SYMPTOMES DE LOCALISATION
5® Nous n’avons aucune conclusion chirurgicale à tirer des crises de convulsions généralisées, du ralentissement dujiouls, des rares variations thei'miques en plus ou en moins, dos troubles respiratoires, de l’exagération fréquente de l'appétit au début, des troubles de l'intelligence. Nous ferons seulement observer que ces derniers paraissent plus habituels aux tumeurs des parties antérieures des lobes frontaux qu'à celles de Faire motrice. Tous ces symptômes sont souvent fort utiles pour établir le diagnostic de l’existence d’une tumeur, mais ils ne démontrent rien sur son siège ou sur sa nature.
6® Nous signalerons les attaques apoplectif ormes , qui ne sont pas rares et semblent de préférence liées aux gliomes (Knapp) et aux sypbilomes. Quelquefois elles sont dues aune hémorrhagie dans la tumeur ou auprès d’elle ; mais aussi, comme celles qui viennent parfois compliquer les abcès, elles peuvent être le résultat de simples poussées congestives ou œdémateuses.
De cet exposé nous arrivons à conclure que, quoi qu’on ait dit sur la valeur localisatrice de quelques-uns des symptômes que nous venons de passer en revue (douleur locale, vomissements et vertiges, névrite optique) il faut les considérer tous comme des signes de compression intracrânienne diffuse, avec ou sans hydrocéphalie. Ils n’ont donc de valeur que pour le diagnostic de l’existence d’une tumeur et non pour celui du siège.
2® Symptômes de localisation. — Lorsque la tumeur irrite ou détruit une dos zones dont nous avons étudié les fonctions spéciales*, on constate des symptômes qui sont en rapport avec l’exagération ou la suppression de ces fonctions. Nous pourrons abréger beaucoup leur étude, car c’est principalement les tumeurs que nous avons eu en vue dans le chapitre où, montrant les indications générales de la chirurgie cérébrale, nous avons tenté de faire comprendre la valeur séméiologique dos symptômes de localisation*. C’est en effet surtout pour les tumeurs que l’on a besoin de ces symptômes pour déterminer le point où l’on doit porter le trépan :