CONDITIONS ANATOMIQUES. SIÈGE
Championnière ne craint pas la trépanation, dont il est au contraire un des plus fervents adeptes.
C’est que cette gravité est loin d’ôtre constante, et non seulement on a vu des malades subir l’opération sans aucun dommage ', mais encore il y en a, dont le nombre croît chaque jour, qui en ont retiré le bénéfice d’une amélioration notable % comme nous le dirons en parlant du traitement palliatif.
B. — Données anatomiques.
Pour être passible du traitement curatif, une tumeur, dont on aura déterminé le siège, devra être accessible, de volume raisonnable, limitée et non point infiltrée.
Siège. — Une tumeur est accessible, lorsque, corticale ou superficiellement sous-corticale, elle est en rapport avec la voûte du crâne. Mais faut-il prendre ces délimitations au pied de la lettre ? Ce serait un tort, car certaines tumeurs de la face interne ou de la base sont accessibles.
Pour déterminer avec quelle fréquence une tumeur cérébrale est accessible, Bergmann a édifié des raisonnements qui ont pour point de départ une importante statistique de Uale White, d’après 100 autopsies pratiquées à Guy’s Hospital.
Cette statistique, examinée au point de vue chirurgical, montre que sur 100 tumeurs, 9 seulement étaient opérables (1 tubercule, 4 gliomes et sarcomes, 2 de nature indéterminée, 1 kyste,
p. 496. Deux cas de mort (obs. V et VI) après trépanation exploratrice pour tumeurs volumineuses. — Schwartz, Ibid., p. 444. Un cas semblable.
1. Foxweli. et Marsh, Brit. med. Jou?'7i., London, 17 mai 1890, t. 1, p. 1136. Fille, quatorze ans. Guérison opératoire. Résultat palliatif nul.
2. Th. Stokeu, Nogent et Cauroel, Dubl. Journ. of med. sc., 1890, S® sér., t. XG, p. 292. Obs. IL Homme de quarante-deux ans; épilepsie jacksonienne à début facial; trépanation (Stoker) infructueuse sur le centre du membre supérieur. A l’autopsie, sarcome du centre du membre inférieür. Mais pendant trois semaines, il y eut cessation du coma et amélioration de la paralysie. — Aedirert, Rev. de chii\, Paris, 189S, p. 1S8. Femme de soixante-quinze ans. Début d’épilepsie jacksonienne (main droite) le 15 mai 1894 ; puis hémiparésie progressive ; finalement, plusieurs crises par jour. Le 12 août, trépanation sur la partie moyenne de R, et on trouve seulement un point de couleur suspecte mais de consistance normale. Amélioration : doux crises en deux mois; mort le 5 novembre, dans le gâtisme, mais n'ayant plus eu de ■crises depuis le 28 septembre. A l’autopsie, sarcome fuso-cellulairo sous les pieds de F' et F*. — Voyez les observations résumées p. 448.