‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 278 sur 305 · ÉPILEPSIE D’ORIGINE PÉRIPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

ÉPILEPSIE D’ORIGINE PÉRIPHÉRIQUE

à une contusion du cerveau, qui reste méconnue, parce que, limitée, petite, elle n’a pas causé de symptômes de foyer, A chaque instant des contusions par balles mortes, des plaies extérieures sans enfoncement appréciable s’accompagnent d’un enfoncement limité à la table interne et se compliquent ainsi d’une offense du cerveau; cet enfoncement n’est môme pas nécessaire : vu l’élasticité du crâne, on peut admettre une contusion faible du cerveau sans fracture de la table interne.

Des réserves s’imposent donc, pour les cicatrices crâniennes, sur la pathogénie de ces épilepsies réflexes et sur les déductions thérapeutiques qu’on en tire. On ne saurait contester la réalité des guérisons parfois obtenues par des opérations limitées aux parties molles', mais on aurait tort de compter sur les succès de ce genre.

Ce qui est certain — et alors une lésion traumatique du cerveau ne saurait être en jeu — c’est que les cicatrices des membres peuvent être épileptogènes et qu’alors une intervention chirurgicale portant sur la cicatrice peut avoir une influence heureuse. Ainsi, Nothnagel a réuni de nombreux cas de guérison d’épilepsie par excision de cicatrice, libération de nerf, ablation de tumeur comprimant un nerf, etc. On peut se demander, il est vrai, si toutes ces guérisons sont définitives, et à cet égard bien des observations ne sont pas suivies pendant assez longtemps pour être probantes. Il en est, cependant, auxquelles ce reproche ne saurait être adressé, et par exemple von Bergmann a obtenu une guérison définitive par l’excision d’une cicatrice adhérente au péroné; le début remontait à deux ou trois ans.

Mais le fait suivant montre qu’on ne doit pas se hâter de croire au succès parfait. Un autre des malades de Bergmann, âgé de trente-deux ans, fut blessé à l’épaule en 1870, opéré en 1882 : on le considérait en 1883 comme guéri, mais il eut en 188o des convulsions dans le membre supérieur gauche. Enfin, chez trois autres opérés de Bergmann, de résultat fut nul : on ne nota môme pas d’amélioration temporaire.

Peut-être, dans ces cas rebelles malgré les conditions si parti-

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