ALCALOÏDES I) K S QUINQUINAS, QUININE, CINCHONINE. ETC
L'écorce des Cinchona el îles Remigia, végétaux de la famille des Rubiacées, fournil un grand nombre d'alcaloïdes, parmi lesquels les l>l us importants sont la quinine, la quinidine, la cinchonine. Les Quinquinas, introduits en Europe par La Condamine en I~:î7, croissent dans les régions montagneuses de la Bolivie et du Pérou, et aussi dans les Indes, à Cëylan, à Java. Les principales variétés sont le Cinchona calisaija. qui renferme de la quinine, de la quinidine el de la einchonidine, le Ç . succirubra. très rapproché du précédent, le C. o/fîcinalis, contenant de la quinine et surtout de la cinchonine.
Les alcaloïdes des quinquinas sont peu toxiques ; on n'a pas cité d'empoisonnements criminels par la quinine ; des accidents, quelques-uns mortels, ont été constatés à la suite de l'absorption île dose.-, exagérées de sulfate de quinine, ti à Kl grammes par exemple, chez les adultes. Le maniement industriel du sulfate de quinine n'est pas sans inconvénient ; on a observé quelquefois chez les ouvriers qui travaillent à sa fabrication des troubles nerveux et des éruptions.
Les doses un peu fortes de sulfate de quinine produisent des bourdonnements d'oreilles ou de la surdité ; les mouvements du cœur sont ralentis, la pression artérielle est abaissée, la pupille est dilatée ; à doses très élevées, on observe des vomissements, des troubles nerveux graves, des hallucinations et du délire.
L'empoisonnement par la quinine ne laisse pas de lésions appréciables. La quinine est éliminée rapidement par les reins : plus des (.)/10 de l'alcaloïde ingéré passent dans l'urine ; on en trouve aussi dans la sueur, dans le lait ; il n'y en a qui' fort peu dans les matières fécales.