‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 133 sur 305 · DÉSINFECTION DU SINUS ET DE LA JUGULAIRE · texte numérisé non relu

DÉSINFECTION DU SINUS ET DE LA JUGULAIRE

est plus grand que dans les cas précédents, mais on peut sans trop de peine y parer.

Il est certain que, dans quelques ostéites graves du temporal et du rocher, consécutives le plus souvent à des réveils d otites chioniques, les interventions externes les plus larges ne sulfisent pas à enrayer la septico-pyohémie mortelle : dans notre pratique personnelle, nous comptons plusieurs faits de ce genre. C’est après en avoir observé un, terminé par la mort* qu A. Lane a proposé d’oblitérer la veine absorbante, ce qu’il a mis œuvre une fois avec succès^ et une fois sans succès’. C’est incontestablement une thérapeutique hasardeuse, mais on est en présence d’une lésion qui ne pardonne guère. Un succès dans un cas semblable a été obtenu par Langenbuch*.

Dans les cas de ce genre, nous croyons pourtant que le plus sage est de ne pas faire immédiatement une intervention complète, mais d’attendre un jour ou deux avant de lier la jugulaire et d’ouvrir le sinus, car assez souvent le drainage large des cavités de l’oreille moyenne fait cesser, dans ces conditions, des accidents septiques fort alarmants.

1. A. Lane, Biil. med. Journ., 9 septembre 1893, t II, p. 361, obs. 11. Garçon de sept ans et neul’mois; otite depuis quatre ans. Début d’accidents graves (céphalalgie., frissons, névrite optique) le 23 décembre 1888 ; le 2t décembre, trépanation de l’apophyse; la piqûre du sinus mis à nu, dans un abcès, donna issue à du sang, et dès lors le sinus ne fut pas ouvert. Mort le 6 janvier 1889.

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