Zaufai., Prag. mecl. Woch., 1880, p
2. Zaufal, Prag. med. Woch., 1884, p. 474. Homme de vingt-quatre ans, présentant tous les signes de la thrombose du sinus latéral; trépanation de l’apophyse et on voit le sinus dénudé, ulcéré. Désinfection du sinus, drainage. Mort au quatorzième jour, de pneumonie double.
3. llonsLKY, Trans. of ihe clin. Soc. of London, 1886, t. XIX, p. 294. Ilorsiey a plus tard fait cette opération avec un décès (obs. communiquée à Lancial, Thèse de doct., Paris, 1887-88, n» 279, p. 218.)
4. A. Laxe, Bril. med. Journ., London, 28 juin 1890, t. I, p. 1480. Garçon de trois ans; otorrhée depuis cinq semaines ; paralysie faciale depuis trois semaines; depuis huit jours, cessation del’otorrhée, signes de mastoïdite, frissons, 40 degrés. Le 29 mai, trépanation de l’apophyse ; le 31 mai, agrandissement de la brèche, abcès extradural, mais le sinus saigne à la piqûre. Les frissons continuant le 1'''' juin, ligature de la jugulaire. Pendant l’opération, collapsus tel que l’ouverture fut différée, mais le 3 juin, le sinus étant dur, I.aiie se décida à ne rien faire. Guérison.
5. Hai.laxue, /IHL wierf. .7o(/)vi., London, 5 avril 1890, t. 1, p. 783; /-«ace/, t. l,p. 1057 et 1114. — 0ns. I. Homme, vingt et un ans, otorrhée depuis septans. En mai 1889, cessation de l’otorrhée, accidents infectieux. Trépanation do l’apophyse, abcès fétide cnton-
PllLIilUTE DES SINUS DE LA DUUE-MÈaE
Salzei' ' il clierchu à montrer ([u’on devait intervenir éncj’gicjuemeiit contre la thrombose des sinus.
Peu à peu, les tentatives ont étd multipliées, en Angleterre surtout, où des mémoires fortement documentés d’observations persoiinellesont été publiés par A. Lane% par Maeewen, puis dans divers pays on a fait connaître des opérations isolés. En France, les chirurgiens semblent avoir été plus timides, ou tout au moins nous n’avons trouvé dans la littérature de notre pays que l’observation qui sert de base au mémoire de Lancial®. C’est peut-être qu’on ne publie pas avec enthousiasme ces observations trop souvent terminées par la mort, ou bien, c’est qu’on ne se rallie guère à une pratique encore bien aléatoire. Pqur notre part, nous avons trois insuccès, chez des sujets certainement opérés trop tard, mais
raut le sinus; ligafnre de la jugulaire. Amélioration rapide, mais bientôt signes de pyohémie et même abcès de la fesse. A ce moment, on retira de la plaie mastoïdienne un pouce et demi de la paroi du sinus latéral; lavages antiseptiques du bout de la jugulaire, plein de pus. Guérison en août. — Obs. 11. Garçon de dix-huit ans, otorrhée depuis l’enfance. Signes habituels, névrite optique. Trépanation de l’apophyse, abcès extradural, ligature de la jugulaire. Mort le deuxième jour (infarctus pulmonaires), cerveau et méninges intacts. — Obs. 111. Fille de quinze ans, otorrhée depuis deux ans, signes pj’ohémiques. Opération comme de coutume (il fallut un second fil pour dépasser en bas le caillot). Amélioration, puis mort par abcès du larynx. — Obs. IV. Femme de vingt-quatre ans, opérée comme de coutume le 6 mars 1890. Guérison malgré des infarctus pulmonaires. — ballance a encore publié un fait [Bril. nied. Jou7‘7i., 1893, t. 11, p. 1274). Homme de vingt ans, otorrhée aucienue. Entre à l’hôpital au huitième jour d’accidents infectieux avec gonflement te long de la jugulaire. Opéré comme de coutume. Guérison.
