SYMPTOMES DES TUMEURS DU CERVELET
Ainsi, c’est dans l’dcorce du lobe occipital, ordinairement au voisinage du cunéus, que rdside la cause de l’hémianopie latérale homonyme. La lésion peut siéger dans la substance sous-corticale du lobe occipital, mais les portions défectueuses du champ visuel seraient alors encore moins exactement délimitées que lorsque la lésion est corticale, et la perte des sensations lumineuses serait moins complète; il pourrait môme y avoir des espaces irréguliers dans lesquels la lumière serait perçue. S’il y a coexistence d’hémiplégie, d’hémianesthésie, on pourra en conclure que la lésion est voisine de la partie antérieure de la radiation visuelle de Gratiolet.
Il est des cas dans lesquels une irritation du centre de la vision détermine des sensations subjectives, véritable aura visuelle^ précédant les attaques épileptiformes. Chez un malade atteint de sarcome mélanique de l’é.corce cérébrale au niveau du lobe occipital, Byrom-Bramwell a noté ce phénomène.
Sur les troubles de Volfaction, de la gustation, de V audition, nous ne connaissons rien que nous puissions utiliser pour le diagnostic topographique, en dehors des cas où une tumeur de la base comprime ou envahit directement, hors du cerveau, les troncs nerveux correspondants.
A côté des troubles de l’audition, nous devons faire place à la surdité verbale et nous souvenir que les observations les plus nettes et les plus nombreuses de ce trouble fonctionnel ont été fournies aux cliniciens par les tumeurs du lobe temporal*. Nous ajouterons que sur 23 cas de tumeurs cérébrales qu’il a étudiés, Oppenheim a constaté 12 fois Vaphasie, sous ses diverses formes. Mais l’aphasie ainsi envisagée en bloc n’a, en cas de tumeur, guère de valeur localisatrice.
Si nous voulons appliquer plus spécialement aux tumeurs ce que nous avons déjà dit de la séméiologie cérébelleuse^ , nous pouvons conclure qu’en règle générale aucun phénomène, pris en particulier, n’a de valeur réelle, mais qu’assez souvent l’ensemble des
1. Voy. le cas de Giraudeau, iîey. de méd., Paris, 1882, p. 446. Gliome de T* et T*.
2. Voy. p.93. Outre les travaux cités à ce propos, consultez; Herrinoham, SlBartli. hosp. 7'ep., London, 1887, t. XXII, p. 65. — W.-G. Krauss, Neio-York med. Jotirn., 1*>- juin 1895, t. LXI, p. 673.