‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 279 sur 305 · EPILEPSIE DITE ESSENTIELLE · texte numérisé non relu

EPILEPSIE DITE ESSENTIELLE

[ culièrement favorables où ils semblaient se présenter, l’irritation ï périphérique a-t-elle seulement joué le rôle de cause seconde chez

; un sujet prédisposé : et la maladie rentrerait dès lors dans la

il , catégorie des épilepsies dites essentielles.

Ce que nous venons de dire des cicatrices s’applique à des ' irritations viscérales diverses, et l’on a observé des épilepsies réflexes ayant leur point de départ dans les organes les plus variés ; phimosis, lésion de l’estomac, de l’intestin, de la vessie, de l’oreille, rétrécissement de l’urèthre, etc., autant de causes auxquelles on peut parfois attribuer des convulsions épileptiformes. La preuve en est fournie par les observations où la suppression de la cause a fait cesser les attaques convulsives*.

Jusqu’à quel point la prédisposition agit-elle chez ces sujets, pour qu’une lésion banale et d’ordinaire indifférente puisse se compliquer de la sorte? Nous l’ignorons. Mais pour la pratique nous devons retenir que chez tout épileptique nous analyserons avec soin l’aura, pour déterminer si elle ne part point d’une lésion périphérique, cutanée ou viscérale et, sans promettre que la guérison en résultera, nous traiterons cette lésion parles moyens appropriés, médicaux ou chirurgicaux.

2“ Epilepsie dite essentielle. — Lorsque, malgré les recherches les plus attentives, on ne trouve aucune des causes auxquelles nous venons d’attribuer les épilepsies symptomatiques, le premier mot doit toujours appartenir au traitement médical.

Nous n’avons pas à décrire ici les détails de ce traitement : disons seulement que les bromures, et surtout le bromure de potassium, en sont les agents les plus fidèles \ C’est par eux que l’on commencera, c’est sur eux que l’on insistera, et à leur défaut seulement on recourra aux divers médicaments plus ou moins prônés depuis quelques années : borate de soude, hydrate d’amylène, etc.

Lorsque les médicaments auront été reconnus décidément inefficaces, on pourra se demander s’il n’y a pas lieu d’intervenir

1. Sur ces épilepsies réflexes, voy. Cii. Férk, loc. cil., p. 3G4.

2. Sur le mode d’administration des bromures d'après l’enseignement de Charcot, voyez une leçon récente de Gilles de la Toürktte, Sem. méd., Paris, 1895, p. 437.

BROCA ET MAUBRAC.

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