‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 243 sur 305 · Voy. pp · texte numérisé non relu

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2. .Maloaione, ïiulL gén. de thérap., Paris, 1840, t. XIX, pp.232 et 234. Dans ce cas, l’enfant, opérée le 25 avril, est morte le 19 mai. Il faut d’ailleurs reconnaître que les accidents cérébraux immédiats ont été légers et bien supportés.

3. Chipault, Tribune médicale, 1895, p. 151 ; Gaz. hebd. des sc. méd. de Bordeaux, 1895, p. 482.

DlîAINAGE VENTRICULAIUE POUR HYDROCÉPHALIE

Des exemples ont été cités à la suite de ponctions dans l’hydrocéplialic simple (Quincke), dans l’hydrocéphalie symptomatique des tumeurs (Lichtheim), dans les méningites tuberculeuses (Quincke, Wall). Dans quelques-uns de ces cas, on a constaté — et c’est une constatation qui, croyons-nous, est valable pour tous — une congestion intense des centres nerveux ; sans doute l’encéphale, hyperhémié avant la ponction, n’a pu supporter l’afflux sanguin nouveau, résultant de l’écoulement du liquide céphalorachidien et de l’abaissement consécutif de la pression intracrânienne. Il est donc plus que probable que les évacuations peu abondantes ont beaucoup moins de chances de provoquer ces accidents que les évacuations larges; nous aurons à revenir sur les conséquences pratiques de cette constatation*. »

Quant au drainage intraventriculaire, ses dangers ne sont plus à démontrer ; un nombre considérable des opérés ont succombé en quelques heures. C’est pour cela que Keen a conseillé de drainer soit avec un faisceau de crins de Florence, soit avec une cheville de bois simplement écbancrée en un point de sa circonférence. De la sorte, l’écoulement du liquide est lent. Avec un drain en caoutchouc, au contraire, il est souvent trop rapide. Une observation de Keen montre bien l’intérêt qu’il y a à éviter une décompression cérébrale brusque : des convulsions dues à l’écoulement trop rapide du liquide ventriculaire furent modérées séance tenante par l’injection d’eau salée dans le ventricule drainé L

On aurait tort, toutefois, de croire que le drainage libre, avec un tube de caoutchouc, soit constamment mortel et définitivement condamné. L’un de nous l’a pratiqué quatre fois et a obtenu un succès, une mort assez tardive, le sujet ayant une volumineuse tumeur cérébrale, deux morts rapides seulement. Il convient d'ajouter

1. Nous citerons encore un travail tout récent de Fürbringer [Centr. f. inn, Med., Leipzig, 4 janvier 1896, p. 1) sur la mort subite après la ponction lombaire.

2. Dans l’observation citée p. 509 et où Keen a cherché à pallier, par le drainage ventriculaire bilatéral, les accidents causés par une tumeur du cervelet, l’irrigation ventriculaire â l’eau boriquée a été également pratiquée et bien supportée. Divers auteurs attribuent à l’un de nous un lavage analogue; ainsi Masse et Woolonghan, loc. cit., p. 34; et notre maître F. Terrier {Progr. méd., Paris, 12 oct. 1895, t. Il p. 226) spécifie même que c’est avec de l’eau boriquée à 8 p. 1000. Or nous n’avons jamais lavé les ventricules que nous avons ponctionnés ou drainés.

DUAINAGE VENTRICULAIRE POUR HYDROCÉPHALIE

que les deux premiers malades étaient des enfants assez âgés, â crâne soudé et modérément volumineux, tandis que ceux qui ont succombé étaient de jeunes enfants à hydrocéphalie progressive, consécutive une fois à l’ahlation d’un spina bifida sous-occipital. Une de ces observations est relatée dans un des chapitres précédents (ohs. XXV); voici les trois autres :

Observatio.n XXVIII. — Hydrocéphalie ventriculaire. Drainage. Amélioration. (A. Broca, Rev. de chirurgie, 10 janvier 1891, p. 39. Observation

un peu résumée).

Le nommé Cap... est âgé de trois ans. L’enfant serait venu au monde avec la tète normale.

Vers sept mois, il a eu une forte convulsion. Depuis cet âge, il a souffert de temps à autre de convulsions, moins fortes il est vrai ; le sommeil a toujours été agité, mais surtout la mère dit que c’est à partir de ce moment que la tête a commencé à grossir, et on n’a pas tardé à remarquer « qu’elle était marquée d’une croix » par des rigoles « comme une côte de melon ».

L’enfant ne s’était jamais bien tenu sur les bras, toujours il avait été (c mou » et il avait fallu le porter à deux bras. Cette faiblesse musculaire générale a d’ailleurs toujours persisté, et l’enfant n’a jamais pu marcher, jamais davantage il n’a pu parler.

Il y a un an, est survenue une nouvelle attaque convulsive grave, qui a duré pendant quelque temps et a laissé à sa suite une hémiplégie droite passagère. Les convulsions, qui se répétaient un grand nombre de fois dans le jour et dans la nuit, occupèrent d’abord le membre supérieur droit, projeté brusquement en avant comme pour donner un coup de poing.

Puis, survinrent des secousses analogues dans le membre inférieur droit. Au bout de quinze jours environ, ces convulsions diminuèrent beaucoup, dans le bras d’abord, puis dans la jambe. Mais elles furent remplacées par une hémiplégie incomplète avec contracture. Le membre supérieur était dans la flexion, les doigts ne remuaient guère, mais peu à peu, en quelques semaines, la contracture disparut, ne laissant à sa suite que de la maladresse de la main.

L’enfant semblait alors commencer un peu à poser le pied par terre, en étant soutenu sous les aisselles, lorsqu’il y a trois mois (fin de juin ou commencement de juillet 1890) il fut pris de nouvelles convulsions, occupant celte fois les membres gauches, le supérieur d’abord, puis l’inférieur. Il en resta une hémiplégie gauche avec contracture.

L’aspect du crâne est caractéristique : son volume, trop considérable,

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