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2. Behcman.v, loc. cil., p. 128. Homme de vingt-cinq ans. Petite cicatrice consécutive à un tramna datant de six à sept ans. Depuis avril 1887, céphalalgie, puis faiblesse des membres droits, chute avec perte de connaissance; à partir d'octobre 1887, crises épileptiques (bras droit). En avril 1888, douleur à la pression au-dessus de l’oreille gauche, hémiparésie droite avec tremblement, aphasie. Après échec du traitement spécifique, le 21 avril, trépanation; après incision de la dure-mère adhé-

392 DANGERS DE l/EXTIUPATION DES TUMEURS RU CERVEAU

kystique, de Jenkins, de Verco, (41“,2) de Parry Üavenport pour des kystes hydatiques: et chez le malade de Parry Davenportla rupture ventriculaire se produisit secondairement, au vingtième jour.

Des faits analogues de mort dans X hyperthermie extrême, sans ouverture des cavités ventriculaires, ont été observés par divers chirurgiens Ainsi Beach, chez un malade trépané dans la région de Rolando, pour une tumeur qu’on ne découvrit pas au cours de l’opération, et qui siégeait dans la région occipito- pariétale, a observé au deuxième jour, quelques instants avant la mort, une température de 42 degrés.

Chisolm, chez des malades atteints de kyste hydatique, ayant succombé moins de douze heures après l’opération, a noté. 40 degrés dans un cas, et 41", 8 dans un autre cas.

Fraser, dont l’opéré succomba le troisième jour, a noté 41", 8, et il remarque qu’il n’y avait pas trace, à l’autopsie, de méningite.

Jaboulay, chez un malade atteint d’une tumeur de la hase du cerveau, ayant succombé au sixième jour, a observé 38", 8 au deuxième jour, 39 degrés le troisième jour, et 40 degrés les jours suivants ; il n’y avait pas trace de méningite septique.

Cette hyperthermie a encore été notée par M. Pollosson*(deLyon)

rente, on voit une tumeur jaune qui est iucisée et on entre dans une masse polykystique qui communique avec le ventricule. Accidents infectieux subaigus. Mort de leptoméningite à la quatrième semaine.

1. Beach, Bost. med. and sure/. Journ., avril 1890, t. CXXII, p. 345. (Voy. aussi Put NAM, ibid., p. 342, obs. 111.) Homme de cinquante et un ans ; accidents ayant six mois de date, d'abord diffus, puis convulsions du bras droit. Exploration infructueuse de la région fronto-pariétale. Mort en trente-six heures avec 42 degrés de température. A l’autopsie, tumeur occipito-pariétale. — Chisolm, voy. p. 434. — Fraser, Layicet, London, 27 fév. 1886, t. 1, p. 398. Homme de quarante-quatre ans. Accidents débutant à la suite d’un trauma violent à la région frontale gauebe. Aphasie, puis hémiplégie. Exploration et ponction infructueuses de F“ et de F“; mort en trois jours avec 41®, 8. A l’autopsie, pas de méningite; gliome temporal avec envahissement de F’, P®, F®. — Jaboulay, A?’c/i. p?’ou. de chir., Paris, février 1893. t. 1, p. 161. 1® (obs. XVI). Homme entrant à l’hôpital, comateux, avec hémiplégie droite. Sans anesthésie, exploration de R à droite; incision de la dure-mère; hernie cérébrale immédiate; ponction blanche. Mort le lendemain avec 41®, 9. A l’autopsie, tumeur de l’hémisphère droit; cerveau en bouillie au niveau de la hernie. 2® (obs. XIII). Fille, dix-huit ans. Exploration de R par simple palpation, car les signes étaient ceux d’une tumeur profonde. A l’autopsie, tumeur kystique de la base en avant des pédoncules. Infiltration hémorrhagique de la hernie cérébrale. — Voy. p. 527 une observation de Horsley et p. 161 les faits relatifs à la contusion cérébrale.

2. M. PoLLOssoN, Congr. franç. de chir., Paris, 1892, p. 479.

HYPERTHERMIE, HÉMORRHAGIE

chez une fillette de sept ans, qui mourut deux jours après l’ablation d’un angiome, avec 42“,1, respiration et pouls incomptables. A l’autopsie, rien ne dénotait une infection, mais il y avait une hydrocéphalie aiguë que Pollosson explique par une action sur le bulbe rachidien. Pollosson a d’ailleurs vu succomber de môme, au huitième jour, un garçon de quatorze ans à qui il avait drainé les ventricules pour hydrocéphalie.

En raison du temps écoulé, ce dernier fait est important. En effet, malgré l’absence de toute suppuration appréciable à l’œil nu, on ne peut affirmer l’absence d’une infection septique chez les malades morts de la sorte au bout de deux ou trois jours. Mais cette infection n’est pas probable chez les sujets qui succombent en quelques heures, et pas davantage chez ceux qui survivent assez longtemps pour que les lésions habituelles de la suppuration aient eu le temps de se déclarer. Nous signalerons à cet égard l’observation où l’un de nous a trouvé les méninges normales et le liquide céphalorachidien parfaitement clair, à l’autopsie d’une enfant morte quinze jours après le drainage des ventricules, pour hydrocéphalie due à une tumeur de la base '.

Après l’ablation des tumeurs volumineuses, \ hémorrhacjie est un danger réel, et l’hémostase est difficile dans les vaisseaux de la pie-mère, du cerveau. Avec des soies très fines on liera, autant que possible, les artérioles et les veinules et l’on ne se fiera pas exclusivement au tamponnement. Mais pour peu qu’on ait opéré sur le cerveau, on sait combien, dans ce tissu friable, la ligature est aléatoire. Ainsi, chez un de ses opérés, Keen eut à surmonter de grandes difficultés : les artères étaient si délicates qu’elles se rompaient sous le fil à ligature ; la guérison survint malgré des accidents alarmants qui eussent sûrement été évités par un tamponnement bien fait.

Chez un malade de Birdsall et Weir, la mort fut déterminée par une hémorrhagie qu’un tamponnement ne parvint pas à arrêter : Birdsall a reconnu lui-même que l’hémostase était insuffisante ^ Ce

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