H Y 0 S C IN E . S C 0 P 0 L A M I N E
L'hyoscine, étudiée parLadenburg D. Chem. Gc.s., t. XXV, p. 2:i<sx . est un isomère de l'atropine et de l'hyoscyamine [cependant, d'après Hesse, sa formule serait plutôt C'WA/.U' : elle se trouve surtout dans la
jusquiame '.
' Hoehn et Reichardt < » r 1 1 aussi donné le nom d'hyoscine à la tropine produite par la décomposition de l'hyoscyamine. La terminologie de tous ers alcaloïdes des solanées offre une confusion regrettable.
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Srliniicll1 a rencontré dans la racine de Scopolia atropoïdes, outre l'hyoscyamine el des traces d'atropine, un alcaloïde qui a été dénommé scopolamine, el qui esl identique a l'hyoscine [Arch. /'. Pharm. '3 . i. \\\ "lll. p. i:t'.i .
L'hvoscine ou scopolamine a été utilisée en ophthalmologie en raison de sa propriété de dilater la pupille : son action mydriatique esl environ cinq Pais plus forte que celle de l'atropine Roehlmann .
Cemédicamenl serait, dans certains cas, préférableà l'atropine. (*n l emploie en collyres au I 500. — Divers observateurs ont noté le ralentissement du |>"ul> ;'i la suile de l'usage de la scopolamine, el aussi quelques troubles stomacaux. Valude a donné la relation d'accidents nerveux, délire, hallucinations, etc., à la suile de l'instillation de collyres contenanl 1/200 de cel alcaloïde. (Ann. d'Hygiène el de Méd. lég. (3), t. XXXVII, p. 70.) L'hyoscine possède aussi une action somnifère très marquée; on l'a employée comme sédatif dans diverses formes d'excitation cérébrale, ('.esl une substance extrêmemenl active, qu'on ne doit administrer qu'à des doses 1res faibles, surtout par la voie hypodermique.
Propriétés. — L'hyoscine se présente sous forme d'un sin>|> très épais : elle esl assez soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther el le chloroforme. Son pouvoir rotatoire en solution alcoolique esl [a] = — 13 .7 Il jsse .Ses réactions sonl analogues à celles de l'hyoscyamine. Elle se combine facilemenl aux acides. L'un des sels les plus employés esl le bromhydrate. Avec l'iodure de mercure el «le potassium, l'hyoscine fournil un précipité jaune clair, amorphe; avec l'iodure de potassium toduré, un précipité huileux brun-noir ; avec le chlorure de mercure, un précipité blanc huileux, etc. Sun chloraurate esl moins soluble que celui d'hyoseyamine, ce <|ui permel de le séparer de celle base.
La pseudo-hyoscyamine a été trouvée par Merck dans le duboisia myoporoïdes Arcli. Pharm., i. CCXXXI, p. 1L">; Bull. Soc. Chim. '■> . I. XII, p. 204 . (VI alcaloïde forme des aiguilles jaunes, fusibles à 133°- 1 1! i . peu solubles dans l'eau et dans l'éther, solubles dans le chloroforme cl l'alcool; son pouvoir rotatoire esl a 1( = 21°, 15 en solution alcoobque. Sa formule est CnH23Az03.
liesse [Lieb. Ann. Chem., t. CCLX1, p. 87, p. 107) a trouvé dans la belladone un alcaloïde qu'il a appelé atropamine, dont la formule esl C,7H2lAz02 formule de la belladonine de Merling el de Vapoatropine de
' D'après le même auteur, le scopolia atropoïdes contiendrait encore de la scopoléline il mu- substance de la famille de la cholestérine, dén mée phytoslêrine.
SOLANINE C2o
Desci . Cel alcaloïde n'existe jm-- constamment dans la belladone et ne se rencontre [m- dans la plante cultivée : on l'extrail de la racine de la plante sauvage. G'esl un corps fusible à + 60°, incristallisable, de saveur araère, peu soluble dans l'eau et dans le pétrole léger, soluble dans l'alcool, la benzine et le chloroforme. Il esl dépourvu de pouvoir rotatoire et n'a pas d'action mydriatique.
D'après Merck [Arch. Pharm., t. GGXXXI, p. 110), Valropamine esi identique à l'apoatropine, qui peut s'obtenir par déshydratation de l'atropine.
La belladonine, alcaloïde signalé par Luebekind dans VA. belladona, étudié par Kraut, Ladenburg, etc., serait, d'après les recherches récentes, un mélange d'atropine et d'oxyatropine. [Voy. Kraut. Ann. d. Chou. u. Pharm.. t. CXLYIII. p. 236; — Ladenburg et Roht. Dnit. Chem. Ges., t. XVII, p. 152; — Merlin. Ibid., t. XVII. p. 381.)
