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lettes aqueuses : on distille rapidemenl l'éther au bain-marie, sans aller jusqu'à siccité; les quelques centimètres cubes «le solution éthérée qui restent sonl alors distribués sur des verres de montre, évaporés à sec, el les résidus sont soumis à l'action des réactifs'.
1 J'emploie, pour évaporer sur des verres de montre les solutions .'tli.;r.-.s. le petil appareil suivant (fig. 38] destiné à empêcher le grirapement de l'éther sur les bords des verres el l'éparpiUement du résidu sur un.' trop grande surface.
Le bec A chauffe un serpentin que traverse un courant d'eau : celle-ci sort chaude en B. .■l traverse l'appareil C. constituant une sorte de boîte métallique mince.percée .le trous ddd où :-.- placent les verres .le montre; les solutions éthérées ou autres, en s'élevant 1.' long des parois .lu verre «le montre, rencontrent les bords échauffés de la boite et sont reflues vers 1.' centre, -an- pouvoir s'étaler et grimper latéralement. C'est un dispositif analogue à celui que j'ai recommandé pour empocher l'étalement de l'acide acétique >ur le- lames porte-objet .lans la préparation «les cristaux d'hémine (p. TU. lig. Ti .
Généralemenl les extraits ainsi obtenus sont très peu abondants, incolores, el suffisamment purs pour qu'on puisse procéder directement aux réactions. Si cependant les résidus étaienl trop volumineux, fortement colorés, mélangés de matières aérasses, il faudrail les purifier, selon les procédés indiqués par Stas p. 505 : transformation en sulfate, mise en
liberté «le l'alcaloïde par le cari ate de potasse, redissolution dans l'alcool
absolu, etc. On ne saurait trop insister sur la nécessité <l obtenir des résidus aussi complètement purifiés que possible, dût-on même, par des manipulations trop multipliées, s'exposer à des pertes : il esl assez facile, par exemple, de reconnaître avec précision un cinquantième de milligramme de morphine pure ; tandis que la caractérisation il nue dose cinquante ou cent luis plus forte «lu même produit pourra être difficile ou incertaine s'il est mélangé avec des quantités notables de matières grasses, ptomaïnes el autres impuretés diverses.
Parmi les causes d'erreur dans la méthode précédente, il faut signaler l'insolubilité dans l'étherde quelques alcaloïdes, donl le seul important e>l la morphine (au moins sous certains états physiques). Nous indiquerons les précautions à prendre, ou les modifications à apporter à la méthode, dans les recherches spéciales de morphine.
Les résidus provenanl de l'évaporation de Yéther acide sont traités en vue de la recherche de quelques glucosides, notamment la digitaline ; ils peuvent contenir aussi, comme nous l'avons dit, des traces de colchicine el de quelques autres alcaloïdes peu nombreux et peu importants. Ces résidus de l'éther acide sont ordinairement assez colorés el très impurs. Dans une recherche où Ton soupçonnerait la présence de la digitaline, il vaudrait mieux d'abord procéder à la purification de ces résidus, ou encore recourir à d'autres moyens d'extraction que nous indiquerons en temps el heu.
Quant aux résidus de Véther alcalin, il faut maintenant constater s'ils renl'ermenl ou non une substance alcaloïdique. C'esl à quoi servent les réactifs <\\\> réactifs généraux des alcaloïdes voir p. -il'.! . parmi lesquels deux sont surtout recommandables, l'iodure de potassium iôduréet l'iodure de mercure et de potassium. — On dissout le résidu dans quelques gouttes d acide chlorhydrique au J io, et à la solution on ajoute quelques gouttes de l'un de ces réactifs : le premier, en présence des alcaloïdes, fournit un précipité' brun kermès, de teintes variables ; le second, un précipité blanc j >1 1 1 -. ou moins jaunâtre. Ces réactions sont excessivement sensibles.
Comme il est à peu près impossible d'éviter complètement la présence de traces de ptomaïnes dans des résidus qui proviennent du traitement de viscères presque toujours putréfiés, il arrive que, dans l'immense majorité des cas, les réactifs généraux dont non-- parlons fournissent un préci-
METHODES D'EXTRACTION oi:t
])itt''. jn-iidiiit par 1rs ptomaïnes, qui en effet sont des alcaloïdes. Aussi ces réactions n'ont-elles qu'un intérêt des plus restreints dans les expertises ordinaires, et il est toul à l'ail inutile de multiplier les essais de ce genre. Au contraire, s'il s'agit de l'examen de matières ne contenant pas de ptomaïnes examen de liquides alimentaires, produits pharmaceutiques, etc. . l'emploi d'un réactif général très sensible, comme l'iodure de potassium induré mi le réactif de Mayer, est extrêmement précieux, l'absence de précipité indiquant immédiatement l'absence d'un alcaloïde et simplifiant par là beaucoup les recherches.
