‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 120 sur 305 · NÉCESSITÉ DE TRÉPANEII I/APOPIIYSE ET EA CAISSE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DE TRÉPANEII I/APOPIIYSE ET EA CAISSE

leur étendue et à Jour acuité, dans la méninf^itc subaiguë, l’évolution plus lente donne au chirurgien le teni])S de la réflexion et aussi de l’intervention.

Comment faut-il interpréter les faits de ce genre ? On les a attribués à une simple irritation des méninges au voisinage d’une oreille infectée, à quelque chose que l’on pourrait appeler du « méningisme » et coni[)arer à ce péritonisme qui vient si volontiers compliquer une inflammation péritonéale limitée ou même juxta-péritonéale'. Mais, même si on envisage les choses de la sorte, on n’en saurait conclure que Fon aurait aussi bien obtenu la guérison sans intervention opératoire. Parmi les observations que nous avons citées il y a un instant, nous reconnaissons que chez le malade de Kellock Barton on a réussi à l’aide de simples frictions mercurielles ; mais dans tous les autres cas on a assuré l’écoulement du pus, par la paracentèse du tympan ou par l’ouverture de l’apophyse selon l’état des lésions, et tous les chirurgiens penseront certainement que telle doit être la règle immuable.

D’ailleurs, sans qu’il y ait suppuration, la mort peut être la conséquence de ces lésions méningitiques de voisinage, et Ivorner, auquel nous devons une monographie récente sur les complications intracrâniennes des otites, nous apprend que chez l’enfant on observe quelquefois des méningites rapidement mortelles, où on ne trouve pas de pus à l’autopsie, mais seulement de la congestion et de l’œdème des méninges et du cerveau. Il en fut ainsi, par exemple, dans un cas de Schwartze *.

Dans ces faits Kôrner admet, avec Iluguenin, qu’il s’agit d’une « méningite à streptocoques incomplète », et, toutes réservés faites sur le microbe causal, c’est cette opinion qui, dans l’état actuel de la science, est la plus séduisante. Il y a beau temps que l’on connaît l’œdème de voisinage et l’infiltration phlegmoneuse (jui, en deux zones concentriques, entourent un foyer purulent et vite disparaissent lorsque le pus a été évacué. Il est bien vraisemblable

Dans un cas de IIkimart (d’après Ann. des mal. de l'or, et du lar., 1891, p. 328) le malade fut opéré étant dans le coma. On pénétra à 2 centimètres de profondeur sans rencontrer de pus, et cependant le malade guérit.

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