‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 177 sur 305 · F. Teriiiei», Gaz. hebd. de méd. et chir., 1894, p · texte numérisé non relu

F. Teriiiei», Gaz. hebd. de méd. et chir., 1894, p

TMAITEMENT DES TUMEURS INTRACRANIENNES

Nous n’avons rien à ajouter sur l’exploration du cerveau par la palpation, la pression, la ponction, l’incision, lorsque dans l’orifice crânien sa surface paraît saine, mais saillante et privée de battements. Il présente alors volontiers un aspect violacé, avec un piqueté noirâtre qui en impose aisément pour un néoplasme, mais semble dû seulement à de petites infiltrations hémorrhagiques venant de se produire. Cet aspect a induit l’un de nous en erreur. (Voy. obs. XXYI).

Mais comment se comporter vis-à-vis de la tumeur elle-môme? Gela dépend, évidemment, de sa nature, et il n’y a aucune comparaison entre les tumeurs liquides et solides. Mais quelques généralités peuvent trouver place ici.

Il s’agit de déterminer d’abord à laquelle de ces variétés on a affaire. Cela est d’ordinaire vite fait pour les tumeurs superficielles : l’aspect bleuâtre , la rénitence sont caractéristiques des kystes. Mais pour les tumeurs sous-corticales, la ponction est généralement indispensable et encore est-elle parfois infidèle, comme nous l’enseigne une observation de G. Ilammondk

Soit maintenant un kyste ; restera à savoir si c’est un kyste proprement dit, ou un gliome kystique. Problème souvent difficile à résoudre et, dans un article récent, Williamson conseille de ne se prononcer qu’après examen histologique très attentif des parois. Il y a, en effet, de trop nombreuses observations où, après drainage de ce qu’on croyait être un simple kyste, parasitaire ou non, on a vu continuer des accidents liés sans conteste à la prolifération d’une tumeur maligne\

Les kystes simples sont justiciables quelquefois de l’énucléation, presque toujours du drainage, auquel on a joint parfois la résection partielle ou le curettage de la paroi.

Parmi les tumeurs solides, celles qui, occupant les méninges.

1. G. Hammond, Med. News, Philad., 1887, t. I, p. 472 ; N. -Y. med. journ., t. XLV, p. 470. Femme de vingt-neuf ans; céphalée sus-auriculaire, puis paralysie prenant à gauche la face, puis le bras, puis la jambe; quelques crises épileptiques. Trépanation le 20 mars 1887, à l’électro-ostéotome (Roberts); rien n’est révélé par la palpation ni par la ponction exploratrice. Mort en vingt-quatre heures. A l'autopsie, trois kystes de nature indéterminée dans la zone motrice.

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