les membres postérieurs s'étendent violemment, les muscles sonl animés d'un frémissement donl la durée diminue avec le temps. Les contractions reparaissenl sous l'influence d'un bruit, d'un attouchemenl quelconque. — Les membres antérieurs sont croisés sur la poitrine. — Au
'Ce réactif n'esl guère employé que pour la strychnine; il donne cependant quelques antres réactions : avec la brneine, coloration orangi : la morphine, olive, puis brune ; la narcotine, rouge; la codéine, verl olive, puis brune; la quinine, jaune pâle; la solanine, jaune, puis brune : la colchicine, verte, puis brune : l'atropine, jaune-brun : la veratrine, brun rougeàtre; la conicine, jauni' clair; la curarine se c 'I ire lenl raient en bleu a peu près comme la strychnine.
I l; \ [TE DE i.HIMIK TUXICOLOCIQUE
début, la rigidité esl telle que l'animal saisi par 1 extrémité des pattes peut être tenu horizontalement sans que le corps fléchisse. Ces phénomènes
Fi. Tti
semt observés très nettement avec des doses de strychnine insuffisantes pour amener la mort de l'animal.
Parmi les diverses espèces de grenouille, la Rana esculenta passe pour plus sensible que d'autres à l'action de la strychnine.
Les contractions tétaniques «le la grenouille strychnisée peuvent ftln*
Via. 58.
enregistrées au moyen des appareils dont nous avons donné la description : la figure 57 représente un tracé de ce genre, obtenu au début de la téta-
tlil CINE bS9
nisation, el la figure §8 un tracé des contractions produites vingt-quatre heures après l'injection sur la même grenouille soumise ;'i des excitations électriques. De semblables tracés tu sont point indispensablesdahs une expertise : cependant ils sont utiles comme | vant ser> ir de pièce à conviction.
llRl'i.l N E
On ne connaît guère d'empoisonnements causés parla brucine seule ; cet alcaloïde |>ossède des actions physiologiques analogues à celles de la strychnine, mais beaucoup moins marquées; sa toxicité est vingt-cinq cm trente fois moindre. Son action tétanisante est moins énergique el se manifeste plus lentement.
Propriétés. — La brucine, C1 Il-\\z-u-. cristallise avec quatre molécules d'eau, en prismes clinorhombiques, efflorescents, d'une saveur très amère, fusibles à -|- lu:'!0; la brucine se dissout dans 850 p. d'eau froide et 500 j>. d'eau bouillante : elle est plus soluble lorsqu'elle est cristallisée et transparente. Elle est très soluble dans l'alcool, dans lé chloroforme, l'alcool amylique; assez soluble dan- la benzine 1,66 p. ion . peu soluble dans le pétrole léger.
Elle forme avec les acides des sels bien cristallisés; les alcalis la déplacent de ses solutions salines; avec l'ammoniaque ajouté en quantité suffisante pour neutraliser l'acide, il y a formation d'un précipité; si l'ammoniaque csl en excès, l'alcaloïde reste dissous.
La solution aimi iacale chauffée abandonne peu à peu la brucine libre,
en gouttelettes huileuses; par évaporation lente à froid, l'excès d'ammoniaque disparail et la brucine se sépare à l'état cristallin.
L'oxalate de brucine est à peu près insoluble dans l'alcool, circonstance à noter pour le cas où 1 on acidulerail les matières avec 1 acide oxalique dans la méthode de Stas.
L'extraction in- présente pas de difficultés; dans la méthode <lc Dragendorff la brucine est isolée par la benzine en solution alcaline.
Elle résiste bien à la putréfaction.
Réactions. — L'action des réactifs généraux n'a pas grand intérêt; l'iodure de potassium ioduré précipite les solutions au I oUOOO; l'acide phosphomolybdique, le tanin, l'iodure de potassium cl de mercure, sont également de- réactifs très sensibles. L'acide chronique forme des prismes jaune- groupés en étoile.
La réaction caractéristique de la brucine est celle de Yacide nitrique qui produit une magnifique coloration rouge. L'acide sulfuriquedu commerce,
TRAITE ni: CHIMIE I OXIl OLOG1QUE
renfermant le [ >1 1 1 - souvenl un peu de produits nitreux, peul fournir la même coloration. Ou opère suit avec un acide azotique concentré, --"il avec de l'acide sulfurique additionné de 35 p. luii d'eau et d'une petite quantité de nitrate de potasse.
