‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 134 sur 305 · A. Lane, voy. p · texte numérisé non relu

A. Lane, voy. p

3. A. L.ane, Brit. med. Journ., 9 septembre 1893, t. II, p., 561 obs. IV. Enfant de sept ans; otorrhée depuis quatre mois; depuis quatre jours, accidents septiques; le 20 novembre 1890, trépanation, ouverture d’un abcès sous-dural, au fond duquel le sinus saigne à la piqûre, ligature de la jugulaire. Les frissons continuant, le 23 novembre le sinus est ouvert et tamponné. .Mort le 6 décembre 1890.

4. Langenbuch, Béun. libre des chir. de Berlin, novembre 1894, d’après Mercredi méd., Paris, 1893, p. 23. Fille de dix-sept ans, otorrhée ancienne. Tamponnement du sinus et ligature de la jugulaire, aucun des deux n’étant thrombosé. Guérison. — Nous pouvons encore citer ici les faits suivants ; PniTCiiAnn, .-Ircli. of otol., l'v janvier 1894, t. XXlll,p. 24. Garçon de cinq ans; mort au onzième jour, après une amélioration temporaire. — ScinuEGEt.oi', Ibid., p. 1. Dans ce cas, où il fallut inciser une pleurésie purulente, le sinus fut ouvert par mégarde pendant la trépanation pour cholestéatome et tamponné. Guérison. — H. PABKEn, Berl. kl. Wocli.,1 mars 1892, n“ 10, p. 214, obs. IL Garçon de sept ans, otorrhée depuis deux ans. Le 4 septembre 1891, trépanation de l’apophyse, sinus sain, saignant à la piqûre. Les accidents persistant, le 6 septembre ligature de la jugulaire et désinfection du sinus, qui est thrombosé. Mort. — Deanksi.ey, Brit. med. Journ., 13 avril 189.3, t. 1, p. 803.

TIlUOMnOSE DES SINUS DE LA DDIIE-MÈHE

Ce qui rend la décision parfois difficile à prendre, c’est la difficulté d’établir le diagnostic. Lorsqu’on a constaté, cliniquement, l’ensemble bien complet des symptômes que nous avons énumérés, ou lorsqu’on opérant on évide l’os jusqu’à voir le sinus dénudé, jaunâtre ou verdâtre, tomenteux, ne battant pas, alors on peut ôlre certain que la thrombose existe. Dans les cas douteux, on aura la ressource do piquer le sinus avec une fine aiguille et de voir s’il en sort du sang. Mais est-ce une preuve absolue? 11 n’en est rien, car chez une de ses malades A. Lane’ ne se laissa pas arrêter par cette constatation et bien il fit, puisqu’après ligature de la jugulaire il vit que le sinus ne saignait plus. 11 y avait donc oblitération vers le pressoir d'Uéropbile, et en effet l’incision du sinus permit d’en retirer un caillot.

Nous venons de dire que, dans ces septico-pyohémies auriculaires sans thrombose du sinus, nous sommes partisans de la trépanation limitée dans une première séance à l’oreille et à ses annexes, quitte à agir secondairement sur le système veineux. Cette pratique est quelquefois imposée par les circonstances en cas de thrombose, lorsque d’entrée le diagnostic manque de certitude, soit que le tableau clinique soit en effet incomplet, soit que l’observateur, insuffisamment instruit, n’ait pas su poser un diagnostic précoce. Mais en principe, pour ces lésions où il importe de lutter de vitesse, nous croyons que silôt le diagnostic posé l’intervention doit être entreprise et immédiatement radicale. Attendre plusieurs jours avant d’ouvrir même l’apophyse à un malade dont la région carotidienne est gonflée et douloureuse , c’est véritablement tenter le sort; et lorsqu’on opère, s’en tenir à l’évidement de l’apophyse ne nous paraît guère plus prudent. C’est dans la rapidité du diagnostic et de l’intervention qu’est, à notre sens, le secret des belles statistiques personnelles de Macewen, de A. Lane, et nous

1. B. Scott et A. Lane, Lanctt, London, 21 janvier 1893, t. 1, p. 138. Femme de quarante ans; otorrhée gauche depuis quatre ans. Accès douloureux fréquents. Un accès en avril 1892; le 29 mai, début d’accidents graves (lièvre, frissons, photophobie). Le 2 juin, trépanation de l’apophj’se; abcès extradural; la ponction du sinus mis à nu donne du sang; ligature de la jugulaire et ensuite la ponction du sinus reste blanche. Incision, extraction d’un caillot, curettage; tamponnement iodoforiué, guérison.

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