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ÉPILErSIE D'OUIEINE PÉRIPHÉIIIQUE
minulieusement les antécddcnts personnels el liérddilaires du malade, car de là résulleront à la fois et le pronostic et l’indication de prescrire avec plus ou moins de rigueur et d’intensitd le traitement médical par le bromure de potassium.
A côté de ce groupe important des épilepsies symptomatiques de lésions cérébrales, nous devons encore accorder une mention aux épilepsies réflexes d'origine périphérique.
On a recueilli chez riiomme bien des observations d’épilepsie par irritation nerveuse périphérique, semblable à celle que lîrovvn- Séquard a produite expérimentalement chez le lapin par lésion du sciatique.
Il n’est pas rare qu’une cicatrice cutanée quelconque constitue une zone épileptogène et qu’une pression exercée à son niveau fasse éclater l’accès ; et il est des cas où les convulsions se sont ensuite généralisées, débutant par le muscle qu’innerve le nerf lésé. Finalement, l’irritation va jusqu’au cerveau et au bout d’un temps variable l’épilepsie est constituée, l’aura continuant à partir de la cicatrice.
Cette épilepsie réflexe, d’origine traumatique et cicatricielle, est possible après une lésion occupant un point quelconque du corps. Il est à noter, toutefois, qu’elle s’observe surtout à la suite des lésions de la tête. La statistique de la guerre franco-allemande l’indique en chiffres éloquents* : sur 63 cas d’épilepsie réflexe traumatique, on en compte 46 consécutifs à des blessures de la tête, soit 0,57 p. 100 du total des blessures de guerre, et 17 consécutifs à des blessures des membres, soit 0,076 p. 100 des blessures.
Cette statistique doit faire faire des réserves sur la possibilité d’une lésion traumatique du cerveau, et on est conduit à admettre, avec Bergmann^, que, malgré l’opinion adverse, l’épilepsie dite réflexe, qui se développe à la suite d’une plaie de la tête, est due probablement, non point à une lésion des parties extérieures, mais
1. Voyez sur les épilepsies d’origine péripliérique : G.-E. Fiiottingiia.m, 'The Journal of lhe am. med. Assoc., 188T, t. IX, p. 300. — Stevens, New-Yorh med. Jotirn., 1887, t. I, p. 622 et 443. — Cii. Fèhk, Ipc. cil., p. 297 et 498. — Bl-ri.ure.vox, loc. cil., p. 175. On y trouvera des documents nombreux.