‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 25 sur 305 · LOCALISATIONS MOTRICES, MEMBRE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

LOCALISATIONS MOTRICES, MEMBRE INFÉRIEUR

Localisations motrices — 11 est bien établi que les detix circonvolutions ascendantes — pariétale et occipitale — sont le centre de figure de la zone motrice. Tl y a sans doute quelques divergences sur la limitation exacte : Charcot et Pitres, Nothnagel n’y font pas rentrer le ])ied des trois frontales auxquelles, au contraire Ferrier, Horsley, Seguin, II. Ilun attribuent des propriétés motrices; on discute sur la participation plus ou moins grande des circonvolutions pariétales. Mais ces désaccords — dont une partie tient certainement à la variété des animaux sur lesquels on opère — n’ont aux yeux du chirurgien qu’un intérêt restreint, car il reste immuable que les centres moteurs sont groupés autour de la scissure de Rolando, dans un ordre bien déterminé, et que, d’autre part, l’action de l’écorce sur les membres est croisée.

1“ Membre inférieur. • — Le centre moteur d’un membre infé-

Fig. 36. — Lésion d'uno hémiplégie totale d origine corticale (les deux circonvolutions

ascendantes).

rieur occupe le 1/3 supérieur des deux circonvolutions ascendantes du côté opposé, y compris le lobule ovalaire ^

1. Vuy. L. Landouzy, Gontrib. à l’étude des coiivuls. et parai. liées aux méninfioencéph. fronto-pariétales. T/t. dedacl., Paris, 1870, n» 101. - PimKS, Rech. sur les lés du centre ovale et des hémisph. céréb. éliid. au point de vue des localis. cérébr.' Th. de docl., Paris, 1877, n° 201. — Ciiaiicot et Pjthks, Heu. mens, de méd cl chir 1877 p. 454. Nouvelle contrib., etc., ihid., 1878-1879, p. 151. Etude critique, etc., Rev. de méd., 1883, p. 329, 425, 041,841. Sur quelques points controversés de la doctrine des localisations cérébrales, Arch. clin, de llordeaiix, septembre 1894, t. Itl, n» 9, p. 390.

1. Charcot fait jouer un rôle prépondérant au lobule ovalaire. Voy. Gaz hebd de méd. et c/»>., Paris, 1891, l'p. 313.

LOCAI,ISATIONS MOTHICES, MEMBRE INFÉRIEUR

Pour H. Hun, il appartient surtout à l’extrdmitd supérieure (le la pariétale ascendante et au pied de la première pariétale ; pour Ferrier, l’extrémité supérieure de la frontale ascendante commande aux mouvements associés des bras et des jambes, dans 1 action de grimper, de nager par exemple.

Fig. 37. — Lésion d’une monoplégie corticale brachio-faoialo (moitié inférieure des deux circonvolutions ascendantes).

Pour Seguin, l’extrémité supérieure des deux circonvolutions ascendantes régit les mouvements de la cuisse et de la hanebe ; le lobule ovalaire, ceux de la jambe et des orteils

Fig. 38. — Lésion d’une monoplégie corticale brachiale (partie moyenne, des deux circonvolutions.

Horsley et Sebafer’, au contraire, n’ont pas trouvé ici avec netteté la dissociation en centres secondaires qu’ils ont constatée dans le centre des membres supérieurs ; pourtant l’excitation minima d’un point situé au niveau de l’extrémité supérieure de la

1. IIonsLEY et Scii.EKER, Proceectings of lheroxj al Society, London, 1883-1884, 1. XXXVl, p. 437.

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