HYSTÉRO-TRAUMATISME — NEURASTHÉNIE TRAUMATIQUE 2(U
faibles, mais vu la gravité du pronostic nous avons le droit de les tenter.
Qu’on ne promette pas monts et merveilles au malade, à sa famille, la prudence la plus élémentaire en fait une loi ; mais qu’on ne se laisse pas décourager par des échecs malheureusement fréquents, et nous n’avons rien à modifier de la conclusion formulée par Christian : « Môme quand l’affection cérébrale a terminé son évolution et abouti à la folie, quelle qu’en soit la forme symptomatique, môme alors je crois qu’il y a lieu d’examiner et de peser mûrement les chances d’une opération; et, si minimes qu’elles puissent être, j’estime qu’on peut et qu’on doit y recourir. »
o“ Hystéro-traumatisme et neurasthénie traumatique. — C’est à côté de la folie traumatique que Jaboulay et son élève Masson rangent ces accidents, qu’ils attribuent à des lésions cérébrales matérielles mais inconnues, et non, comme il est encore classique de le faire, à une névrose sine materia. Nous n’insisterons pas sur ce côté doctrinal de la question, et sur ces faits actuellement trop rares encore pour permettre une appréciation solide. Nous nous contenterons de citer des observations rapportées à l’hystéro-traumatisme par Hulke ', par Jaboulay*, à la neurasthénie traumatique par Jaboulay ^
Si nous voulons résumer, dans son ensemble, l’étude des accidents tertiaires que nous venons de passer en revue, nous voyons entre eux elles abcès tardifs des différences notables. On ne se trouve plus en présence de ces phénomènes fébriles, dont la recrudescence va de pair avec celle des symptômes de pression intracrânienne exagérée, tandis que sur le tout se greffent des accès convulsifs avec plus ou moins d’aphasie ou de coma. Le blessé devient plus nettement un paralytique, un aphasique, un imbécile, un fou, un épileptique enfin. Le trépan est capable de mettre fin à tous ces symptômes, mais il ne faut pas trop compter sur son efficacité parfaite. Souvent le résultat sera partiel, nul même parfois,