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SES RÉSULTATS ÉLOIGNÉS

des symptômes. Or, les faits démontrent que la réponse doit être affirmative.

Certes, parler sans ambages de guérison définitive ne serait pas prudent, et si nous n’étions instruits, à cet égard, par tout ce que nous savons, malheureusement, sur les tumeurs malignes des autres organes, une observation de Weiret Seguin* nous rappellerait bien vite à la raison.

Chez un homme, âgé de trente-neuf ans, une tumeur infiltrée sous-corticale, dont les premiers symptômes remontaient à 1882, fut enlevée sous le pied de la deuxième frontale, et le résultat fut d’abord excellent; mais au bout de vingt et un mois débutait une récidive qui causa la mort deux ans et demi après l’opération.

Qu’on néglige donc, au point de vue où nous nous plaçons, les observations publiées quelques jours après l’opération; qu’on ne fasse pas de fonds sur celles où l’intervalle n’est que de quelques semaines; que toujours on reste dans le doute, même au ■■ bout de plusieurs années. Mais qu’on prenne en sérieuse considération les périodes plus ou moins longues pendant lesquelles le patient est resté, sinon indemne de toute paralysie et de toute convulsion — ce qui d’ailleurs est possible — au moins considérablement soulagé et apte à reprendre ses occupations L Ces résul-

• 1. SuGuiN etWEiR, Ame?’. /ow?’/j. o/" ???efL sc.,Philad., 1888, t. XCVI, p. 2o, 109, 220 ; et

Journ. of Nei'v. and Ment, dis., New-York, 1888, t. XV, p. 810. — Weir, Med. Rec., New-York, 1891, t. I, p. 298 et 883. Complément d’obs. par Bergmann, loc. cil., p. 132.

2. Dunin, Congr. inlern. des sc. méd., Berlin, 1890, t. IV, p. 11. Homme, adulte. Tumeur de F»; épilepsie jacksonienne, opération par Mikulicz. Guérison. Mort subite deux mois plus tard. — Horsley,. Brit. med. Journ., London, 1887, t. II, p. 863, obs. IV et VIII. 1“ Homme, trente-huit ans. Tumeur du centre du bras droit. Le 23 septembre 1886, le malade étant semi-comateux, ablation d’un gliome pesant 4 onces. Etat fonctionnel excellent pendant deux mois et demi. Récidive et mort le 18 mars 1887 ; 2» Homme, trente-sept ans. Tumeur du centre du membre supérieur droit (128 gr.). Cessation de la céphalalgie, arrêt de la paralysie. Suivi ; pendant quatre mois. — Mc Cau. Andersox, G. Buchanan et J. Coats, Brit. med.

I Journ., London, 1891, t. I, p. 874. Garçon de seize ans; premier accident à onze

> ans. Epilepsie jacksonienne (pouce gauche). Sarcome fusocellulaire encapsulé sous ; la partie moyenne de F» et P». Après l’opération, quatre attaques, puis deux mois sans attaque, puis une attaque après une émotion. Opéré le 31 octobre 1890; publié le 14 mars 1891. — Beevou et Baixance, Brit. rned. Journ., London, 1893, t. 1, p. 8. Femme, trente-neuf uns. Hémiplégie graduelle; signes d’hypertension intracrânienne, pas de crises convulsives. Le 11 juillet 1894, ablation en deux temps, (à six jours d intervalle) d un sarcome globo et fusocellulaire, sous-cortical. Amélioration

EXTIRPATION DES GUOSAUCOMES ENCÉPHALIQUES

tats sont loin de nous satisfaire pleinement, mais, nous demanderons aux abstentionnistes si, môme en les déclarant médiocres, ils peuvent nous en présenter de comparables.