1. Salzeb, Wte7i. kli7i. Woch., 1890, p. 651. — 0ns. 1. Homme de vingt-trois ans, otorrhée gauche depuis treize ans, cessation de l’otorrliée, accidents infectieux. Trépanation de l’apophyse, ponction blanche du cerveau et du cervelet. Sinus mis ànu, trouvé thrombosé, incisé, désinfecté; mort au huitième jour. A l’autopsie, pachyluéningite suppurée et inéniogile vers le cervelet. — Obs. H. Fille de onze aus; otorrhée gauche ancienne. Après trépanation de l’apophyse, fièvre, vomissements, convulsions, paraphasie. Le 24 février 1890, trépanation au-dessus de l’apophyse; ponction blanche du cerveau. Par ponction du sinus, issue de pus fétide. Incision et désinfection du sinus. Guérison.
2. A. Lane, B7'U. 77ied. Joia'/i., 9 septembre 1893, t. H, p. 561.
3. Laxgial, Co7nple rmdu duX^ Co7ig7’ès i/Ue7-7i. des sc. 7néd., Berlin, 1890, t. 111, p. 166. Homme de vingt-sept ans, otorrhée ancienne. Début des accidents après l’ablation d’un polype. Entre à l’hôpital le vingtième jour. Trois jours plus tard, ligature de la jugulaire, sans rien faire au sinus. Mort le surlendemain. A l’autopsie, outre la phlébite et les lésions de l’infection purulente abcès du lobe temporal ouvert dans le ventricule latéral. Voyez aussi Jonrn. des sc. Tnéd. de Lille, 9 janvier 1891, p. 30; 1892, p. 169.
OPÉllATIONS INTllAVEINEUSKS
malgré ces écliccs nous pensons que l’opération fournit plus de chances de guérison que l’abstention et que dès loi’s elle doit être entreprise.
Observation XX. — Otite chronique. Abcès du cerveau. Phlébite du sinus. Résection de la jugidaire interne et opération de Slacke. Trépanation du sinus latéral (A. Broca, observation publiée par Savariaüd, Bull, de la Soc. anat., Paris, J89S, p. 350).
Étienne D..., âgé de quarante ans, est entré le G juin 1895 à l’hôpital Bichat, dans un service de médecine où on le soigne d’abord pour une fièvre continue. 11 présente en effet l’aspect d’un typhique au sixième jour de sa maladie. Il a 38 â 39 degrés, des douleurs de tète, un léger ballonnement du ventre, de l’insomnie et du délire. Mais bientôt l’attention est attirée par d’autres symptômes, un léger écoulement d’oreille et une très vive douleur dans le cou du côté correspondant. On le fait alors passer dans le service de M. le professeur Terrier. Notre attention est attirée par une contracture notable des muscles de la nuque, et un mâchonnement presque continu. Le malade pousse des grognements inintelligibles, ferme alternativement les deux yeux et a de fréquentes contractures de la face. Il se tient habituellement blotti dans un coin du lit, mais son agitation est assez vive par moments pour qu’on soit obligé de le maintenir avec des planches.
Quand on le tire de sa torpeur, il répond assez bien aux questions, nous apprend qu’il a été brusquement pris de douleurs dans le côté gauche de la tête et du cou le 1"' juin, qu’il souffre toujours depuis du même côté et qu’il a depuis longtemps un écoulement de l’oreille gauche. Nous avons appris ensuite par son camarade de lit que depuis longtemps son sommeil était très agité.
Les signes locaux sont les suivants : le côté gauche du cou est très légèrement augmenté de Amlume et la palpation même superficielle tout le long du sterno-mastoïdien détermine une profonde douleur, également réveillée par la pression du doigt sur la pai’oi gauche du pharynx. Au niveau de l’extrême pointe de l’apophyse mastoïde, la douleur est au.ssi très vive, mais une pression énergique dans le sillon rélro-auriculaire et dans la fosse temporale ne détermine aucune douleur.
Bas la moindre trace d’œdème ou de rougeur au niveau de la mastoïde. Un peu de pus desséché dans le conduit auditif externe. Surdité marquée de ce côté; signe de Yalsalva négatif. Ganglions petits, mais très nombreux, tout le long du cou, du côté gauche seulement.
Du côté des yeux on constate un rétrécissement égal des deux pupilles et une légère paralysie du droit externe du côté gauche, paralysie qui se