ERGOT. ERGOTINE
Réactions. — Aucune des réactions proposées pour caractériser la cocaïne n'esl satisfaisante.
Greitther indique qu'en ajoutant à une solution de cocaïneunpeu d'eau chlorée, puisquelques gouttes de chlorure de palladium, on obtient un précipité rouge insoluble dans l'alcool cl l'éthei', solublo dans l'hyposullite de .soude.
Avec le permanganate de potasse, il se forme un précipité^ violet-rouge Giesel, Fluckiger).
Le chlorure d'or donne avec les solutions de cocaïne un précipité cristallisé en feuilles de fougère.
La cocaïne impure, traitée par l'acide chlorhydrique, donne parfois une coloration verte.
En résumé, il est fort difficile de caractériser chimiquement la cocaïne dans les résidus; il sera toujours très utile de recourir à l'expérimentation physiologique et d'essayer de produire la sensation d'engourdissement sur les muqueuses.
Hygrine. — L'autre alcaloïde retiré par Wœhler des feuilles de coca est l'hygrine, qui, d'après Liebermann (Dent. Chem. Ges., t. XXII, p. 675), n'est pas une base unique, mais un mélange de plusieurs hases liquides ; deux ont été isolées à l'état de pureté : l'une bout à -|- 1930-19o°; leurs formules sont C8HlsAzO et CuH2*Az20. — L'hygrine brute est un liquide très alcalin, dont'' d'une odeur de triméthylamine. Elle donne avec le sublimé un précipité laiteux qui si' l'assemble à lalongue en gouttelettes huileuses. — L'hygrine paraît peu toxique.
Hesse Lieb. Ami. il. Chem., t. GCLXXI, p. ISO1 a trouvé dans la coca divers autres alcaloïdes : la cocamme, Visococamine, etc.