Les résidus dont on dispose ne représentent d'ordinaire qu'une quantité infiniment faible de matière, d'autant plus faible que la méthode aura été appliquée avec plus de soin et que la purification aura été poussée plus loin. — Il serait chimérique de prétendre rechercher tous les alcaloïdes sur d'aussi minimes résidus : en voulant faire trop d'expériences, on risquerait de n'en l'aire aucune bonne; à mon avis, l'expert aura suffisamment rempli sa tâche, s'il s'est borné à rechercher les 10 où 12 alcaloïdes toxiques les plus importants et les plus usuels; sans préjudice, d'ailleurs, des recherches les plus spéciales dont la nécessité est souvent indiquée, soit par les circonstances dans lesquelles s'est produit l'empoisonnement, soit par les résultats de l'autopsie, soii par les accidents qui ont précédé la mort, etc.
Nous indiquerons, en traitant de chaque alcaloïde, les réactions cl propriétés diverses qui peinent servir à le caractériser ; pour l'instant, mentionnons seulement ici les réactions colorées importantes ou sensibles, s'appliquant à des corps fréquemment employés dans les empoisonnements, et dont la recherche doit toujours être tentée. (Voir aussi, page ''>2H, la préparation et le mode d'emploi des réactifs indiqués ci-après.
L'acide nitrique permettra de reconnaître : brucine coloration rouée ;
morphine coloration orangée : colchicine coloration violette ; atropine
coloration -violette après évaporation et addition de potasse alcoolique .
— Le sutfovanadate de potasse, ou le mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique, décèleront : strychnine (coloration violette); — le sulfosélénite d'ammoniaque : codéine (coloration verte ; morphine coloration \erf olive ; — le perchloTure de fer : morphine coloration bleue :
— Vacide sulfurique : vératrin iloration jaune ; — V acide suif urique
alcoolisé, mêlé de perchlorure de fer : digitaline cristallisée coloration verte) ; — l'acide sulfurique brome : d'autres espèces de digitaline ou produits dérivés coloration rouge i ; — l'eau iodée : narcéine coloration bleue . etc. — V expérimentation physiologique servira surtout à distinguer la strychnine, la brucine, la digitaline, la vératrine, l'atropine, la
cantharidine, l'aconitine, etc. Voir Réactifs des alcaloïdes, p. '.V2X et suivantes; Expérimentation physiologique, p. 533.
Autres méthodes d'extraction hes alcaloïdes. — Méthode d'Erdman elVslav (Ann. d, chou, und Pharm., t. CXX, p. 121 el 360). — J'indiquerai rapidemenl cette méthode, qui me parait présenter peu d'avantages, parce qu'elle exige le maniement — toujours assez pénible — de grandes quantités d'alcool amylique.
Les matières sont finement divisées, réduites en bouillie peu épaisse, et acidulées par l'acide chlorhydrique : on laisse digérer une heure ou deux vers 60-80": on sépare le liquide acide, el on recommence une nouvelle digestion avec d'autres solutions acidulées. Les liqueurs acides réunies et filtrées sont alcalinisées par l'ammoniaque, additionnées de sable et amenées à siccilé. On broie le résidu el on l'épuisé à plusieurs reprises par l'alcool amylique bouillant ; les solutions amyliqueS chaudes sont Gltréesel versées dans dix fois leur volume d'eau aiguisée d'acide chlorhydrique : parl'agitation les alcaloïdes passent dans la solution acide el l'alcool amylique retient diverses impuretés. On épuise encore la solution aqueuse acide par l'alcool amylique; on la sépare de l'alcool et on la concentre; après saturation par l'ammoniaque, on épuise par l'alcool amylique qui reprend les alcaloïdes libres; on évapore celui-ci, et lesbases se trouvent dans le résidu. — Outre les inconvénients résultant des vapeurs nuisibles de l'alcool amylique, cette méthode n'est pas applicable à l'extraction des alcaloïdes volatils; elle laisse perdre, pendant l'évaporation de l'alcool amylique, laconicine, la nicotine et en partie l'atropine. Il semble qu'on pourrait avantageusement remplacer l'alcool amylique par l'éther, dans l'épuisement de la solution aqueuse alcalinisée par l'ammoniaque.
