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HYDROCÉPHALIE

Variétés anatomiques et cliniques. — On désigne sous le nom d’hydrocéphalie l’accumulation en excès du liquide céphalorachidien à l’intérieur de la cavité crânienne. Ce n’est pas une maladie, mais simplement une lésion qui peut relever de maladies diverses, par un mécanisme qui n’est pas toujours bien élucidé. Cette notion mérite d’être mise en vedette dès le début de cet article, car elle seule est capable de nous faire comprendre ce que valent les diverses méthodes thérapeutiques proposées et mises en œuvre.

1° Variétés anatomiques. — Selon que le liquide est épanché dans les ventricules qu’il dilate, ou en dehors des lobes cérébraux qu’il aplatit contre la boîte du crâne, on a l’hydrocéphalie ventriculaire.^ surtout marquée dans les ventricules latéraux, et l’hydrocéphalie externe ou périphérique, dont le liquide se trouve à la surface externe du cerveau, dans l’espace qui existe entre la pie-mère et l’arachnoïde, surtout abondant à la hase du crâne, et au-dessous du cervelet ; Ch. West, pourtant, en son Traité des maladies de re7ifance'^, a essayé d’établir l’unité anatomique de l’hydi’océphalie, en admettant que l'hydrocéphalie externe serait due à l’irruption du liquide hors d’un ventricule hydropique : consécutivement le tissu nerveux serait revenu sur lui-même.

Cette théorie n’a pas un bien grand intérêt, au point de vue purement pratique où nous nous plaçons. Elle a cependant été invoquée par Vautrin (de Nancy) à propos d’une tentative chirurgicale récente’. Ayant opéré un enfant de deux mois, atteint d’hydrocéphalie congénitale, Vautrin constata que le liquide était

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