L'atropine, l'hyoscyamine, l'hyoscine fournissent, par l'action de divers réactifs, des dérivés alcaloïdiques el des acides, dans l'étude desquels nous m' croyons pas devoir entrer iei.
Mandragorine. — Delà mandragore, solanée prochedela belladone, on a extrait une substance cristallisable, la mandragorine, qui parait être un isomère de l'hyoscyamine. Elle ne se converti! pas en tropine par l'ébullition prolongée avec les alcalis. Ahrens. Liebig. Ami., t. XXVI. p. 312/
SO LAN IN E . S(i|. AMD IN F.
La morelle noire. Solarium nigrum, contienf un principe actif appelé solanine, que l'on rencontre aussi dans la douce-amère solanum dulcamara), dans la pomme de terre solanum litberosuni), et clans d'autres solanées du même genre solanum mammosum, oerbascifolium, li/copersicum, etc. Enfin la solanine a été extraite aussi de différentes espèces de scopolia (Se. japonica, alropoides, orientales), plantes qui renferment aussi un alcaloïde mydriatique, la scopalamine v. ci-dessus), identifiée avec l'hyoscine.
De toutes ces plantes, c'est la morelle noire qui renferme la solanine en plus grande abondance ; la substance active se trouve dans toutes les parties de la [liante, mais surtout dans les baies : d'assez nombreux empoisonnements suivis de mort ont été causés parles baies delà morelle, absorbées imprudemment par des curants.
La douce-amère ne contient qui' des quantités très minimes de solanine l localisée surtout dans les baies.
'On a extrait, on autre, de la douce-amère, un glucoside, la dulcimarine, encore peu
Les baies el tubercules aériens du solanum tuberosum, ou pomme de lerre, contiennenl forl peu <\r solanine ; !<■> tubercules souterrains n'en renferment pas. mais on en trouve dans Les jeunes pousses, au début de la germination.
Les accidents attribuables à la solanine des pommes de terre sont forl rares. Nous ne connaissons pas il empoisonnements mortels chez l'homme causés par La solanine elle-même.
La toxicité de la solanine a été étudiée par divers observateurs sur les animaux, d'après les anciennes expériences de Desfosses : les chiens el les chats, i|ui expulsent presque immédiatement le poison par les vomissements, pourraient supporter l'ingestion de 10 à L-0 centigrammes de solanine. Les lapins, <|ui ne vomissent pas, »>nl tués par 5 à In centigrammes
de solanine. La toxicité du suc de relie noire a été < statée par Oriila
sur des chiens auxquels on pratiquai! la Ligature de l'œsophage. En thérapeutique on a administré la solanine à des doses de 30 à 10 centigrammes par jour. Desfosses, Magendieont trouvé que la solanine, chez les animaux, produit des vomissements, une salivation abondante, de la somnolence. Otto a signalé la paralysie des muscles Lombaires.
D'après J. Clairus, cet alcaloïde exerce une action paralysante sur la moelle allongée, et une action excitante sur les nerfs. Il détermine une forte congestion «les reins el fait apparaître parfois de L'albuminurie; les pupilles sont dilatées La dilatation de la pupille semble avoir été observée seulement dans Les intoxications par la morelle noire ,1e pouls esl petit <■! fréquent.
Dan- les cas graves ou mortels, on observe du délire et des convulsions. Vnv. Geneuil, Etudes sur la solanine. Journ. de Pharm.et de Cliim. '■> . t. XIV, p. 516; el Bull. Thér., t. LVI, p. 108, el I. LXI. p. .VU: —(Ht,,. Arm. d. Chem. und Pkarm., t. VII, p. 150; t.XXVI, p. 232, etc.
Los symptômes de L'empoisonnement par la solanine ou la morelle se rapprochent par plus d'un poinl de ceux que déterminent les autres solanées vireuses. Quant aux Lésions, chez L'homme, elles sonl assez mal connues.
La solanine administrée par la bouche chez les animaux, se retrouve assez longtemps clans le tube digestif; on la trouve aussi dans le foie, dans Le sang, dans L'urine, mai-- elle se transforme en grande partie dans L'économie en solanidine ; la transformation a lieu aussi sous l'influence delà putréfaction, en sorte que la recherche de la solanine dans les viscères ne
connu Cesl un corps solnble dans l'eau, insoluble dans l'éther, le chloroforme, la ben zinc. le sulfure de carbone, le pétrole; fusible vers — 160°; dècomposable par les acides in glucose el dulcamaréline. La dulcamarine se dissoul dans les alcalis; les acides la colorent en rouge orange. Le chlorure de platine no lu précipite pas.