‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 242 sur 305 · Yoy. p · texte numérisé non relu

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DAN(iERS DES PONCTIONS ET DU DUAINACE

un couteau en forme de lancette, de manière h inciser longitudinalement la paroi postérieure du sac durai. J’ai eu l’occasion do constater plusieurs fois que cette incision siégeait bien où j’avais voulu, et qu’elle n’avait produit aucune lésion des nerfs de la queue de cheval. Dans deux cas d’hydrocéphalie infantile, elle a manifestement entraîné un œdème de la région sacro-lombaire et un abaissement durable de la pression intradurale, œdème et abaissement dus sans doute, l’un et l’autre, à l’écoulement persistant du liquide céphalorachidien. »

Dangers des pondions et du drainage. — Quel que soit le procédé employé, quelle que soit l’affection traitée, l’évacuation immédiate du liquide céphalorachidien et le drainage consécutif doivent être lents* ; que si l’on fait la ponction non suivie de drainage, on devra préférer les ponctions répétées avec évacuation modérée, aux évacuations abondantes, en une seule séance.

Pour la ponction crânienne simple, déjà il y a une cinquantaine d’années ce précepte, malgré les assertions de Malgaigne*, était considéré comme valable par tous les auteurs qui s’étaient occupés de la question, et actuellement il semble définitivement établi.

La ponction lombaire est tout à fait comparable à la précédente. On peut la considérer comme une opération assez bénigne, mais quoi qu’on en ait parfois prétendu, elle présente des dangers réels. Comme le dit Chipault dans une étude récente ’ : « Môme en laissant de côté la possibilité d’une infection méningée, qu’il suffit d’être propre pour éviter, la ponction reste encore susceptible d’un certain nombre d’accidents. Parfois, ils sont bénins et consistent eu une simple élévation de la température avec convulsions généralisées, céphalée intense et ne durant que quelques minutes ou quelques heures; parfois ils sont graves : l’ hyperthermie considérable, la petitesse excessive du pouls, la lenteur extrême de la respiration, mènent en quelques heures à une mort plus ou moins rapide.

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