‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 253 sur 305 · RÉSULTATS DU DRAINAGE · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DU DRAINAGE

Nous A^oilà loin des conclusions radicales données par Keendans son étude initiale! Loin d’ôtre bénin, le drainage ventriculaire est

spontanée d’un spina-bifida. Tentative inutile de réincision de ce dernier. Trépanoponction; drainage avec des crins; mort en quelques heures, avec 41 degrés. Pas d’autopsie. — Mayo Robson, Bvit. med. Journ., London, 6 déc. 1890, t. II, p. 1292. Trépanation et drainage du ventricule (drain de caoutchouc) chez un enfant atteint d’hydrocéphalie chronique consécutive au traitement d’un spina-bifida par l’injection de Morton. Ecoulement très abondant du liquide ; mort avec convulsions. A l'autopsie, cerveau revenu sur lui-mômeau point que l’extrémité du tube était située entre la dure-mère et le cerveau. — TiiiniAR, cité par A. Broca, Rev. de chir., 1891, p. 39. Fille, trois ans; début à sept mois. Trépanoponction du ventricule, avec une sonde en gomme qu’on oblitère avec un fosset; malgré cela, le liquide filtre. Mort en trente-six heures. — Piiocas, Rev. mens, des mal. de l'enf., Paris, 1892, p. 73. Garçon, onze mois; drainage avec des crins. Mort en cinq jours, de méningite. — r Tchernomow Zarernowski, Vralch, Saint-Pétersbourg, 1893, n“® 32 et suiv. Garçon, quatre mois; 3 ponctions, à huit jours d’intervalle, suivies de compression; amélioration considérable. Puis ponction avec un trocart qu’on enfonce au niveau de l’angle postéro-supérieur du pariétal et qu’on fait ressortir à 4 centimètres en avant. Puis sur un stylet laissé dans la plaie on glisse une sonde molle n» 12, en séton. Ce drain est retiré quatre jeurs après, mort trois jours plus tard. — Cuaffey, B7'it. med. Journ., 31 janvier 1891, t. 1, p. 102. Garçon, quatorze mois. Ponction avec un trocart dont on laisse la canule à demeure en y fixant un tube de caoutchouc plongeant dans une solution saline ; toutes les trois heures on ouvre le robinet et on laisse s’écouler une drachme de liquide. Mort en trois jours. — Lowson, Brit. med. Journ., 21 mars 1891, t. I, p. 636. Garçon, sept ans ; fontanelles closes. On fait à l’os un trou avec un perforateur et on ponctionne avec un trocart qu’on laisse en place comme dans le cas précédent. Amélioration (motilité, vision). Dans la nuit du cinquième jour, la canule sort, et on la remet en place ; le septième jour, elle s’enfonce et se perd ; mort le lendemain. A l’autopsie, la canule est dans le ventricule. — PiCQUÉ {Thèse de doct. de Chapdelaine, Paris, 1891-92, n® 184; p. 48). 1® Enfant opéré de spina-bifida le 23 oct. 189ü (Soc. de chir., 1891, t. XVII, p. 238); peu après, hydrocéphalie. Trépanoponction (procédé de Keen), le 1®' févr. 1891; drain de caoutchouc. Mort en quelques heures. 2® Garçon opéré en mai 1891 d’un spinabifida lombaire. Le 9 septembi’e, drainage par le procédé de Pott (incision de la fontanelle antérieure). Mort en quelques heures. — Keen, cité par A. Broca, Rev. de chir., 1891, p. 39. Garçon, trois ans et demi; début à quatre mois. Le 3 mars 1889, .drainage du ventricule gauche (crius); le 7 mars le drainage était insuffisant, opéré à gauche et drainage avec un tube bouché par un fosset échancré laissant écouler 33 gouttes à la seconde. Accidents convulsifs, que Keen fit cesser par l’injection d’eau bouillie chaude. Mort en trente-six heures. — R. Pott, Jarhh. f. Kinderh., 1890, t. X.XXI, p. 34 et Münch. med. Woch., 1893, p. 304. Fille de sept semaines. Incision de la fontanelle antérieure, puis de la dure-mère en dehors du sinus latéral. Drainage. Mort en huit jours, avec fièvre déclarée le lendemain de l’intervention. — A. Broca, voy. p. 442 et 493. — D’.Vrcy Power, leçon tirée à part de Inlernational Clinics, t. (II, 3® série. Deux cas, deux morts. Ou trouvera encore dans ce mémoire un cas amélioré par la ponction; trois méningites tuberculeuses trépanées sans succès.

