Voy. p
kpiU':psie tuai:matiqiie
bable (jiie l’évacuation du kyslc u’onl ricti cliaufi;é à l’issue falale ; mais l’observaLion prouve qu’une lésion justiciable de la chirurgie a été méconnue faute d’une exploration profonde par la ponction ou par l’incision du cerveau, et comme, d’autre part, les faits démontrent que cette exploration n’est on rien dangereuse, nous pensons qu’elle doit être entreprise’.
Ces manœuvres sont les seules auxquelles on ait recours lorsqu’il s’agit d’une épilepsie généralisée. Mais lorsqu’il existe un signalsymptôme de quelque netteté, Horsley soutient qu’elles ne sont pas suffisantes. Dans l’écorce mise à nu, il conseille de chercher, par l’électrisation localisée, quel est le point dont l’excitation provoque les mouvements initiaux de la crise, et d’exciser le centre ainsi délimilé^ Il pense, en eiïet, que ce centre est le siège d’une irritation tout au moins fonctionnelle qui provoque les crises convulsives.
Nous n’insisterons pas ici sur cesfaits.car nous aurons à y revenir plus longuement lorsque nous nous occuperons de l’épilepsie jacksonienne non traumati({ue, de son traitement, de ses relations possibles, ju’obables même, avec certains traiimas légers et méconnus : nous croyons en elTet qu’il y a intérêt it ne pas scinder cette étude de l’excision des centres en deux chapitres. C’est donc à ce moment que nous résumerons les cas de Nancrède, Keen, Warnots, Parker et Gootch, Didder et Sherringliton, Lloyd et Deaver, relatifs d’une façon certaine à des épilepsies jacksoniennes d’origine traumatique ; que nous examinerons si les paralysies
1. Nous nous sommes cl^jà explifiués (voy. p. Ml) sur l’innocuité des ponctions du cerveau. Nous nous bornerons donc à citer ici une observation de H. Bex.nett et Pbarce Goui.d, Bril. med. Jouni., London, janvier 1887, t. I, p. 12. Homme de trente-six, ans ayant en une plaie de tête à droite, d’abord guéri sans accident; au bout de six semaines, début de crises épileptirpies, limitées au côté gauche; puis troubles mentaux si bien que le malade dut être enfermé. .\ccès précédés d une sensation de lueur rouge. Trépané le 8 juillet 1886 (P. Gould) sur une cicatrice qui siégeait à 8 centimètres de la ligne médiane et à 6 centimètres en arriére du méat auditif. Ecorce cérébrale d’apparence saine ; quatre ponctions exploratrices (seringue de Pravaz, bistouri à lame étroite) sans résultat. Guérison complété, constatée le 8 décembre.
2. Dans un cas de lésion syphilitique, Negho {Gaz med. di Torino, 10 décembre 1891) a détruit le centre par l’électrolyse. Nous croyons, en principe, que cette méthode est inférieure à l’excision par l’instrument tranchant (Cité par G.m.lez, loc. cit., p. 318).
HKSULTATS de I.A trépanation pour épilepsie traumatique 2.'51
produites par ces excisions sont passagères ou permanentes.
Nous devions toutefois signaler actuellement ces interventions, qui s’accordent bien avec ce que nous avons dit sur les lésions histologiquement constatées à plusieurs reprises dans des écorces en apparence saines. Nous aurions même dû développer complètement tout ce qui les concerne si nous avions pu aboutir à des conclusions nettes, nous autorisant à mettre cette méthode en parallèle avec celle de l'exploration simple de l’écorce.
Uéslltats. — Pour porter un jugement de quelque valeur, les documents nous font défaut : que nous cherchions à connaître le résultat d’une statistique d’ensemble ou que nous cherchions à comparer entre elles les diverses interventions que nous venons de passer en revue, d’un côté comme de l’autre nous nous heurtons à des diflicultés, et nous devons constater que toutes les méthodes ont réussi, que toutes ont échoué, sans que nous puissions donner de proportion, sans que même nous puissions toujours connaître les causes du succès ou de l’échec.
Sans doute, il y a des observations qui plaident en faveur de la méthode de Horsley, c’est-à-dire de l’extirpation des centres et Nancrède, Hochenegg ont guéri de la sorte des malades chez lesquels la trépanation simple avait été inefficace. Mais si la démonstration est parfaite, ou à peu près, pour l’observation d’Uocheiieggg publiée au bout de près de deux ans, on n’en saurait dire autant pour celle de Nancrède^, publiée quelques jours après la guérison opératoire.
1. IlociiKNEGG, Soc. impéi'io-roy . des méd. de Vienne, 11 mars 1892; Wien. /clin. Woc/i., p. 174. Femme de trente ans, ayant fait à l'âge de dix-sept ans une cimte sur la tête (14 jours de commotion); dès 1877, épilepsie jacksonienne (bras gauche) fini cessa au bout de deux ans, pour recommeucer en 1889, puis en 1890, avec une intensité plus grande. A cette époque, bras gauche paralysé. Trépanation le7 mars 1890 sur un enfoncement douloureux ; cerveau normal. Guérison. .Mais récidive en mai. R y avait à cette époque une hernie grosse comme un œuf qui soulevait la cicatrice. Le G juillet, excision de celte hernie. Guérison, qui se mainlient on
mars 1892.