La coloration rouge se produit Facilement avec les solutions de brucine ; on ajoute à la solution placée dans un verre à pied une petite quantité d'acide azotique, puis on laisse couler au fond du verre un peu d'acide sulfurique; la coloration apparaît à la surface de séparation de l'acide et du liquide aqueux.
La couleur rouge produite par l'acide azotique seul [densité 1.13) n'est pas persistante ; elle pâlil assez rapidement, tourne à l'orangé puis au jaune ; ces transformations ont lieu plus vite ffnwnd on chauffe; si, à cette solution partiellement décolorée on ajoute du sulfaiT dammonium, ou du chlorure stamieux, il se produit une belle coloration violette.
Le chlore gazeua dolore en rose ou rouge les solutions de braeûae dans l'acide chlorhydrique . La strychnine dans les mêmes conditions ne se colore pas. D'après Beckurts Arch. f. Pharm., t. XXVIII, p. 326 la brucine se dissout dan-- 1 eau 'le chlore en dm ma ni une solution rouge qui laiss par évaporation un résidu rouge lu-un amorphe dichlorobrucine .
V? acide chromique en solution étendue précipite les sels de brucine : examiné au microscope, le précipité est formé de prismes d'un très beau jaune, agissant sur la lumière polarisée (Helvis .
En présence de Vacide perchlorique, à chaud, la brucine se colore en rouge; un mélange d'acide sulfurique étendu avec lié-, peu de chlorate de potassium fournil aussi une coloration rouge.
Séparation de la brucine et de la strychnine. — Dans un casd'empoisonnemenl produit par une préparation de noix vomique, on isolerait par la méthode de Stas un mélange de brucine et de strychnine. La présence simultanée des deux alcaloïdes peut être constatée sans qu'il soit nécessaire de procéder à leur séparation : par exemple, on ajoute au résidu de l'acide sulfurique contenant un peu d'acide azotique, ce qui décèle la brucine par la coloration rouge : puis, dans le même mélange, l'addition d'un peu de bichromate de potasse développe la coloration violette spéciale de la strychnine.
S il était nécessaire d'effectuer la séparation des deux alcaloïdes, en pourrait employer à cet effet I ammoniaque en excès qui dissoudrait la brucine el précipiterait la strychnine. On pourrai! encore transformer les alcaloïdes en oxalates, el traiter par l'alcool absolu, qui dissout bien I oxalate de strychnine et très peu l'oxalate de brucine.
Expérimentation physiologiqce — La brucine exerce une action téta-
ALCALOÏDES DES STRYCHNEES 591
[lisante analogue à celle de la strychnine ; l'expérience peul être faite sans difficulté sur une grenouille. Il faul employer des doses plus fortes qu'avec la strychnine el les contractions apparaissent plus lentement.
IGASURINE
Gel alcaloïde, isolé par Desnoix, existe en très petite quantité dans 1rs eaux-mères de la préparation de la strychnine el de la brucine. Il ne diffère guère de la brucine que par sa solubilité plus grande I p. dan-- ion d'eau bouillante). Il parai! plus toxique que la brucine : son pouvoir rotatoire esl — 62°,9.
L'iodure de potassium ioduré ne le précipite pas immédiatement. D'après Schùtzenberger, l'igasurine ne sérail point un composé défini, mais un mélange d'alcaloïdes de solubilités diverses Compte* rendus, t. XLYI1, p. 235 .
h'boundou
Le m boundou, qui serl de poison d'épreuve au Gabon, esl un arbuste de 2 à 3 mètres de haut, désigné aussi sous les noms d'Icaja el Akazga. L'écorce rougeâtre qui recouvre la racine pivotante esl la partie qui renferme le plus de principes actifs. Un l'emploie sous forme de macération aqueuse, de couleur rouge.
Ce poison a été étudié par Pécholier el Saint-Pierre, puis par Fraser, qui en a extrail une substance alcaloïdique à laquelle il a proposé de donner le nom tVAkazgine. Rabuteau el Peyri onl étudié l'action physiologique du m'boundou Comptes rendus, IHTil; el Recherches <ur les effet* toxique* du m'boundou, Thèse de Paris, 1870).
Heckel el Schlagdenhaufen, dans des expériences plus récentes, onl trouvé que le principe actif du m'boundou n'est autre que la strychnine.
Si 1 un injecte ;'i une grenouille de l'extrait aqueux ou alcoolique de racine de m'boundou, on observe des effets différents selon la dose : 2 à • i milligrammes d'extraif aqueux déterminent des phénomènes de paralysie ; lorsqu'on excite l'animal, on provoque de légères secousses, mais non de véritables convulsions comme avec la strychnine. A la dose de 5 à 10 milligrammes l'extrail aqueux produit chez la grenouille des convulsions plus ou moins violentes avec extension des membres : les phénomènes son! toutefois moins intenses qu'avec la strychnine. L'extrait alcoolique, à dose faillie. 'À milligrammes par exemple, produit un empoisonnemenl rapide. avec île violentes convulsions tétaniques (Rabuteau .
