DIAGNOSTIC DES CAUSES DE I/ÉPILEPSIE
luia immédialemeut,'el au bout de quelques jours disparut entièrement.
Le 14 février 1894, la malade est revue dans un état satisfaisant de santé : elle souffre encore quelquefois de légères migraines.
L’urine de la malade contenait une grande quantité d’albumine et de cylindres avec dépôt abondant de phosphate de chaux. Le diagnostic urémie avait été discuté et rejeté. Mc Bride, appelé en consultation, avait toutefois mis en doute l’existence d’une collection purulente.
On devra examiner avec grand soin l’état général du sujet, dépister l’hystérie ^ l’alcoolisme, pour lequel l’abstinence sera la pierre de touche, le diabète, la syphilis surtout. Que cette dernière soit acquise ou héréditaire, elle semble jouer un rôle de notable importance, et dès lors, principalement si les crises sont jacksoniennes, on soumettra le sujet avec rigueur au traitement antisyphilitique : sur cette pratique, nous n’aurions qu’à répéter ici ce que nous avons dit à propos des tumeurs*. L’échec de la médication spécifique ne devra toutefois pas faire conclure que la vérole ne doit être incriminée à aucun degré, car il semble que l’épilepsie puisse être parasyphilitique, comme le dit Fournier, c’est-à-dire soit provoquée indirectement par la syphilis ou ses reliquats et non par une lésion directement et complètement justiciable du traitement*.
D’autres recherches encore sur lesquelles nous ne saurions insister, sont celles qui permettront de diagnostiquer, par les symptômes concomitants surtout, les épilepsies plus ou moins nettes, plus ou moins généralisées, symptomatiques de la paralysie générale au début, des tumeurs cérébrales*, de l’atrophie cérébrale infantile®. Enfin, par l’anamnèse, par l’examen local attentif, on déterminera si le sujet a subi un trauma crânien dont il reste ([uelques traces, cicatrice ou enfoncement.
En cas de lésion traumatique, d’ailleurs, on aura soin de scruter