2® Drainage extraventriculaire. — A. Parkin, Lancet, London, 18 nov. 1893, t. IL, p. 1244. Enfant de onze mois; début à 16 mois; paraît assez intelligent; circonférence de la tète, 48 centimètres; persistance large de la fontanelle antérieure'.

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HYDROCÉPHALIE DITE ESSENTIELLE

au contraire fort grave, et ses indications sont d’autant plus rares que, si le trou de Magendie est perméable, le drainage sousarachnoïdien est moins dangereux.

Il va sans dire que le drainage sous-arachnoïdien convient seul aux hydrocéphalies externes, comme dans les cas de Phocas, de Vautrin : le diagnostic clinique est d’ailleurs impossible, et c’est seulement au cours de Popération que, jusqu’à présent, on s’est rendu compte de celte disposition.

3" Résultats. Conclusions. — Avant de donner l’analyse de notre pratique personnelle et les conclusions auxquelles, pour notre propre compte, nous avons abouti, nous croyons utile de résumer ce qui résulte des travaux publiés par d’autres auteurs.

Ce que nous avons dit, pour exprimer les indications du drainage ventriculaire et sous-arachnoïdien, suffit, nous semble-t-il ; le drainage est dangereux. Presque tous les opérés étant morts, les résultats thérapeutiques ne sauraient être étudiés.

La ponction simple, au contraire, qu’elle soit crânienne ou lombaire, est opératoirement bénigne. Si l'on opère aseptiquement et si l’on procède à une évacuation modérée, l’enfant survit presque toujours, et souvent on a pu le soumettre à plusieurs

Drainage occipital sous-arachnoïdien, avec un faisceau de crins, le 26 juillet 1893. Amélioration remarquablement rapide; écoulement modéré, mais continu; drainage supprimé au dix-huitième jour ; exeat le 22 août. Le 13 octobre, bon état ; fontanelle molle, développement satisfaisant de l’enfant. — Pahrix a publié depuis {Lancet, 1893, t. Il, p. 1166) l’observation de deux hj’drocéphales traités ainsi. L’un, âgé de trois ans et demi, s’est nettement amélioré. L’autre, âgé de cinq mois, syphilitique héréditaire, a succombé. — Phocas, Rev. mens, des mal. de l’enf., Paris, février 1892, p. 15. Garçon, vingt-cinq mois; tête volumineuse; fontanelles ossifiées, nystagmus, névrite optique ; impossibilité de 1a station debout. Trépanation au-dessus du méat auditif; drainage sous-arachnoïdien (crins) maintenu pendant huit jours. Quatre mois après, la cécité persiste, mais l’enfant peut marcher. — Vautrin, <ia:. Iiebd. de méd. et cliir., 1893, p. 487. Enfant de deux mois ; hydrocéphalie congénitale peu à peu accrue; 78 centimètres de circonférence. Le 20 août 1892, incision à la pârlic supérieure du pariétal gauche, l’os est incisé au bistouri. Ponction de la dure-mère qui bombe et issue de liquide venant d’une vaste cavité où on iie sent pas le cerveau et où, en explorant, on perd un stylet. Incision large, pour introduire le doigt, extraction du stylet. Suture. Drainage avec un faisceau de crins. L’index avait senti au fond une masse molle qui devait cire le cerveau. Résultat d’abord favorable, mais l’enfant est emmené trop tôt par sa mère qui au bout de six semaines fit le pansement elle-même, retira les crins de Florence ; écoulement abondant de liquide. Mort. Pas d’autopsie. — Bimiaut, voy. p. 308.

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