2. Nanciiküe, Med. News, Pliilad., 1888, t. Il, p. ;i8."i. Homme do vingt-sept ans; traunia à l’âge de neuf ans, au niveau du pariétal gauche ; convulsions épileptiformes iininédiates, à droite (pouce). Echec de la trépanalion simple prati(piée le 7 mai et le 3 août 1888. Le 4 octobre 1888, troisième opération, et celte fois excision du centre tlu pouce, déterminé électriquement. Il en résulta une paralysie complète du pouce,
KPILEPSIE THAUMATIQUE
Mais la méthode de Jlorsley a, de son eôté, fourni quelques résultats nuis ; nous ne parlons pas des décès, qui ne semblent pasy ' être plus fréquents, du moins autant qu’on on puisse juger d’après les faits publiés. Et au total il serait imprudent de poser actuellement une conclusion ferme. Qui songera à s’en étonner, en voyant Démons et Jones obtenir chacun un succès, l’un en excisant un i foyer ramolli, Tautro en se bornant à l'exposer à l’air et à le con- i templer? En voyant que la guérison suit des interventions où l’on i a conscience de n’avoir détruit aucune lésion apparente, et que | l’on n’arrive à rien, au contraire, dans certains cas où l’on avait rencontré une lésion que l'on croyait curable? Nous avons cité, par exemple, une observation de Girard : en voici une autre, où A. Miles ' n’obtint aucun résultat après avoir évacué un kyste situé entre la dure-mère et le cerveau.
La cause de ces déboires doit évidemment être cherchée dans les lésions cérébrales dégénératives dont nous avons parlé précédemment, lésions que l’on peut constater anatomiquement comme dans le cas de Giiard, que l’on peut prévoir cliniquement chez les malades atteints de paralysies avec atrophies et contractures, mais • qui parfois échappent à toutes nos investigations. On no saurait toutefois conclure qu’on doive s’abstenir lorsque existe la çontracture que nous venons de mentionner : on a vu guérir des sujets ■ dans ces conditions et d'autres rester épileptiques alors que le pronostic avait semblé favorable à cet égard. On ne peut pas davantage • prendre comme critérium la modalité précise des .attaques : on i penserait volontiers que l’issue serait meilleure pour l’épilepsie ■ franchement jacksonienne, que pour l’épilepsie généralisée, mais ;
avec aphasie, pai’alysie faciale, parésie du membre supérieur. Cette parésie devint, I au cinquième jour, une paralysie complète. Puis peu d peu amélioration. Cessation | de tous les symptômes, sauf un peu de faiblesse du pouce, au vingliènie jour. Pas d d’attaques depuis (publié au 2i« jour).
t. A. Miles, LanceL, London, 28 nov. 1891, t. 11, p. 1“216, obs. H. Homme de | trente-cinq ans; coups sur la tête, l’im il y a quatre ans et demi, 1 autre il y a quatre ans. Depuis, contractions spasmodiques facio-linguales, vertiges, vomisse- * ments. Le 21 juin 1889, trépanation sur une dépression un peu au-dessus et en | avant de l’oreille gauche : il y a une cicatrice dans le muscle temporal et peti den- ^ foncement osseux. Kyste entrela dure-mère et l'écorce, qui paraitsaine. llésultat nul. * (Malade guéri jusqu’en 1891).
HKNIGNITÉ DE 1/OPKRATION
|; si l’on se reporte aux observations que nous avons résumées, l’on se convaincra qu’il n’en est rien.
Il nous est donc impossible de porter un pronostic établi scientii fujiiement sur l’étude clinique et anatomo-pathologique ; il est , môme impossible de se faire une idée sur le pronostic général, j d'après les statistiques d’ensemble.
Certes, à en croire Ecbeverria, on pourrait concevoir de hautes - espérances : 145 cas avec 93 guérisons, 18 améliorations, î 3 résultats nuis, 1 aggravation, 28 morts, voilà de quoi encou- ' rager les plus pessimistes, puisqu’aujourd’hüi la colonne des morts I doit, grâce à l’antisepsie, fournir un total infime.
Cette diminution de la mortalité a bien eu lieu, et par exemple , Hayes x\gnew, publiant, en 1891, le relevé des opérations pra- I tiquées par les chirurgiens de Philadelphie, ne compte que 4 décès ! sur 37 cas. Mais les résultats thérapeutiques n’ont pas suivi la même progression, et, bien au contraire, il paraît évident qu’Echeverria les a considérablement embellis.
C’est qu’avant de déclarer un malade guéri, il faut le suivre pendant des mois ; c’est qu’en outre, il faut examiner attentivement ce que deviennent les divers symptômes dont il soulïre, épilepsie, paralysies, céphalalgie, troubles mentaux ; autant de points souvent omis dans des observations publiées trop hâtivement.
Si nous recherchons d’abord ce que sont les résultats immédiats, nous croyons devoir nous refuser à établir par un relevé arithmétique quel est le taux de la mortalité. Nous ne pensons même pas qu’on soit en droit de tabler sur les chiffres donnés par II. Agnew (4 sur 57) pour les divers chirurgiens de Philadelphie : en x\mérique comme en France, il est bien probable qu’il ne suffit pas à des chirurgiens d’habiter la même ville pour être d’une valeur égale. Ce qui nous importe plus, c’est le relevé intégral d’un chirurgien antiseptique comme Lucas-Championnière, et cela nous permet de conclure que l’opération, bien conduite, est réellement bénigne. L’observation publiée par Oullocq et Martin Durr' nous fait sans doute constater un décès