Méthode de Dragendorff. — Dragendorff s'est efforcé d'appliquer à l'extraction des alcaloïdes une méthode permettant d'effectuer des séparations en divers groupes, c'est-à-dire facilitant les recherches à faire pour caractériser définitivement la substance toxique isolée. Dans ce procédé, par l'emploi judicieux de di\ ers dissolvants, tantôt en solution acide, tantôt en solution alcaline, on arrive en effet à établir des groupements, nu peu connue on e fait dans l'analvse minérale par les précipitations successives au moyen de l'hydrogène sulfuré, du sulfhydrate d'ammoniaque, des carbonates alcalins, etc. Résumons ce procédé d'après la description qui en est donnée dans l'excellent Traité de Toxicologie de Dragendorff 2'' édition française, Savy, lSSd .
Les matières sont finement divisées el mélangées avec de l'acide sulfurique étendu ; la réaction doit être nettement acide : par exemple, à 100 centimètres cubes du mélange de matières, diluées dans l'eau de façon à permettre la filtration, on ajoute l'i centimètres cubes d'acide sulfurique
au cinquième : on laisse digérer quelques heures à -f- 50°; on exprime le liquide, el on recommence le même traitemenl avec 100 nouveaux centi mètres cubes d'eau. On réunil les liquides acides el on les concentre à
consists e sirupeuse, mais non à siccité. Le résidu, introduil dan-, un
llacon, esl additionné d'alcool à 93° trois ou quatre fois le volume et mis n digérer pendant vingt-quatre heures. L'addition d'alcool détermine la précipitation de matières étrangères qu'on sépare par Gltration : le résidu esl lavé sur le filtre avec de l'alcool à 70°. L'alcool esl ensuite séparé par distillation el le résidu, aqueux et acide, est étendu d'eau, si c'est nécessaire, et épuisé par l'éther de pétrole. Ce dissolvant élimine diverses impuretés, matières colorantes, etc. : il entraîne en outre les substances suivantes, que l'on recherche dans les résidus d'évaporation :
1. Résidu provenant de fépuisement par le pétrole en solution acide.
x. Résidu cristallisé. — Vipérine. Acide picrique. Acide salicylique. Acide benzoïque. Camphre et produits analogues.
3. Résidu amorphe. — Principes de la racine d'ellébore, de Vaconit, capsicine. ■;. Résidu liquide. — Huiles essentielles. Acide phénique.
L'isolement complet de l'acide salicylique, de la pipérine el tir I acide picrique, par ce traitement, n'es! pas assuré.
( In sépare le liquide aqueux provenant du traitement précédent el on l'épuisé par de la benzine, qu'on décante el qu'on évapore. Les résidus laissés par la benzine peuvent contenir :
2. Résidus provenant de fépuisement par la benzine, en solution acide :
?.. Résidu cristallin. — Caféine. Cantharidine. Anémonine. Santonine. Caryophylline. Cubébine. Hydroquinone. Pyrocai échine. Résorcine. Acide salicylique. Pipérine. Acide picrique. Aloétine. Colchicéine. Digitaline.
. Résidu amorplie. — Elatérine. Populine. Colocynthine. Principes retirés du piment. Geissosperminei Anémonol. Renonculol.
La solution aqueuse est alors épuisée par le chloroforme.
3. Résida provenant de fépuisement par le chloroforme, en solution
aride.
y.. Résidu cristallin. — Cinchonine. Théobromine. Papavérine. Narcéine.. Hydrastine. Chélidonine. Solanidine. Esculine. Acide gelsémique. Picrotoxine. Elléborine.
Ainamorphe. — Digitaléine. Convallamarine. Saponine. Si négine. Smila- Lycaconitine. Myoctonine. Aspidospermine. Péreirine. Brucine traces .Sandnarine. Québrachine. Geissospermine. Syringine. Colchicine. Colot tynthine.
On agite le liquide acide avec un peu de pétrole léger pour lui enlever
le chloroforme qu'il a |>u retenir en dissolution. On sépare ce pétrole et on alcalinise ensuite avec de l'ammoniaque.
t >n épuise la solution alcaline par le pétrole léger.
