CONDITIONS CLINIQUES OU ELLE EST POSSIBLE
latentes ne sont pas exceptionnelles et, pur exemple, plusieurs observations en ont él6 relatées par H. White*. Mais, que démontrent ces faits ? Tout simplement que les cas de ce genre sont audessus des ressources de l’art, quels que soient la nature et le siège de la tumeur, et que ces cas ne sont pas rares, sans qu’il convienne d’en exagérer la fréquence Mais ils ne prouvent rien pour
tueux du traitement antisyphilitique, le malade restant dans le coma, Le Fort trépana le 5 décembre 1890 sur la partie moyenne de R; incision de la dure-mère; cerveau d'aspect normal, mais ne battant pas. Une heure après, le coma a diminué, et pendant huit Jours il y eut amélioration; puis crises épileptiformes, coma, mort le 13 Janvier. Tumeur de la couche optique et du pédoncule cérébral droit. — Il est à noter que chez ce malade il y a eu une chute presque certainement accidentelle. Avant d’admettre le rôle provocateur du trauma, il importe, en effet, de ne pas faire confusion avec une chute due à un vertige, à un accès de coma. — Handford, Clin. Soc. of London, 8 mars 1893, d'après Mercredi médical, p. 143. Homme, quarantetrois ans; troubles débutant quinze jours après un trauma; exploration de l’aire motrice. A l’autopsie, sarcome situé en arrière et en dehors du corps strié. — Hood, C.B. Ball et Keetley, Lancet, London, 21 septembre 1889, t. II, p. 394. Fille, sept ans, début d’accidents deux jours après un choc à la tête; douze jours après, coma. Trépaaation, ponctions blanches du lobe temporal ; mort en deux jours. A l’autopsie, tumeur de la protubérance. — Kerr, Occid.med. Times, Sacramento, février 1890, p. 39. Homme, irente-cinq ans; hémiparésie et spasmes à droite; trépané sur une cicatrice occupant la partie supérieure de R. Mort en trois jours. A l’autopsie, gliome optostrié à gauche. — Inglis, Phys, and, Surg., Ann. Arbor., Michigan, 1890, t. XII, p. 114. Homme adulte; semi- coma, hémiparésie droite; pas de renseignement. Trépanation exploratrice infructueuse en un point déprimé du crâne. A l’autopsie, tumeur infiltrée sous-corticale de la poiote frontale gauche; à droite, petite tumeur symétrique. — Clarke (et Pickering), Brit. med. Jotirn., London, 1891, t. I, p. 1283. Fille, six ans; accidents depuis six mois à la suite d’une chute sur l’occipital. Trépanation blanche sur l’aire pariétale gauche. Mort en trente-six heures. A l’autopsie, gliome hémorrhagique de la couche optique gauche. — Pilciier (et Dana), Ann. ofSurg., t. IX, p. 161. Homme, 33 ans, atteint d’épilepsie généralisée, déchéance intellectuelle. Trépanation blanche au niveau d’un ancien trauma (pli courbe gauche). Mort en 38 heures. Gliome du lobe frontal gauche et du corps calleux. — Sands, Med. News, Philad., 28 avril 1883, t. I, p. 467, obs. VII. Femme, trente-neuf ans; à la suite d’un trauma crânien, spasmes et parésie du bras et de la face à droite, céphalalgie frontale; aphasie légère; névrite optique double. Trépanation sur l’ancien enfoncement (extrémité inférieure de P® à gauche), sans ouvrir la dure-mère. Mort de choc. A l’autopsie, gomme sous la dure-mère, au niveau du point trépané. Il est à noter que, pour une lésion syphilitique, l’action localisante du trauma est fort probable. — SciAMANNA, Bull. d. B. Accod. di med. di Borna, 1885-86, t. XI, p. 75. Homme de quarante-six ans; trauma frontopariétal droit, suivi de céphalalgie, vomissements, hémiparésie gauche; trépanation blanche ; mort en deux jours. A l’autopsie, gliome du centre ovale droit, s’étendant jusqu’aux tubercules quadrijumeaux. — Pour les cas où un résultat palliatif a été obtenu, outre celui de Le Fort, voy. p. 449, les observations de Dudley, Jaboulay, Clarke et Morton.
1. H. WiiiTE, Lancet, London, 6 janvier 1886, t. 1, p. 11; 6 février, pp. 231 et 271.
2. H est à noter que quelquefois une tumeur do la zone motrice elle-même est