SES RÉSULTATS IMMÉDIATS POUR LES ABCÈS
Disons seulement que, d’a|)rès nous, ces trépanations doivent être pratiquées exclusivement à la gouge et au maillet, méthodiquement et anatomiquement, en suivant pas à pas les cavités naturelles de Doreille moyenne.
Hien de spécial sur l’incision de la dure-mère, sur les ponctions exploratrices, sur la nécessité d’un drainage prolongé : nous n’aurions qu^à répéter ce que nous avons dit précédemment*. L’observation déjà citée de Stoker’ nous prouve qu’on devra multiplier les ponctions avant de renoncer à la recherche de l’abcès : c’est seulement au dixième coup de trocart qu’on vit sourdre le pus et Bergmann, agissant au bistouri, dut inciser le cerveau à trois reprises. Nous nementionnerionspas l’exploration au stylet si une observation de Field ne démontrait nettement son insuffisance : à l’autopsie d’un malade opéré de la sorte, on constata que le stylet avait' par deux fois traversé la poche purulente, et cependant aucune goutte de liquide n’avait suinté à l’extérieur.
Barker ‘ a eu recours à la curette pour mieux déterger les parois d’un abcès: nous croyons plus prudent de ne pas recourir à cette pratique, innocente seulement s’il existe une paroi enkystante très résistante.
Résultats. — Apprécier exactement par des chiffres la proportion des guérisons nous paraît impossible ; c’est d’ailleurs d’un intérêt fort médiocre puisque la comparaison avec l’évolution naturelle, fatale, sei’a toujours à l’avantage de l’intervention et cela suffit à dicter nos décisions. Kôrner, établit le pourcentage suivant : So opérations, 29 guérisons, 26 morts. Cette proportion est à peu près semblable à celle qu’ont trouvée Heyman (17 guéris et 15 morts sur 32 cas) et Beck (13 guérisons sur 36 cas). Les faits que nous avons réunis nous donnent également environ 5Ü p. 100 de succès. Et, pour confirmer les avantages de la voie mastoïdienne, nous reproduirons les chiffres de Ivorner :