4. Résidu provenant de l1 épuisement par le pétrole, ensolution alcaline.
a. Résidu solide et cristallisé. — Strychnine. Quinine. Aconitine. Népaline. Delphinine. Kairine. Sabadilline. Conhydrine.
ji. Résidu solide et amorphe. — Brucine. Aspidospermine. Përeirine. Vératrine. Emëtine. Gelsêmine. Québrachine. Oxyacanthine . Thalline.
y. Résidu fluideet odorant. — Conicine. Méthylconicine. Alcaloïdesdu capsicum. Sarracénine. Lobëliine. Nicotine. Spartéine. Quinoline. Trimêthy lamine. Aniline. Picoline. Alcaloïde volatil du piment.
On agite le liquide alcalin avec de la benzine.
5. Résidu provenant de l'épuisement par la benzine, en solution alcaline.
■x. Résidu cristallin. — Atropine. Hyoscyamine. Strychnine. Ethyl et Mëthylstrychnine. Quinine. Quinidine. Cinchonine. Cocaïne. Antipyrine. Narcotine. Codéine. Sabadilline. Thëbaïne. Impuretés de h* papavérine.
p. Résidu amorphe. Brucine. Esérine. Pilocarpine. Vératrine. Sabati'ine. Delphinoïdine. Népaline. Myoctonine. Lycaconitine. Sanguinarine, etc.
On agite la solution alcaline avec du chloroforme.
6. Résidu provenant de l'épuisement par le chloroforme, en solution alcaiine.
Morphine. Cinchonine. Cinchonidine. Papavérine. Narcéine. Berbërine. On a^ilc enfin la solution alcaline avec de l'alcool amylique.
7. Résilia provenant de l'épuisement par l'alcool amylique en solution alcaline.
Morphine. Solanine. Narcëine. Convallamarine, Saponine. Sënëgine. Salicine.
Telle esl en résumé la méthode de séparation proposée par Dragendorff. Elle présente des avantages par les classifications ou groupements qu'elle établit entre les produits à isoler ; elle prête aussi ;'i quelques critiques. Tout d'abord on peut voir que les séparations par groupes déterminées par l'emploi des dissolvants successifs, ne sont pas absolues ; la preuve en est dans ce fait que plusieurs alcaloïdes figurent dans deux classes différentes; il ne saurait en être autrement : pour beaucoup d'entre eux, l'insolubilité dans tel dissolvant, employé avant celui qui doit théoriquement effectuer seul la séparation, n'est pas complète ; en sorte qu'une portion de l'alcaloïde, plus ou moins grande, selon le volume de dissolvant utilisé et le nombre des épuisements, passe en solution dans nu liquide qui ne devrait pas le dissoudre.
Dragendorff signale aussi l'inconvénient des émulsions qui se produisent souvent, el qui sont en effet fort gênantes lorsqu'on agite les liquides avec le pétrole, le chloroforme, la benzine. C'est surtout avec la benzine que ces émulsions présentent le plus de ténacité. Nous avons indiqué plus haut f|iie la meilleure manière de dissocier ces émulsions consiste à les abandonner à elles-mêmes, sur un filtre, sous une cloche, pour prévenir l'évaporation ; mais la dissociation est souvent fort longue.
On a critiqué, dans cette méthode, l'emploi de l'acide sulfurique, comme pouvant amener la destruction de certains principes facilement altérables. Dragendorff s'exprime ainsi sur ce sujet ' :
« Ce traitement avec l'acide de la concentration que nous indiquons ne peut avoir d'intluence fâcheuse que sur la solanine, la colchicine, la thébaïne et quelques glucosides : la digestion ne doit être faite dans ces derniers cas qu'à la température ordinaire, ou avec de l'acide acétique. Cependant j<me suis assuré que la plupart des alcaloïdes, ainsi que la colchicine, la digitaline, etc., ne subissent aucune altération lorsqu'on les chauffe à 100°, si l'on n'a pas ajouté un très grand excès d'acide sulfurique. » — En tout cas il faut avuir grand soin ne ne pas pousser trop loin l'évaporation des solutions sulfuriques.
Je me suis longtemps servi d'une méthode mixte qui est en définitive une combinaison de la méthode de Stas avec celle de Dragendorff. Dans ce système, 1rs matières sont traitées selon le procédé de Stas, et c'est suc le produit aqueux obtenu qu'on effectue les séparations conformément au procédé de Dragendorff. Le mode opératoire est le suivant :
Broyer les matières, les mettre à digérer vers 60° avec deuxfoisleur poids d'alcool à 9o% et aciduler par l'acide tartrique; séparer l'alcool par filtration sur papier, puis à la presse, etc. (voir p. 506 , traiter par le bicarbonate de soude, épuisera plusieurs reprises par l'éther; évaporer l'éther au bainmarie et ajouter au résidu une petite quantité d'eau. C'est ce résidu aqueux, qu'on rend acide et qu'on épuise successivement, selon la méthode de Dragendorff: 1° par le pétrole léger, 2° par la benzine, 3° par le chloroforme: le même résidu aqueux est ensuite neutralisé par l'ammoniaque, et successivement épuisé : 1° par le pétrole léger, i° par la benzine, 3° par le chloroforme. 4° par l'alcool amylique.
