Gt.YM et Thomas, Lancet, London, 2 nov. 1895, p
2. Neuraïii [Club mécl. de Vienne, 30 oct. 1893; Wien. med. Presse, p. 1720) a récemment publié l’autopsie d’un enfant de onze ans chez lequel existait une hydrocéphalie avec occlusion du tn;u de Magendie par leptoméningite locale, probablement consécutive à la scarlatine.
IIYDllOCÉPUAUE DITE ESSENTIELLE
nous fournissant du liquide céplialorachidien que l’on peut examiner histologiquement, bactériologiquement et chimiquement. Nous aurons donc, à l’avenir, des observations complètes et probantes, où la nature du mal sera élucidée; mais actuellement, les documents nous font défaut, et cette critique générale s’adresse aux méningites réputées tuberculeuses guéries avec ou sans intervention chirurgicale. Tout ce que nous pouvons conclure, c’est que dans certaines méningites, de nature indéterminée mais curables, l’hydrocéphalie aiguë, subaiguë ou chronique s’établit et cause par elle-même des accidents spontanément irrémissibles, mais capables de céder après l’évacuation du liquide, ce liquide ne se reproduisant pas.
Lorsqu’on diagnostiquera une de ces hydrocéphalies, le mieux sera de s’adresser d’abord à la ponction lombaire. On vérifiera de la sorte si l’évacuation du liquide amène une amélioration symptomatique, et si, dès lors, il y a soit hydrocéphalie externe, soit hydrocéphalie interne avec perméabilité du trou de Magendie. Si l’on juge ensuite qu’une intervention plus complète est indiquée, il nous est impossible de formuler des règles précises. Sachons seulement qu’aucun des trois chirurgiens cités n’a drainé : la simple ponction leur a suffi. Deux faits sont insuffisants pour que nous puissions conclure, d’autant plus que chez le malade de Mayo Robson, on cherchait un abcès auriculaire et c’est, à vrai dire, par hasard qu’a été instituée la thérapeutique efficace.
G. Tumeurs. — Nous n’avons rien à ajouter à ce que nous avons dit précédemment sur le traitement palliatif des tumeurs cérébrales accompagnées d’hydrocéphalie, sur les indications de la trépanation simple, de la ponction ou du drainage des ventricules*.
D. Hydrocéphalie essentielle. — 1° Indications thérapeutiques générales. — L’épithète « essentielle » ne veut rien dire : elle peut tout au plus servir à masquer notre ignorance. Elle signifie seulement qu’à l’autopsie de certains enfants hydrocéphales, on ne trouve aucune lésion causale nettement caractérisée. A mesure que nos moyens d’investigation se perfectionnent, ces faits deviennent 1. Voy. p. 437.
HYDROCÉPHALIE DITE ESSENTIELLE
plus rares et nous méconnaissons moins qu^aulrefois certains arrêts de développement, certaines lésions pathologiques. C’est ainsi qu’il y a quelques années, Cliiari * a mis en évidence le rôle fréquent des lésions du cervelet dans l’hydrocéphalie congénitale.
Aucune conclusion ne peut être tirée des cas où, le sujet étant mort, l’autopsie n’a pas été pratiquée. Bien peu probants aussi sont ceux où la guérison aurait été obtenue, en mettant à part, bien entendu, les malades qui ont dû le salut au traitement antisyphilitique. Ils prouvent tout au plus que quelquefois la lésion causale est soit éteinte, soit d’une importance secondaire relativement à l’hydrocéphalie qu’elle a engendrée.
En fait, nous ignorons tout, nous ne pouvons donc que tâtonner dans nos essais thérapeutiques, et dès lofs, personne ne s’étonnera que les résultats soient jusqu’à présent des plus médiocres. Si bien que divers auteurs conseillent de renoncer à des tentatives opératoires trop souvent mortelles et anatomiquement frappées d’impuissance : c’est, par exemple, l’opinion très nette de Picqué et Février, de BilhautL Nous sommes loin d’être enthousiastes, mais nous croyons qu’une désespérance aussi absolue dépasse les bornes et que dans certaines conditions l’intervention opératoire peut donner sinon des guérisons, au moins des améliorations appréciables. On objecte alors, nous le savons, qu’il ne s’agit pas d’hydrocéphalie « vraie » et c’est, par exemple, la critique adressée à l’observation publiée en l’année 1891 par l’un de nous.
Dans ce cas, le drainage ventriculaire a été bien supporté et il a fait cesser un phénomène spécial, une contracture, d’un bras. Est-il utile, pour arriver à ce mince résultat, d’entreprendre une opération grave, chez un enfant destiné à rester idiot? On est parfaitement en droit de le contester, et l’analyse de notre pratique personnelle va prouver que nous ne sommes pas loin de cet avis. Mais dire que le drainage ventriculaire ayant été pratiqué 12 fois avec 11 morts rapides et 1 seul succès opératoire, celui