‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 156 sur 305 · Voyez p · texte numérisé non relu

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3. SAiNSBUMvet RouGiiïON (Lancet, London, 10 septembre 1893, t. 1, p. 691) partisans de l’opération en deux temps, citent un cas où l’abcès cérébral a causé la mort après l’opération limitée à l’apophyse. Mais dans ce cas, il y avait de l'aphasie, qui aurait diï conduire à une intervention immédiatement radicale. — LiNnii (.-Issoc. des chir. du Nord, 1893; Eira, Stockholm, 1893, t. XVll, p. 469) a eu un succès chez un homme de trente-six ans. — De môme Kôrte (obs. publiée par Sciieier, Uerl. kl. Woch., 1893, p. 877). Homme, dix-neuf ans, opéré le 23 mal 1890. Kôrner {loc. cil. p. 144), nous appreml qu’il se porto bien, le 22 octobre 1893.

362 TRAITEMENT DES C0MPI>ICAT10NS INTRACRANIENNES DES OTITES

môme des répéli lions, parce que dans ce sujet plusieurs points sont encore soumis à discussion. Mais il est aisé de résumer le débat en quelques règles, grâce auxquelles on fera face aux exigences de la pratique courante.

1" Toute otite moyenne suppurée doit être soumise à un traitement précoce et énergique, car si on la laisse passer à l’état chronique, le malade est en imminence d’accidents cérébraux graves, mortels même ;

2“ Lorsqu’éclatent ces accidents, il faut immédiatement trépaner l’apophyse et la caisse ;

3“ S’il y a des signes permettant de diagnostiquer soit une phlébite du sinus latéral, soit un abcès temporal ou cérébelleux, on ouvrira immédiatement soit le sinus, soit le crâne, ce qui sera très facile en agrandissant soit en arrière, soit en haut, la brèche mastoïdienne ;

4° On ne drainera l’abcès par un second orifice crânien que dans le cas exceptionnel où un signe spécial de localisation permettra de diagnostiquer un abcès siégeant hors du lobe temporal ou du cervelet (monoplégie brachiale et abcès frontal, par exemple) ;

5“ S’il n’existe que des accidents cérébraux diffus, à allure de méningite, on n’entrera d’emblée dans le crâne que si on y est conduit en poursuivant de proche en proche les lésions osseuses à la curette. Dans le cas contraire, on s’en tiendra primitivement à l’intervention extracrânienne , et on sera souvent surpris du résultat obtenu ;

6“ Si au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, les accidents encéphaliques ne sont pas amendés, et si on ne diagnostique pas avec quasi-certitude une méningite aiguë suppurée, diffuse, qui est incurable, on ira par la voie mastoïdienne, qui seule permet cette chirurgie exploratrice, à la recherche des lésions justiciables d’une intervention opératoire : abcès de pachyméningite externe, abcès du lobe temporal ou du cervelet, phlébite du sinus.

A cette discussion sur la meilleure voie pour trépaner se bornera ce que nous voulions dire sur le manuel opératoire. Ce serait, en effet, sortir de notre sujet que d’exposer la technique des opérations pratiquées sur l’apophyse mastoïde et la caisse du tympan.

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