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TROUBLES SENSORIELS. HÉMIANOPIE
Seguin, a insisté avec raison sur ce point — d’un engourdissement prononce et d’une anesthésie tactile légère.
Kœnig* a observé, outre divers autres troubles moteurs, une paralysie du mouvement et de la sensibilité de tout le coté gauche, chez un malade atteint de gliome très vasculaire, intéressant les deux tiers supérieurs de la circonvolution frontale ascendante et du lobule paracentral. Kœnig, il est vrai, se demande si ce trouble de la sensibilité était en rapport direct avec la lésion en foyer de la zone motrice, ou si c’était le résultat d’une action à distance.
Byrom-Bramwell a observé l’anesthésie d’une moitié du corps, du fait d’une tumeur volumineuse atteignant dans la capsule interne le faisceau sensitif.
Parmi les troubles sensoriels, nous avons déjà parlé des troubles visuels, inconstants et de nulle valeur localisatrice, qui résultent de la névrite optique. Nous devons maintenant mentionner Vhémianopie% qui doit au contraire être prise en sérieuse considération. Dans un travail récent. Pic’ l’a envisagée au point de vue spécial des tumeurs cérébrales, et il conclut que, sans être très fréquente, elle n’est pas exceptionnelle. Elle est d’origine corticale ou liée à une lésion des conducteurs ; lorsqu’elle est d’origine corticale, elle est produite par le développement d’une tumeur à la face interne du lobe occipital, au niveau ou dans le voisinage de la scissure calcarine. Dans ce cas, elle présente tous les caractères de l’hémianopie corticale ordinaire (hémianopie bilatérale homonyme du côté opposé, sans réaction hémiopique) et s’accompagne, en outre, le plus souvent, de lésions visibles à l’ophthalmoscope (Stauungspapille). La constatation d’une hémianopie est donc d’une importance majeure pour le diagnostic topographique d’une tumeur cérébrale ; mais à condition que l’examen périmétrique soit aussi précoce que possible, le syndrome hémiopique pouvant n’exister que quelques jours à l’état de pureté au cours de l’évolution progressive du néoplasme.
L Koenig, Ai'ch. /. Psych. und Nervenkr., 1887, t. XVll, fiisc. 3, p. 83i.
2. Voy. p. 73. Il s’agit ici de l’hémianopie latérale; les autres formes n’existent guère que dans les lésions du chiasma.
3. Pic, Rev. gén, d’opht., Paris et Lyon, avril 1894, t. Xlll, p. 145.