Cité par Bepnard, loc. cit., p
TRÉPANATION POUR MÉNINGITE TUBERCULEUSE
modificatrice directe et étendue. Quant à la trépanation simple, son seul point comparable à ce que produit la laparotomie pour péritonite tuberculeuse, c’est l’évacuation du liq-uide ventriculaire sécrété en excès, sous forme d’hydrocéphalie aiguë.
Celte évacuation peut-elle suffire pour procurer la guérison? Une observation id’Ord et Waterhouse * tend à le prouver : une fillette de cinq ans, chez laquelle la symptomatologie paraît assez caractéristique, fut soumise au drainage sous-arachnoïdien postérieur, par le procédé de Morton’ et guérit en un mois.
Faut-il, avec Yariot’, élever des doutes sur la réalité du diagnostic dans ce cas et proclamer que la méningite tuberculeuse reste chirurgicalement incurable? Ce serait imprudent. Mais il serait imprudent, aussi, d’accepter le fait les yeux fermés et d’oublier qu’en tout cas une observation ne suffit pas pour asseoir un jugement. C’est donc dans le traitement palliatif que nous continuerons à ranger le drainage de l’hydrocéphalie aiguë : et nous allons voir que ce traitement palliatif n^esl, lui non plus, pas bien brillant.
2® Traitement palliatif . — Si nous ne croyons pas qu’en théorie l’évacuation du liquide hydrocéphalique puisse être comparée à celle du liquide ascitique, il n’en reste pas moins vrai que dans la méningite tuberculeuse l’évolution symptomatique, souvent hors de proportion avec les lésions tuberculeuses constatées à l’autopsie, est pour une bonne part sous la dépendance de l’hydrocéphalie aiguë, à peu près constante : personne n’ignore que la méningite tuberculeuse a été autrefois décrite sous le nom d’hydrocéphalie aiguë*.
Il n’est donc pas étonnant que depuis longtemps déjà — et Bricheteau en fait mention en 1829 — on ait eu l’idée de soulager les malades par l’e^ponction des ventricules latéraux® : mais cette idée ne