‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 199 sur 305 · Voy. p · texte numérisé non relu

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2. Horsley, med.Journ., 1890, t. II, p. 1287. Tableau sans observation détaillée. Starr, loc. cit., p. 190, obs. XXI. Homme, quarante ans. Début en décembre 1890, par épilepsie jacksonieone (main droite). Le 23 juin 1891, ablation (Mac Burney) d’un sarcome encapsulé de Fo et des pieds de F* et F*. Hémorrhagie profuse (os, méninges, cerveau). Mort en huit heures. - Muonai, informa «ie(/.,“Napoli, 15 juillet 1891, t. 111, p. 98. Homme, quarante-deux ans. Tumeur cérébrale ayant perforé le crâne, à 3 centimètres en arrière et à gauche du bregma, hémiparésie droite. Le 3 février 1891, ablation de l’os; hémorrhagie abondante. Le 6 février 1891 ablation de la tumeur, grosse comme un œuf de poule. Mort en vingt heures. ’

428 EXTIRPATION DES GUOSARGOMES ENCEPHALIQUES

le choc, sans doute, on compte une partie des morts imputables à l’hémorrhagie, et celles-là aussi auraient pu être évitées, en grande partie au moins. Mais il semble bien que la perte de sang ne soit pas le seul facteui’. Certains malades, enfin, succombent au bout de plusieurs jours, sans qu’on sache trop pourquoi*.

Mais cette gravité ne nous paraît nullement hors de proportion avec celle de la lésion, incurable par elle-môme, et elle est à nos yeux plus que contrebalancée par les succès obtenus.

Un statisticien chagrin supputera peut-être le nombre moyen de jours de survie chez les malades opérés et chez les malades non opérés, et constatera que les premiers, y perdent : nous répondrons par avance que par ce mode de raisonnement Yerneuil a cru démontrer, pour le cancer utérin, la supériorité de l’amputation du col — et quelle amputation ! — sur l’hystérectomie vaginale. Nous nous refusons donc absolument à ce mode de calcul.

La guérison opératoire a été obtenue dans un assez grand nombre de cas. Mais nous ne citerons que pour mémoire ceux où les renseignements sur l’évolution ultérieure, sur la nature exacte du mal nous font défaut’ : la seule chose intéressante est de savoir si on obtient quelques guérisons définitives; si, en cas de récidive, on a des survies avec cessation temporaire et plus ou moins complète

1. BREMEnet Carson, The am. Jovrn. ofmed.sc., Philad., février 1895, t. CIX, p. 120. Homme, quarante-six ans. Trauma crânien il y a un an. Depuis six mois, monopléqie brachiale droite avec épilepsie jacksonienne sans autres symptômes. Ablation d'un cylindrome endothélio'ide de la dure-mère au niveau du pied de F®. Au douzième jour, début de convulsions; au dix-septième jour, mort. A l’autopsie, nombreux foyers hémorrhagiques dans le cerveau, autour de la zone opératoire. Il convient d’ajouter que, dans le foyer opératoire, on a trouvé des cocci indéterminés et en outre que le malade a eu des abcès graves au niveau d’injections hypodermiques.

2. Jones et Moore, Northwestern Lancet, 1891, p. 316. Homme adulte atteint d'une tumeur de la région motrice. Guérison, après dix-sept jours d’hémiplégie. — Von ScHRÔTTER, Congrès des chirurgiens polonais, Cracovie, ^1892. Homme, trente ans. Hémiparésie gauche (bras surtout) et attaques épileptiformes. Trépanation par Albert. Ablation d’une tumeur adhérente à la dure-mère. Cessation des attaques. — Gussen- BAUER (voy. p. 219). Sarcome d’origine traumatique de la dure-mère. — Steele, Jotirn. of’lhe am.med. Ass., Chic&go, 27 janvier 1894, t. XXII, p. 103 (fibrosarcome). — Rogers, Med. Times and Begister, Philad., 1888, t. II, p. 343. Le malade quitte l’hôpital au bout d’un mois, non amélioré fonctionnellement. — Troje, Dent. med. 'Woch., Leipzig, 1894, n“s 5 et 6, p. 103. obs. III. Noyau carcinomateux sur les parties antéroinférieures de F* et F’. Le seul symptôme était une céphalée frontale intense et persistante. Après l’opération, hypersécrétion salivaire permanente.

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