Velpeau. Ihèse de Concours, Paris, 1834, p
2. Cependant E. L.anphear (Jourii. of lhe am. med. Chicagc, 1893, t. XXI,
p. 147) a publié deu.K observations avec une amélioration et une mort. — Dercüm et Keen [Journ. of nerv. andment. dis., 1894, p. 386 et 604) ont également deux cas, avec une amélioration et une mort. — Evans, Lancet, London, 31 août 1893, t. II, p. 528. Fille, cinq ans, ayant la coqueluche. On la trouva un matin dans le coma; mydriase, pouls et respiration ' ralentis. Le lendemain, trépanation sur le pariétal droit et en insinuant une sonde sous la tente du cervelet on donne issue à du liquide céphalorachidien mêlé de sang. Mort en dix heures. Pas d’autopsie.
3; Voyez par exemple une observation (sans intervention) de Eüstace, Dublin Journ. ofmed. sc., !'>'■ nov. 1893, t. CCLXIII, p. 369. — L’indication opératoire dans la pachyméningite hémorrhagique est posée nettement par Duponchkl, Bull, de la Soc. méd. des hôp., Paris, 27 juillet 1888, 3“ s., t. V, p. 332. — Audry [Lyon méd., 12 août 1888, t. LVIII, p. 519) a publié un cas où des hématomes symétriques des fosses occipitales ont produit de l’amblyopie.
RELIQUATS DTIÉMORRIIAUIE CÉRÉBRALE
interne. Il nous suffira d’analyser les quelques observations chirurgicales que nous avons pu réunir :
Lépine et Jaboulay Un alcoolique de vingt-neuf ans, présentant depuis cinq ans quelques crises épileptiques, tomba dans un escalier et resta dans le coma; en quatre jours le coma cessa, mais il persista de l’aphasie avec hémiparésie droite, et il y eut quelques crises d’épilep.sie jacksonienne. Au dixième jour, Jaboulay trépana sur l’extrémité inférieure de la scissure de Rolando et rapidement les symptômes cessèrent.
P. Michaux Un homme de trente ans, alcoolique, sujet depuis un an à des céphalées intenses, tombe sans connaissance et reste dans le coma, avec monoplégie brachiofaciale droite ; puis on constate de l’aphasie et enfin se déclarent des crises jacksoniennes. Au bout de quarante-huit heures, trépanation sur l’extrémité inférieure de la scissure de Rolando. Guérison.
Mc Cosn^ Une fille de six ans et demi, épileptique et petite-fille d’épileptique, présenta une hémiparésie droite passagère. Après trépanation, on trouva sous la dure-mère un épanchement de pachyméningile, et on obtint une guérison qui se maintenait au bout de deux ans; il persistait seulement un léger degré de parésie.
2“ Reliquats d'hémorrhagie. — Dans l’observation de Mc Cosh que nous venons de résumer, il s’agit d’un foyer hémorrhagique ancien, et ce succès suffit pour infirmer la conclusion abstentionniste de Bergmann. Pour les foyers de pachyméningite, la discussion ne nous paraît guère possible. Mais pour l’hémorrhagie cérérale, la question est bien moins avancée, car les observations sont rares. Nous lisons, il est vrai, dans un article de Norbury * que, dans le Gaillard' s medical Journal^ Chambonier a relaté 31 cas d’hémorrhagie non traumatique opérés par lui sans aucun décès; l’hémiplégie et la contracture auraient cessé après l’ablation de vieux caillots.
C’est là une série importante : mais la cessation de la contracture hémiplégique va mal avec ce que nous savons sur le rôle du
1. Lbpinb, Bull, de V Acad, de mCd., Paris, 1889, l. XXII, p. 115.— JAnoui.AV, Arch. prov. de cliir., 1893, p. 174, obs. XXIV. — Mouisset, Lijoiiméd., 1889, t. LXII, p. 204.
2. P. Michaux, Contjr. franç. de chir., Paris, 1891, t. V, p. 140.
3. Mc. Gosii, Am. Journ. of med. sc., Pliilad., mars 1894, l. CVII, p. 242, obs. IV.