A. AF. Forsei.i.es, loc. cil., d
DÉSINFECTION DU SINUS ET DE LA JUGULAIRE .Mi;
après l’avoir incisé et tamponné, ont désinlecté les cavités do I apophyse. C’est une conduite insoutenable.
D’abord, après avoir évidé l’apopbyse comme il convient, on aura d’ordinaire été conduit de proche en proche jusqu'à l’abcès extradural, jusqu'au sinus mis à nu. Ensuite, si le sinus n’est pas ainsi dénudé, en partant de la paroi postérieure de l’anlre, on arrive très vite sur lui : il suffit de faire sauter cette paroi, en la taillant en biseau, par copeaux successifs. Quand une fois on a vu le sinus, rien de plus simple que de creuser une tranchée sur toute sa ligne, jusqu’au pressoir d’ITéropbile au besoin.
3“ Voici la jugulaire liée, le sinus découvert. Reste à effectuer le troisième et dernier temps, la désinfection du segment veineux infecté. Il ne sera pas inutile d’entrer à cet égard dans quelques détails de technique, que nous emprunterons surtout à A. Lane et à Maeewen.
Le sinus une fois abordé dans sa portion mastoïdienne, on l’incise sur 2 à 3 centimètres de long*.
Le caillot mis à nu est saisi avec une pince et est mobilisé par des tractions exercées alternativement vers les deux extrémités. Le bout jugulaire sera, en principe, extrait le premier. Mais il va sans dire qu’on commencera par le bout qui semblera se mobiliser le mieux. Au reste, c’est d’ordinaire le bout jugulaire qui vient le plus aisément, et on a noté que lorsqu’une extrémité reste dans le sinus, c’est en général celle du pressoir d’Héropbile. C’est heureux, puisque, la ligature au delà étant impossible, il a une certaine utilité pour éviter l’bémorrbagie, sans être très dangereux au point de vue des embolies.
Lorsque le golfe jugulaire est débarrassé, l’bémorrbagie est le plus souvent minime : les sinus pétreux supérieur et inférieur, thrombosés d’ordinaire, n’amènent que peu ou pas de sang. 11 n’en est pas de même, cela va sans dire, lorsqu’on débouche le pressoir d’Hérophile, ce que Parker, Prilchard et Chealle conseillent de faire de parti pris, à la curette au besoin si le caillot se fragmente.
1. Une faute opératoire commise dans une observation publiée par Briboku, Diss. innug., Wurzbourg, 1892, a consisté à perforer la paroi interne du sinus, et de là une hémorrhagie intracrânienne mortelle.
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Alors s’élance un énorme jet. de sang noir, utile jusqu’à un certain point pour laver le sinus infecté, mais qu’il importe d’arrêter au plus vite. Heureusement ([u’à cela suffit toujours le tamponnement à la gaze iodoformée ou au catgut, ce dernier agent ayant l’avantage d’être résorbable, en sorte qu’on n’a plus à s’occuper du tampon. Dans aucun cas on n’a observé d’hémorrhagie consécutive.
4“ Après avoir ainsi arrêté le sang du bout central, on a tout loisir pour nettoyer la cavité veineuse entre le sinus latéral ouvert et la ligature de la jugulaire. Rien n’est plus facile, après avoir coupé la veine au-dessus du fil, que défaire passer en abondance une solution de sublimé à 1/2000. Cela fait, la toilette de l’oreille est parachevée, puis on termine par un tamponnement à la gaze iodoformée et on draine la plaie cervicale en faisant entrer le drain dans le bout supérieur de la jugulaire. Le reste de cette plaie est suturé.