III. — Abcès encéphaliques
Les suppurations auriculaires sont la cause la plus fréquente des abcès encéphaliques : elles engendrent presque tous ceux qui ne relèvent pas d’une origine traumatique h
Cette fréquence extrême ne ressort pas des statistiques anciennes : les abcès par otite ne sont qu'un quart dans les relevés de Lebert, Meyer, Ogle ; un tiers dans ceux de Gull et Sutton, de Bail et [^rishaber^ C’est ce dernier chiffre que donne encore NcAvton Pitt en 1890, mais cet auteur est au-dessous de la moyenne établie par ses contemporains, car Barker^ (1887) admet la proportion de 30 à 50 p. 100, Gowers (1881) celle de 42,5 p. 100, Schwartze, celle de 50 p. 100 et Th. Barr'*, enfin, proclame que plus de la moitié des abcès encéphaliques sont imputables à l’oreille.
1. Outre les travaux d’ensemble cités p. 266, consultez la Revue Générale de R. Le Fort et Leiimann, Gaz. des hôp., 1892, p. 337; les relevés statistiques de Burckneh Aî'ch. f. Ohrenh., 1884, t. XX, p. 81 et 10« Coiigr. inlern. des sc. inéd., Berlin, 1890, t. IV, p. 82.
2. Ball et Krishaber, art. Cerveau du Dicl. encycl. des sc. niéd., Paris, 1873, sér., t. XIV, p. 448.
3. Barrer, Soc. med chir. de Glasgow, d’après Bril. med. Joitrn., London, 1887, 1. 1, p. 407. — Voy. aussi Proc, of lhe rog. med. and sia'g. Soc. London, 1883, p. 347. D’autres mémoires de Barker sont cités p. 267 et 347.