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2. Biiidsall, Med. News, Philad., 16 avril 1887, t. 1, p. 421. Homme de quarantedeux ana. Début de troubles cérébraux diflus en août 1883; puis en octobre, hémia-
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cas prouve seulement, aux yeux do Hergmann, qu’il faut lier toute artère qui saigne et ne pas se contenter du tamponnement ; c’est là, ajoute Bergmann, de la chirurgie générale.
Chez l’opéré de Beevor et Ballance, on enleva à la cuiller un sarcome volumineux du cerveau : survint une hémorrhagie considérable, qu’on ne put arrêter qu’en plaçant une série de points avec une soie fine, à travers le cortex, tout autour de la tumeur, et plongeant à trois quarts de pouce ou à un pouce de profondeur.
Ilorsley* cite un cas qui fut suivi de mort, par hémorrhagie, après l’ablation menée à bien d’une tumeur cérébrale : les circonstances furent, il est vrai, assez particulières. Des vomissements dus au chloroforme amenèrent une hémorrhagie qui se fit jour dans le ventricule latéral, et qui, gagnant ensuite les 3® et 4“ ventricules, amena la mort par compression.
Contre cet accident si redoutable on a, dans le tamponnement à la gaze iodoformée, une ressource précieuse.
Le tamponnement pour être suffisant doit être serré, sinon, mieux vaut un simple drainage. Une mèche peu serrée, en effet, s’imprègne tout de suite, et derrière elle s’accumulent du sang et des caillots qui s’infiltrent dans le tissu cérébral et compriment le cerveau.
Bergmann a insisté sur ce point et à juste raison. Pour mieux assurer cette action compressive, Horsley a même coutume, depuis quelque temps, de suturer au-dessus du tampon la dure-mère et la plaie, sans drainage. Au bout de vingt-quatre heures ou de quarante-huit heures, on désunit partiellement et on retire le tampon; si on n’a pas suturé primitivement, on pratique la suture secondaire.
Ij'ædème aigu du cerveau inspire à Bergmann des craintes par-
nopie, en raison de laquelle on diagnostiqua une tumeur du cunéus. Echec du traitement spécifique. Birdsall voit le malade en octobre 1886; opération par Weir le 9 mars 1887. Extirpation (instrument tranchant et doigts) d’un sarcome fuso-cellulaire pesant 140 grammes; hémorrhagie notable. Dans la cavité on ne peut saisir 1“ un point veineux (sinus longitudinal); 2“ un point artériel (terminaison de la cérébrale transverse). Malgré le tamponnement, l'hémorrhagie 'continue; mort en neuf heures. Pas d'autopsie.