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il' «ARE. CU I1AK1NK
Le curare est le poison donl se servent certaines tribus indiennes de I1 Amérique du Sud pour empoisonner les (lèches.
L'action toxique du curare es) c ue depuis longtemps; des flèches
enduites de curare oui été apportées en Europe par VValter Raleigh en I ."i'.i.'l. lors de la décom ei'te de la Guyane. Voir la relation de LaCondamine sur le curare des Indiens Ticunas, Histoire de l'Académie royale des sciences, 1745; el Réaumur, ibid. , 1747.
Le curare el son principe actif, lu curaiïne, onl été 1 objel de nombreux travaux, parmi lesquels il faul citer ceux de Eteinoso, Kontana, Pelikan, Kœlliker, Vulpian, Voisin, Liouville, el surtout Claude Bernard qui a fail ;i !■■■ -uji'l une étude célèbre dans l histoire des sciences biologiques. Voir Claude Bernard. Leçons sur les substances toxiques et médicamenteuses, Paris 1857.
La fabrication de ce poison mystérieux, donl il existe plusieurs espèces forl différentes, a fait l'objet de nombreuses légendes. Bancrofl signale un curare distinct, relui des Ticunas de l'Amazone, fabriqué avec trente espèces de racines el d'herbes; le poison des Arrowacks contiendrai! les dents el les foies de serpents venimeux ; il donne la formule de la préparation du poison des Accawans, où entrent plusieurs racines el écorces dont le- principe-, après décoction dans l'eau, sont amenés en consistance d'extrait. D'après Martin, le curarede VEsmeralda sur l'Orénoque, le wourali de Surinam, le ouvari de Yuparà contiendraienl le même principe actif provenant d'une slrychnée , tandis que le poison des Ticunas sérail tiré d'une ménispermée Cocculus Vmazonum el renfermerait de la pieu,. toxine. — D'autres pinsons sonl encore employés dans l'Amérique du Sud, où les plantes toxiques sont extrêmement nombreuses et sont loin d'avoir été toutes étudiées. — De Humboldt, qui a donné le récit de la fabrication de curare à Esmeralda 1804 . pense que les plantes employées proviennent d'une strychnée. Schomburgh indique comme fournissant la partie active,
I' iree et l'aubier du strychnos toxifera. D'après certains voyageurs, par
exemple Watterton 181:! . outre les piaule-, toxiques, on fait parfois entrer dans la préparation du curare des matières animales telles que des fourmis, des crochets de serpents venimeux broyés, etc. — Goudol l^ii .qui adonné une lu. une description de la fabrication du curare, et qui a fait diverses expériences,dit aussi qu'à l'extrait tiré d'une liane particulière on ajoute du venin d" serpent. « La liane (curari . coupée en tronçons el broyée donne un suc laiteux abondant et trèsàcre : les tronçons écrasés -mil mi- en macération dans l'eau pendant quant nie-huit heures: puis on exprime cl nu li lire soigneusement le liquide qui est soumi- à une lente évaporation jusqu'à concentration convenable. Alors on le répartit dans plusieurs petits vase- de terre, qui sonl
Cl'H ARE 59.'}
eux-mêmes placés sur des cendres chaudes et l'évaporation se continue avec j .1 us de soin encore. » D'après de Caslelnâu 1 N 47 . deux lianes, appelées pani el ramon, seraient employées par des Indiens des bords de l'Ambyaca ; ces plantes déterminées par Weddel sont le cocculus toxicoferus ménispermée el une espèce nouvelle du genre strychnos. — Roulin a indiqué que certains Indiens se servent pour empoisonner des flèches d'un liquide exsudant de crapauds exposés au Feu. Ce venin de crapauds aurait les mêmes propriétés que le curare ordinaire .' .
L'urari-iira, préparé par les Indiens de l'Yupara. contiendrait le suc du Rouhamon guvanensis, de VEuphorbîa crotinifolia, de VHura erepitans, et des extraits aqueux de Piper geniculalum, de Ficus afrox, etc.
l)e> nombreux récits des voyageurs, récits plus ou moins exacts et i. ndus souvent obscurs par les mystères dont les Indiens entourenl le fabrication de ce produit, il apparaît que les plantes principales qui fournissent le curare appartiennent à la famille des strychnées, notamment les strychnos toxifera, strychnos Sckomburghii, strychnos cogens arimaru : que la enracine existe aussi dans les fruits du Paullinia cucitru; et qu'outre les strychnées, les Indiens emploient encore certaines plantes telles que les rameaux d'une xanihoxylée (manuca), et diverses parties d'un cissus muramu).