Comme on peut craindre que la morphine ait échappé à l'épuisement par l'éther, il n'est pas inutile de faire une extraction spéciale de cet alcaloïde en traitant le liquide aqueux séparé de l'éther) par l'alcool amylique ou par l'éther acétique.
1 Traité de Toxicologie, -2e édit., p. 197.
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Si l'on pense n'avoir pas à rechercher les produits d'ailleurs peu importants qu'enlève le pétrole en solution acide (voir p. 81 S . il y a avantage a épuiser par I'1 pétrole, directement, le liquide acide provenant de l'évaporation dans li' vide, avanl tout traitemenl à l'éther. —On peul encore appliquer a ri' même liquide acide la modification d'Otto, consistant à épuiser par l'éther en solution acide. — Ces épuisements préliminaires on liqueur acide élimine ni nombre d'impuretés ri matières crasses. On a ainsi îles solutions avec lesquelles les émulsions ne sont pas à craindre par la suite.
En somme, le système que nous indiquons ici avait pour objet, comm i
le voit, d'effectuer les séparations de Dragendorff sur des liquides déjà fortement purifiés et ne contenant plus guère que des alealuïdes.
Malgré les avantages incontestables <lu procédé de Dragendorff, je préfère encore, comme plus simple, la méthode de Stas-Otto, modifiée comme il a été «lit précipitations successives des matières extractives par l'alcool, etc., p. 506 : on obtient en. effei par cette méthode des produits relativement très purs. II me semble, d'autre pari . qu'il n'y a pas grand intérêt à subdiviser les résidus, et que, sauf indication spéciale, le ehimisteexperl ne doil pas s'astreindre à la recherche des alcaloïdes rares ou peu connus : en voulant faire un trop grand nombre de réactions, on arrive à opérer sur des quantités de matières si faibles, qu'aucun des essais tentés ne peul fournir de résultats précis.
Telles sonl les principales méthodes actuellement employées dans la recherche toxicologique des alcaloïdes. 11 esl bien entendu qu elles peuvenl être très souvent simplifiées, lorsqu'il s'agit, — comme c'est fréquemmenl le cas dans les expertises légales, — non pas de rechercher tous les alcaloïdes, mais de vi rifier s'il existe dans les \ iscères tel ou tel poison végétal, dont la présence est rendue probable par les faits recueillis à l'instruction, par la nature des symptômes qui ont précédé la mort, etc. En étudiant
séparément chacun des alcaloïdes toxiques les plus importants, i - aurons
soin d'indiquer les dissolvants les plus avantageux pour leur extraction, dans les cas spéciaux,
Quelle que soit la méthode empli «yée, on ne doil pas se dissimuler que la recherche i\<-> alcaloïdes dans les cas d'empoisonnemenl offre de grandes difficultés : c'esl évidemment une tâche délicate que d'extraire de la masse relath emenl énorme d'un «-ada\ re, quelques milligrammes d'une substance active qui a pu se transformer en grande partie dans l'économie, ou bien se détruire parla putréfaction ; nous signalerons, chemin faisant, les causes d'erreur qu'offrenl les réactions colorées des alcaloïdes; celles aussi qui résultent de la présence des ptomaïnes dans les résidus, etc. Mais, «l'une manière générale, on peut dire que les causes d'erreur dans ces sortes de
RE \ C riFS DES ALCALOÏDES 519
travaux tendent bien plus à nous dissimuler la présence d'alcaloïdes < xistanl réellement dans les matières, qu'à nous faire croire à la présence d'alcaloïdes qui n'\ existent pus. On n'est jamais sûr, en somme, de j >< >uvoir retrouver dans les viscères les traces d'un poison végétal qui a été sûrement absorbé : en -cric que l'expert, arrivé après de longs travaux à des résultats négatifs, doit simplement conclure qu'il n'a observé dans ses analvses aucun l'ait qui fasse croire à un empoisonnement par un alcaloïde; mais il n'est certes pas en droit d'affirmer que cet empoisonnement n'a pas eu lieu.