TMIIOMBOSE DES SINUS UE LA DURE-MERE
temps qui, pratiqué en premier, mot à l’abri de ces complications Il est bien suffisant d’être exposé à ces graves dangers dans les cas où on trouve, au cours d’une trépanation de l’apophyse, une phlébite que l’on n’avait pas diagnostiquée ou ([ue l’on avait simplement soupçonnée, où c’est de proche en proche que l’on est conduit jusqu’à l’intérieur du sinus. Et môme alors il serait préférable, à notre sens, de placer sur la veine, au cou, une ligature protectrice, avant de procéder à l’évacuation complète des caillots.
Cette ligature se pratique par une longue incision, parallèle au bord antérieur du sterno-mastoïdien. Souvent, elle sera assez diflicile, car avant de trouver la veine on devra se débarrasser des ganglions qui l’entourent en avant, en dehors, en arrière, ganglions d’ordinaire engorgés, souvent adhérents, quelquefois même suppurés. Le mieux est de les extirper aux ciseaux courbes. Cela fait, on arrive à la veine. Mais il ne faut pas s’attendre à rencontrer un gros vaisseau bleu-noir, à parois minces, se gonflant pendant l’expiration : la veine, vide ou thrombosée, constitue un cordon blanc, dur, à parois épaisses, ressemblant à une artère. De plus, elle est difficile à isoler de l’artère, à laquelle elle adhère.
Plusieurs chirurgiens, an lieu de lier simplement la veine, ont réséqué le bout supérieur, entre le fil et le trou déchiré; d'autres l’ont coupée entre deux ligatures.
2“ Trépanation de l'apophyse et de la caisse. — Nous ne décrirons pas cette opération', qui, dans le cas particulier qui nous occupe, ne présente rien de spécial. En tout cas elle doit être pratiquée : donc, elle doit précéder la découverte du sinus, qu’elle facilite considérablement. Dans un cas, l’un de nous pour ouvrir l’antre d’une apophyse éburnée l’a abordé à l’envers, par l’opération de Stacke (obs. XX).
3° Recherche dit sinus. — Certains auteurs, et en particulier A. af Forselles % ont entrepris des recherches sur l’anatomie topographique du sinus latéral, de façon à l’ouvrir d’emblée; et quelques chirurgiens, en effet, ont d’abord découvert le sinus, puis
1. A. Broca et Lubet-Barbon, Les suppurations de l’apophyse masloide et leur traitement, 1 vol. in-8», Paris, 1893, pj3. 118 et 183.