SYMPTOMES DE LOCALISATION DES TUMEURS INTRACRANIENNES
car ici, contrairement à ce qu’on voit pour les lésions traumatiques, pour les abcès, la notion étiologique et les signes extérieurs nous font complètement défaut à ce point de vue. Mais c’est surtout pour les tumeurs, malheureusement, qu’interviennent les actions à distance (Wernicke) auxquelles nous avons déjà fait allusion.
Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit de l’hémiplégie, bonne seulement pour nous faire reconnaître, en l’absence de tout autre symptôme localisateur, que la tumeur occupe dans l’encéphale — et ce peut même être dans le cervelet — l’hémisphère opposé à la paralysie ; sur la monoplégie, plus importante ; sur les convulsions avec signal-sijm'ptôme qui ont une valeur considérable, à moins qu’elles ne surviennent à une période où déjà existent des signes accentués d’hypertension intracrânienne et d’hydrocéphalie ventriculaire. Nous aurons d’ailleurs à insister sur l’intérêt de cette épilepsie jacksonienne quand nous nous occuperons plus spécialement des indications thérapeutiques.
Au nombre des troubles moteurs, nous devons citer encore les phénomènes de contracture, qui accompagnent les paralysies; surtout lorsqu’elles sont dues à la compression ou à la destruction du faisceau pyramidal, dont la contracture révèle alors la dégénérescence. Mais ce symptôme exige une lésion assez ancienne ; aussi conçoit-on qu’il soit d’observation relativement rare dans les tumeurs cérébrales. Lorsqu’il existe, il indique une tumeur à marche lente et prohablement bénigne.
Les mouvements choréiformes sont bien rares. Dans son System of 7nedecine\ Pepperacité un fait de gliome, comprenant la substance des deux lobes frontaux et ayant déterminé des mouvements choréiques du bras droit ; on notait, en même temps, du tremblement des deux bras.
La valeur des troubles de la sensibilité est bien moindre que celle des troubles de la motilité. 11 faut d’ailleurs remarquer que l’anesthésie, à un degré plus ou moins marqué, accompagne toujours les lésions du système moteur ; en particulier pour la main et les doigts, dont les troubles de motilité s’accompagnent toujours —