‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 131 sur 305 · PIILÉUJTE DES SINUS DE LA DUUE-MÈDE · texte numérisé non relu

PIILÉUJTE DES SINUS DE LA DUUE-MÈDE

romenl le sinus et Langcnbucli Lancial onl vu périr leurs opérés.

Nous n’insisterons pas davantage, et nous conseillerons formellement de toujours inciser, désinfecter et tamponner le sinus latéral. Ce qui mérite discussion, c’est la ligature de la jugulaire interne.

On demande à la ligature de la jugulaire : T de couper la voie aux embolies septiques qui, parties du caillot initial, vont causera distance les lésions de la pyohémie ’ ; 2“ de permettre la désinfection plus exacte de la cavité du sinus. Or plusieurs chirurgiens contestent qu’elle soit vraiment efficace pour atteindre le premier de ces buts. Si, dans sa proposition théorique, Zaufal a parlé de cette ligature, en pratique il n’y a pas eu recours, et depuis, Salzer. Schwartze “ et ses élèves Roliden et Kretschmann * ont soutenu qu’il valait mieux s’en tenir à l’incision et à la désinfection du sinus. N’est-il pas illusoire, pensent-ils, de fermer la jugulaire alors que

cidents infectieux avec convulsions épileptiformes; gonflement du cou; pas de douleur mastoïdienne. Le 1 décembre 1891, résection entre deux ligatures de la jugulaire qui est vide de sang et a des parois dures comme celles d'une artère. Vu l’état de collapsus de l'opéré, on en reste là. Trois jours après, incision et désinfection du sinus. Guérison, malgré un abcès métastatique qu’il fallut ouvrir au bras.

1. Langexbuch, Ttéi^n. libre des chir. de Berlin, 1894, d’après Mercredi inéd., Paris, 1893, p. 23. Femme de trente et un ans; otorrhée ancienne à gauche; mastoïdite avec fièvre, trépanation. Le lendemain, frisson. Ligature de la jugulaire, le sinus latéral n’étant pas thrombosé. Mort en seize jours. A l’autopsie, sinus plein de caillots putrides.

2. L’idée d'obstruer ainsi la route veineuse a déjà été appliquée en chirurgie générale. Nous la trouvons réalisée en 1877 par Rigauü (de Nancy) dans une phlébite de la saphène avec embolies pulmonaires {Bidl. et Mém. de la Soc. de chir., Paris, 1875, n. s., t. I, p. 481). IsciiAVai.l, qui semble ignorer ce fait, en a publié un semblable [Ibid., 1893, p. 553) et à propos du rapport de Reynier, Terrier a rappelé qu'à Alfort il a vu plusieurs fois réséquer avec succès, chez le cheval, la jugulaire atteinte de phlébite à la suite de saignée; et d’après Quénu, M. Raynaud a cherché à arrêter la pyohémie par la ligature de la fémorale dans un cas de phlegmon du membre inférieur.

3. Schwartze, llandbiich der Ohrenheilk., Leipzig, 1893, t. II, p. 844. Garçon de dix ans, otorrhée chronique bilatérale. Au quinzième jour des accidents infectieux, opéré d’un abcès cervical profond, et trépanation de l’apophyse; curettage dn sinus. Guérison en quatre mois, après incision d'abcès métastatiques (cuisse, épaule). — Schwartze a opéré trois autres malades dont il ne donne pas l’observation complète; 2 morts, 1 guérison.

4. Rohdex et Kretsciimaxn, Arch. f. Ohrenh., 1887, t. XXV, p. 114. A cette date, la seule opération connue était celle de Zaufal, et la discussion soulevée par Schwartze est toute théorique.

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