‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 215 sur 305 · Sahli, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Sahli, loc. cil., p

PACHYMÉNTNGITE HÉMORRHAGIQUE

Presque Ihdorique aussi est restée la proposition de Piorry, d’Amussat, proposition que discute Yelpeau^ et qui consiste à trépaner le crâne pour évacuer le sang épanché ^ Pratique à laquelle Sailli objecte, avec raison, qu’à l’autopsie des sujets morts pendant l’attaque ou peu après on ne trouve pas de lésions indiquant la compression cérébrale. Le fait capital est ici l’ictus, comparable à la commotion traumatique, et contre lui le trépan est impuissant.

Il y a, cependant, une variété d'ictus apoplectique qui est une indication opératoire : c’est l’ictus qui marque souvent le début des symptômes de compression par hémorrhagie dans la pachyméningite hémorrhagique . Le diagnostic , sans doute , n’est pas toujours facile, mais d’ordinaire il est possible, en particulier par l’analyse exacte des symptômes plus ou moins mal caractérisés dont le malade souffrait, avant l’attaque, depuis un temps variable. Après cette période apoplectique, il peut survenir des accidents de compression localisée, quelquefois des crises d’épilepsie jacksonienne alors encore il conviendra de trépaner, en obéissant aux règles générales que nous avons tracées, et dans les quelques cas publiés on a obtenu des succès remarquables alors que, abandonnée à elle-même, la lésion est d’un très mauvais pronostic.

Nous ne voulons pas développer davantage ces données cliniques : il nous faudrait résumer toute l’iiistoire des hématomes de la dure-mère, telle qu’on la trouve dans les traités de pathologie

Page 1