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DIAGNOSTIC DU SIÈGE D’UNE ÏUMEUII ENCÉPHALIQUE

régions de l’encépliale. Mais pour ne pas allonger outre mesure ce paragraphe, nous nous bornerons à reproduire le schéma donné par Knapp dans son élude récente. Le chirurgien en tirera quelques données utilisables* :

Région frontale : affaiblissement intellectuel marqué; signes d’invasion (épilepsie partielle, aphasie; troubles de l’odorat).

Région rolandique : épilepsie partielle, monoplégie, anesthésie partielle et aphasie motrice.

Région pariétale postérieure : cécité verbale, troubles du sens musculaire, hémianopie homonyme.

Région occipitale ; hémianopie homonyme, cécité psychique intellectuelle.

Région temporo-sphénoïdale : région latente ; surdité verbale, troubles du goût, de l’odorat, de l’ouïe (?)

Corps calleux : région latente ; hémiplégie progressive souvent bilatérale.

Région optostriée : hémiplégie, contracture dans la partie postérieure, hémianesthésie, hémianopie homonyme, chorée post-paralytique, athétose.

Pédoncule cérébral : paralysies croisées du nerf oculo-moteur et des membres.

Corjos quadrijumeaux : paralysies oculo-motrices, démarche chancelante, cécité (?), surdité (?).

j Protubérance et moelle allongée : paralysies croisées de la face et j des membres; lésion d’autres nerfs crâniens, j Cervelet : ataxie cérébelleuse marquée, vomissements. Région ( souvent latente.

Rase, fosse antérieure : affaiblissement intellectuel, troubles de i l’odorat et de la vue, exophthalmie.

; Rase, fosse postérieure ; névralgie du trijumeau, ophthalmie neuroparalytique, paralysies de la face et de la langue, troubles de r ouïe, paralysies croisées.

Hypophyse : troubles de la vision, troubles oculo-moteurs. (Nous ajouterons, acromégalie, d’après P. Marie.)

Sur les tumeurs corticales et sous-corticales, voy. p. 102, le schéma de Seguin.

TRAITEMENT DES TUMEURS INTRACRANIENNES

§ II. — Indications thérapeutiques générales.

Variétés cliniques. — Dansées pages qui précèdent, nous avons étudié les symptômes provoqués par les tumeurs du cerveau, et nous les avons analysés un à un, de façon à faire voir comment, par leur étude, le clinicien pouvait arriver à diagnostiquer l’existence d’abord, le siège ensuite d'une tumeur cérébrale.

La question va se poser maintenant d’une façon plus directement pratique et nous avons à rechercher dans quelles conditions une tumeur intracrânienne est justiciable de la chirurgie.

Les conditions générales sont, nous dit Keen, au nombre de trois ; la maladie doit d’abord constituer un grave danger pour la vie, pour le développement du corps ou de l'intelligence, ou bien peut entraîner de pénibles infirmités; tous les moyens médicaux ont été épuisés et on n’a plus rien à en attendre; enfin le danger de mort par suite de l’opération ne doit pas être tel qu’on ne puisse en courir le risque, dans l’espoir d’un grand soulagement.

Les deux premières de ces conditions ne sont-elles pas, par définition, réalisées par à peu près toutes les tumeurs intracrâniennes? Ne constituent-elles pas toutes un danger direct pour la vie, tout au moins une cause d’infirmité? Quant au traitement médical, en dehors de la médication antisyphilitique, sur laquelle nous nous expliquerons plus tard, ne sait-on pas quelle est son impuissance constante? Il ne peut être que palliatif; il ne peut avoir pour hut que de calmer la douleur; en réalité, on peut déclarer qu’il est nul, et que pour agir contre la tumeur elle-même on n’a qu’à s’abstenir tout à fait si l’on ne se décide pas à opérer.

Ces considérations ont dû frapper de tous temps les médecins, et ce n’est pas d’aujourd’hui qu’est née l’idée d'intervenir chirurgicalement contre les tumeurs du cerveau. Constatant l’innocuité relative de certaines pertes de substance de cet organe, Quesnay' se demande si on no pourrait pas trépaner et aller extraire la tumeur. Mais cette idée devait rester lettre morte, comme tout ce qui était

1. Quesnay, Mém. de l'Acad. roy. de chir., éd. in-4®, Paris, 1743, t. I, p. 324.

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