‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 248 sur 305 · E>00 ROLE DE LA SYPHILIS, DES MÉNINGITES DANS L’HYDROCÉPHALIE · texte numérisé non relu

E>00 ROLE DE LA SYPHILIS, DES MÉNINGITES DANS L’HYDROCÉPHALIE

phalies qui surviennent chez les syphilitiques, surtout en cas de syphilis he'réditaire. Chez les adultes, cela s’observe surtout par gommes du mésocéphale; ces gommes ont une action mécanique identique à celle des autres tumeurs de la môme région*, c’est une question de siège et non de nature. Dans la syphilis héréditaire, il peut en être de même, mais le fait est assez rare, et d’ordinaire on ne trouve à l’autopsie aucune lésion bien localisée et bien caractéristique. Mais le fait est que les sujets atteints d’hydrocéphalie congénitale ou débutant en bas-âge, sont souvent tarés par la vérole, et il est incontestable que le traitement spécifique est parfois doué d’une efficacité réelle. L’un de nous a soigné avec succès, à l’hôpital Trousseau, un garçon de 18 mois qui présentait, avec une hydrocéphalie légère, un décollement épiphysaire de l’extrémité supérieure de l’humérus gauche. Il a vu par hasard, il y a quelques jours, un enfant auquel Fochier (de Lyon) a enrayé de la sorte une hydrocéphalie consécutive à l’extirpation d’un spina-bifida^ Heller a publié il y a quelques années une guérison complèteL

Gela prouve donc que toujours on devra tenter l’action du traitement spécifique. On saura d’ailleurs que l’échec ne démontrera pas que la syphilis doive être mise hors de cause : elle peut fort bien avoir entraîné une sclérose oblitérante définitive, rebelle à l’iodure ! et au mercure*.

B. Méningites. — La méningite tuberculeuse est, de toutes les méningites, celle où l’hydrocéphalie a le plus, de tout temps, frappé les observateurs : mais nous avons déjà étudié son traitement chirurgical*.

Dans les autres méningites, l’hydrocéphalie a été jusqu’à présent moins étudiée ; on ne connait guère son rôle, son intensité, ses

1. Voy., p. 496, notre obs. personnelle, et plusieurs autres, p. 509.

2. Fochiek a signalé ce fait au Congrès de chirurgie, en 1894, à la suite de la communication où l’un de nous a montré que presque tous les sujets guéris opératoirement de spina-bifida deviennent hydrocéphales ; il n’en est pas fait mention au procès-verbal. L’enfant a été présenté en octobre 1895 à la consultation de l’hôpital Trousseau. 11 s’élève bien; on reconnaît d’ailleurs immédiatement par l’inspection du crâne qu’il a été hydrocéphale.

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