Le eurare est envoyé en Europe dans des calebasses ou dan- de petits vases d'argile de tonne spéciale, hauts de l à •"> centimètres, el larges de a à li.
Le curare des calebasses provient surtout de la Guyane anglaise et porte les noms de woorara, urari, makusi-urari ; le curare des vases d'argile vient îles bords de l'Amazone et semble moins estimé que le précédent.
Ce produit se présente sous forme d'une malien' résineuse, d'un brun noirâtre. 11 se conserve très bien. 11 est en partie soluble dans l'eau qui entraine le principe actif ; la saveur de cette solution est extrêmement amère. On peut aussi obtenir des solutions alcooliques.
Ccrabine. — Le principe actif du eurare. la curarine, a été extrait d'abord par Boussingault et Roulin, puis par Pelletier et Petroz, du makusi-urari : Boussingault el Henri l'onl extraite du curari, et Buchner l'a trouvée dans l'urari-uva.
Boussingault el Roulin traitaient le curare en poudre par l'alcool bouillant, évaporaient la teinture alcoolique : le résidu résineux était repris par l'eau ; la solution aqueuse, après décoloration par le noir, était précipitée par le tanin : on dissolvait dans l'acide oxalique, puis on saturait la liqueur acide par la magnésie : la liqueur évaporée laissait un résidu qu'on faisait redis-
rRAITE lU" I II [MIE TOXICOLOGIQUE
soudre dans l'alcool; par évaporatioD on obtenail enlin la curarine, sous forme d'une masse amorphe de consistance cornée. — Pelletier et Petroz traitent l'extrait alcooliqne du curare par l'éther pour enlever des mati grasses et de la résine. Le résidu est dissous dans l'eau, précipité par le sous-acétate de plomb. Ce sel de plomb esl dét îposé par L'hydrogène sulfuré. La solution esl décolorée par le charbon : on transforme l'acétate en sulfate par addition d'acide sulfurique étendu d'alcool; puis on élimine l'alcool par évaporation : on traite par la baryte, dont l'excès esl précipité par l'acide carbonique. L'évaporation de la solution, qu'on termine dans le vide, fournit la curarine.
Preyer précipite la curarine par le bichlorure de mercure. Le chlorhydrate, obtenu par dé( iposilion au moyen de l'hydrogène sulfuré, peut cristalliser.
Action du curare et de la curarine. — La curarine el le curare on! cette propriété essentielle d'exercer une action toxique violente lorsqu'ils sonl introduits, même à petite dose, dan- le sang; ils son! au contraire à peu près sans action lorsqu'ils sont absorbés par le tube digestif.
11 y aurait évidemmenl de grandes difficultés ;'i retrouver le curare introduit dans l'économie par une blessure, ei je ne sais si l'occasion d'une semblable expertise - esl jamais présentée. Mais on pourrai! avoir à rechercher la curarine employée comme médicamenl : on s'en esl servi parfois comme antidote delà strychnine, et dan- le traitement du tétanos.
Propriétés physiologiques. — L'injection de quelques gouttes d'une solution concentrée de curare sous la peau d'un chien détermine la morl
en très peu de minutes; les oiseaux succombent plus rapide ni encore.
Les animaux ne présentent d'abord aucun symptôme spécial; peu à peu. les paupières - abaissent, les pupilles sont dilatées : les mouvements respiratoires cessent, tandis que le cœui ni in ne à battre encore quelque temps.
11 n'y a poinl de convulsions. ( In a cependanl observé une sorte de frisson chez des animaux avant absorbé du curare en quantité assez grande, par la \ "ie stomacale.
Le curare paralyse les nerfs du mouvement, par action sur leurs extrémités. La mort chez les animaux à sang chaud survient par arrêt des mouvements respiratoires, par asphyxie. Chez les grenouilles, la mort survient par arrêt du cœur, parce que la respiration cutanée peut suppléer dans une certaine mesure à la respiration pulmonaire. Un observe de même la terminaison par arrêt du cœur chez les animaux à sang chaud, si l'on entretient la respiration artificielle.
Xous ne pouvons entrer ici dans le détail des expériences par lesquelles on esl arrivé à reconnaître le mécanisme de la morl par le curare ei parles