progressive des troubles paralytique?, très nette le 20 novembre; cessation de la céphalalgie et de la névrite optique. — Muiiuay, Lancet, London, 16 mars 1895, t. 1, p. 665. Homme, treute-six ans. Le 11 février 1894, attaque brusque d’épilepsie jacksonienne (bras gauche) qui se renouvelle, puis s’accompagne de paralysie, céphalalgie, névrite optique. Le 1“'’ juillet 1894, ablation (Richardson) d’un sarcome à la jonction des tiers supérieur et moyen de R. Cessation progressive des crises, de la paralysie et de la névrite optique (5 mars 1895). — Postejipski, Gaz. degli ospit., Milano, 15 mars 1891; Riforma medica, Napoli, 4 juin 1891, t. II, p. 595; Sciamanna et P., Areh. di Psich., 1891, t. XII, p. 461. Femme, cinquante-huit ans; depuis dix ans, douleurs et parésie progressive du bras droit. Depuis novembre 1890, épilepsie jacksonienne, aphasie. Le 23 février, énucléation d’un gliome sous-cortical au milieu de P“. Hémiplégie passagère, puis cessation des symptômes, sauf une parésie légère des extenseurs des doigts. — Colqiioun, New Zealand med. Journ., Dunedin, 1889-90, t. III, p. 231. Femme, quarante-deux ans. Epilepsie jacksonienne, hémiparésie, migraines, troubles mentaux. Le 31 janvier 1890, ablation d’un sarcome. Fin mai, il persiste seulement un peu de parésie de la jambe gauche. — Frank- et Churcii, Am. Journ. of med. sc., Philad., 1890, t. C, n° 219, p. 10, obs. II. Homme, trente-neuf ans. Epilepsie jacksonienne (index droit) depuis une chute (1888). Hémiplégie et atrophie, céphalalgie. Le 21 mai 1889, ablation d’une tumeur sur les deux tiers inférieurs de R. Paralysie complète, transitoire. Guérison, malgré des accidents locaux de sup-, puration, à partir du 4 juillet; marche le 10 juillet. Cessation des crises jusqu’au' 1 septembre. A partir de ce moment, reprise légère. Mais en juin 1890, l’étàt reste très satisfaisant. — Dana et Conway, New-York med. Journ., 22 juin 1895, t. LXI, p. 773. Garçon, seize ans; ci treize ans, coup sur la région temporale gauche; six mois après, début de céphalalgie, d’épilepsie jacksonienne (doigls à gauche) peu à peu plus fréquente, atrophie musculaire du bras. Le 4 juin 1894, ablation d’un sarcome fusocellulaire de la pie-mère adhérent au cerveau. Peu à peu amélioration de la paralysie. .lusqu’au 27 juillet, cessation des crises; du 27 juillet au 2 avril 1895, une crise par mois, limitée au côté gauche, sans perte de connaissance. — Keen et Mills, Am. Journ. of med. sc., Philad., 1891, t. CII, p. 587. Femme, vingt-sept ans. Début d’épilepsie jacksonienne il y a dix ans (bras gauche); peu à peu aggravée, jusqu’à sept crises par jour. Le 9 décembre 1890, ablation d’un sarcome de la pie-mère adhérent à la dure-mère, mais non au cerveau; excision après faradisation du centre du membre supérieur. Peu à peu, rclour des mouvements. Persistance des attaques, mais moins intenses et moins fi'équentes (2 à 3 par jour) (novembre 1891). — Albertoni et Brigatti, Riv. sperim. di freniairia, 1893, t. XIX, p. 1. Fille, quinze ans. Ablation à la curette d’un gliome rolandique à droite, gros comme un œuf de poule. Cessation des crises épileptiques et de la névrite optique; constatée au bout de treize mois. — Syme, Austr. med. Journ., 20 févr. 1895, d’après Am. Journ. of med.sc., Philad., septembre 1895, t. CX, p. 354. Homme, trente ans. Epilepsie jacksoniènne, brachiofaciale droite et aphasie. Au bout de huit mois, ablation d’un sarcome globocellulaire de la dure-mère comprimant le cerveau. Au bout de quatre mois, bon état. 11 reste seulement un peu de parésie faciale. — Annandale, Edinb. med. Journ.. avril 1894, t. XXXIX, 2“ partie, p. 906. Homme, quarante-trois ans. Le 25 mars 1893 ablation d’un gliosarcome du centre brachial droit. Guérison qui se maintient le 13 février 1894.

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