‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 105 sur 305 · Voy. p · texte numérisé non relu

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2. Williamson et Jones, Brit. med. Journ., 26 oct. 1889, t. II, p. 918. Iloiiiine jeune. En 1886, enfoncement avec plaie au niveau de la région rolandique gauche; suppuration, érysipèle. Début précoce de crises épileptiques, avec hémiplégie et aphasie passagères. Le 31 octobre 1888, attaques subintrantes, état de mal. Trépanation, sur renfoncement; une esquille était enfoncée dans le cerveau. An bout de quelques jours cessation des attaques; hernie cérébrale; guérison. En mai 1889, nouvelles attaques; un peu de pus sort par la plaie. Nouvelle opération le 6 mai; une esquille est encore trouvée dans le cerveau. Exeat guévi en juillet. 11 est à noter que le malade est lils d'alcooliques et frère d'une épileptique presque imbécile.

3. Miles [Lancet, 21 nov. 1891, 1. 1, p. 1159, obs. D en a publié une observation topique. Homme, quarante-deii.x. ans; plaie de tête en 1884; première attaque en juin 1888. Opéré le 10 juin (27 attaques en 24 heures). Crises sans amélioration jusqu’au 14 juin; amélioration en août; cessation en oclobre. Un léger retour à l’occasion de la mort d’un enfaut ; puis guérison.

LNCEirriTUDIvS DU RKSUI/I'AT DiaDNlTIK

I personnelles, nous n’avons obtenu que l’ainélioration des aceij ilents.

j iXolre seconde observation nous parait intéressante en ce qu’elle I montre bien la nécessité de suivre les malades avant de porter I un jugement. Chez notre opéré, nous croyions, lorsqu’il quitta ! l’hôpital pour être dirigé sur un asile d’aliénés, que le résultat ! était nul, si môme il n’y avait eu aggravation des accidents I convulsifs et mentaux. Or peu à peu les symptômes se sont j amendés et aujourd’hui nous pouvons affirmer que le résultat, j sans être parfait, est fort satisfaisant.

i Observation XIII. — Epilepsie trawnadcjue avec troubles mentaux.

Trépanation. Amélioration (A. Broca).

G... Eugène, cinquante-trois ans, storiste, a reçu en mai 1892 un tamis sur la tête ; de là une fracture avec plaie, occupant la partie gauche de la région frontale. Le blessé a été soigné à l’hupital Saint-Antoine, par de simples pansements, et il en est sorti porteur d’une fistule. C’est environ un an après l’accident qu’ont débuté les crises épileptiques, peu à peu plus fréquentes et plus graves, jusqu'à survenir environ deux fois par semaine. Vers le début de 1894, elles commencèrent à s’accompagner de troubles mentaux : délire avec hallucination de la vue et de l’ouïe, impulsions à marcher. En mars 189-4, enfin, l’aliénation mentale devint très nette et c’est à ce moment que je vis le malade. Il e.xistait alors, à la région frontale gauche, une fistule suppurante, une céphalalgie continuelle, des attaques épileptiques sans symptôme de localisation ; caractère irascible, malade devenu incapable de tout travail.

Comme le traitement bromuré était resté sans effet, je fis entrer G... le 20 mars 1894 dans le service de M.Ie professeur Terrier, à ITiôpital Bichat, et je l’opérai le 1®'' avril, avec l’aide de M. Reymond, interne du service.

Après incision cruciale sur la fistule, j'attaquai Los à la pince-gouge, jusqu’à faire une brèche large comme une pièce de o francs, dépassant largement la zone frappée d’ostéite. Au niveau de la fistule, la duremère perforée adhérait à l’os, légèrement enfoncé, et on arrivait directement sur la pie-mère épaissie, adhérente. Je libérai ces adliérences, je fis l’hémostase en touchant au thermo-cautère quelques points saignants, je suturai la dure-mère, puis la peau, après résection des bords de la fistule suppurante ; la plaie fut drainée avec une mèche de gaze iodoformée.

Du côté de la plaie, les suites opératoires furent très simples. Le malade resta apyrétique et la réunion immédiate fut obtenue. Mais à

2i)6 TIŒPANATION POUR ÉPIIÆPSIE TRAUMATIQUE

partir du sixième Jour éclatèrent des crises épileptiques fréquentes et intenses, et bientôt les hallucinations et troubles psychiques reparurent ■ plus intenses qu’avant l’opération, en sorte que G... fut transféré à Sainte-Anne le 13 mai, sitôt que la plaie fut cicatrisée.

Je croyais à un échec complet, mais lorsque Je m’informai de ce qu’était devenu mon opéré, M. le l)'' Vallon, médecin de l’asile de Villejuif, m’envoya — en date du 17 Juin 1895 — les renseignements suivants.

G... a été dirigé le 13 mai 1891 sur Uasile de Villejuif. 11 y a été soumis : à la médication bromurée : il prend habituellement 3 grammes de 1 bromure de potassium et 1 gramme de bromure de sodium par Jour. \ Contre la céphalalgie, à plusieurs reprises M. Vallon a prescrit de | l’antipyrine. :

Les attaques épileptiques ont eu lieu aux dates suivantes : i

1891 19 mai.

^8 mai.

27 Juillet.

31 Juillet.

12 septembre.

1895 22 mars.

4 Juin.

15 Juin. !

G... se plaint habituellement de céphalalgie, la douleur ayant son maximum au niveau de la cicatrice et irradiant de là vers l’oreille et la nuque, mais ces douleurs sont actuellement beaucoup moins accusées qu’au début. i

Au moment de l’arrivée et dans les trois mois qui ont suivi. G... présentait les troubles mentaux déjà décrits et de l’obtusion intellectuelle. 11 est beaucoup mieux maintenant et depuis le 27 avril 1895 il travaille régulièrement à l’atelier de tailleur.

« Vous remarquerez, m’écrit M. Vallon, la longue période sans t attaques, de septembre 1894 à mars 1893. L’attaque du 22 mars a été I plus violente que les autres, qui sont assez légères ; elle s’est produite i alors que G... était aux cabinets. Il s’est fait en tombant une contusion ^ au voisinage de la cicatrice. Cette attaque s’est produite deux Jours après \ une sortie de trois Jours au cours de laquelle G... a vraisemblablement » commis quelques excès alcooliques. D’après ce que Je sais, il semble j résulter que les attaques sont plus courtes, moins fortes qu’avant la ! trépanation. Elles étaient suivies autrefois de délire, hallucinations, ( impulsions; rien de tout cela n’existe plus aujourd’hui. Enfin, elles se produisaient environ deux fois par semaine, et vous voyez qu’elles sont ‘ beaucoup plus rares. «

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