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SYMPTOMES DIFFUS DES TUMEURS INTRACRANIENNES

des conclusions analogues, et rautciii’, tout en reconnaissant que la présence ou l’absence de la névrite ne sont pas on corrélation constante avec le volume de la tumeur, fait voir que la rapidité de développement de cette tumeur et l’excès de pression sont les éléments les plus importants dans la production de cette lésion secondaire. Nous pouvons donc conclure, avec Oppenheim, que les cas dans lesquels le fond de l’œil reste normal jusqu’à la fin sont très rares et qu’alors il n’existe pas d’autres signes d’hypertension intracrânienne.

Nous n’avons pas à prendre parti dans le débat pathogénique où l’on cherche à élucider si la névrite optique est seulement la conséquence mécanique de l’hypertension intracrânienne, ou si elle est d’ordre inflammatoire. Mais, au point de vue exclusivement chirurgical où nous nous plaçons, nous devons la considérer comme un signe important d’hypertension, et, comme l’a dit Ilorsleyb nous devons retenir que dans certains cas la simple ouverture du crâne, en diminuant la pression intracrânienne, peut suffire à la faire disparaître, à moins qu’il n’y ait déjà atrophie du nerf optique, auquel cas on n’obtient aucun résultat.

Mais si la névrite optique peut devenir parfois une indication au traitement palliatif dont nous parlerons plus loin, si, d’autre part, elle acquiert souvent une importance diagnostique réelle, nous ne devons pas oublier qu’elle peut relever de causes multiples, qu’elle est une lésion de diverses intoxications, par exemple ; qu’elle ne servira dès lors au diagnostic que si elle est associée à d’autres symptômes d’hypertension intracrânienne. C’est dire, en outre, quelle sera un signe relativement tardif.

Elle a coutume d’être bilatérale, mais alors Hughlings Jackson^ fait remarquer que souvent elle est inégalement accentuée des deux côtés: et la tumeur siégerait du côté le moins atteint, ce qui serait confirmé par trois cas, exceptionnels, où H. .Jackson a constaté une névrite unilatérale avec tumeur du côté opposé. Cette opinion ne semble pas, jusqu’à nouvel ordre, appuyée sur des preuves suffisantes pour que le chirurgien puisse la prendre pour guide.

1. Housley, Ophth, Soc. of lhe Unit. Kingdom, H juin 1894; Lancet, i. I,p. 1561.

2. IL Jackson, Ophth, Soc., 14 juin 1894; Lancet, t. 1, p. 1561.

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