‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 218 sur 305 · Voy. p · texte numérisé non relu

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2. Macewen, Brit. med. Journ., London, 11 août 1888, t. H, p. 302, obs. \ll.

3. Observation publiée dans la thèse de Dumas (Paris, 1888-1889, n® 323, p. 7o).

4. Lucas-Champioknièhe, Bull, et mém. de la Soc. de chir., Paris, 1891, t. XVIt, p. 434, obs. VII.

RAMOLLISSEMENT. ENCÉPHALOPATHIES ATROPHIQUES DE L’ENFANCE 4Î>9

3" Foyers de ramollissement. — L’ouverture chirurgicale des foyers corticaux de ramollissement spontané sera toujours très exceptionnelle. Nous ne pouvons que nous borner à résumer, sans commentaires, l’observation suivante de Lanphear ‘. Il convient de faire remarquer que dans ce cas on ne peut affirmer avec précision s’il s’agit d’un vrai ramollissement ou d’un reliquat bémorrbagique.

A. M..., cinquante-six ans, a eu il y a six ans une hémorrhagie au niveau du centre du bras et du langage ; d’abord coma complet, puis le malade reprit ses sens et fut hémiplégique; puis il recouvra l’usage de la jambe. Actuellement, l’aphasie est presque totale; l’agraphie est à peu près complète. Paralysie complète du bras droit. 11 a de temps en temps des impulsions qui le poussent à attenter aux jours de sa femme. Il a souvent des céphalées et une sensation de constriction autour de la tête. Sur la demande expresse du malade, on l’opère le 27 juin 1892. On enlève une portion considérable du crâne au niveau de la région malade, on incise la dure-mère; on trouve la pie-mère infiltrée, on l’incise et il s’écoule un flot de matière cérébrale ocreuse et de débris. Lavage de la cavité avec une solution stérilisée, et la cavité étant aussi pleine que possible de ce liquide stérilisé, on suture la dure-mère, on replace les os. Pas de drainage; pansement au bichlorure. Le malade est complètement guéri en juin 1893 de ses impulsions et de ses maux de tête.

4“ Encéphalopathies atrophiques de l’enfance. — On observe assez souvent des enfants qui, avec des modifications plus ou moins accentuées de l’intelligence, présentent le syndrome clinique spécial de V hémi'pléqie — ou plus rarement de la monoplégie — spasmodique infantile^. Les causes sont très variables, les lésions originelles de môme, mais de leur formation tout au début de la

■1. Lanpheak, Univ. med. Magaz., juillet 1893, t. Il, p. 78S. — A. Stahu [Monogr. cil., p. 14o) relate une observation où, ayant diagnostiqué un caillot sanguin, il fit trépaner le malade par R. -F. Weir. On trouva un ramollissement cortical. Guérison opératoire. Résultat nul. — D’après Chipault [loc.cit., t. 1, p. 331), Gi.eghoiin [Inlerc. med. Congr. of Auslr., 1892, p. 368) a publié une observation.

2. Voyez P. Maiue, art. Hémiplégie du Dict. encycl. des sc. méd., Paris, 1888. Pour les conditions de l’intervention chirurgicale, consultez A. Stahh, New- York med. Joiirn., 20 juin 1891, t. 1, p. 724; Journ. of. nerv. and ment, dis., juillet 1891, t. XVllI, p. 464.' Med. rtec., New-York, 28 janvier 1892, t. I, p. 8S9; Monogr. citée, cliap. m, p. 94.' Nous ferons remarquer que Starr réunit dans ce chapitre ces faits ii ceux qui concernent I idiotie microcéphalique, ce qui nous paraît vicieux. De là des confusions entre la trépanation et la crâuiolomie. Sur un cas traumatique, voy. Mathieu Vronr. méd., Paris, 1888, p. 29. ’ ' '

ENCEPHALOPATHIES ATROPHIQUES DE L’ENFANCE

vie, alors que la structure du cerveau est encore imparfaite, résultent des conditions anatomiques et cliniques toutes particulières.

Ce qui domine, en clinique, c’est la contracture ou l’athétose, liées à la dégénération ou d’ordinaire à l’arrôt de développement du faisceau pyramidal, une fois détruite l’écorce par un processus quelconque.

Contre l’atrophie et la sclérose cérébrales, nous ne pouvons rien; de même contre les dégénérations secondaires qu’elles entraînent. Nous ne pouvons donc espérer que l’hémiplégie guérira. Mais il n’est pas rare que chez ces sujets la lésion se complique soit de pseudo-porencéphalie, soit de cavités kystiques plus ou moins vastes et complexes. Alors se joignent à l’hémiplégie des convulsions épileptiques plus ou moins localisées*, et c’est dans ces conditions que nous sommes en droit de trépaner.

Le résultat dépendra, pour beaucoup, de la lésion que l’on découvrira, et que la plupart du temps on n’aura pas pu diagnostiquer à l’avance.

Déjà nous avons dit quelques mots de la porencéphalie que peuvent provoquer des traumas crâniens subis en bas âge% et nous avons fait voir que la trépanation y fournit des résultats médiocres, sinon mauvais. Dans les cas non traumatiques il en est de même, et à un succès de Kocher ’ nous pouvons opposer un échec de Forest Willard L

Mais les simples kystes, eux aussi fréquents % sont chirurgicalement curables. Leur drainage peut s’effectuer sans danger, et il est efficace pour guérir, pour amender tout au moins, les convulsions épileptiques, pour amender la déchéance intellectuelle et les paralysies. C’est ce que l’un de nous a observé très nettement chez le malade suivant®.

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