Voy. p
2. On trouvera clans la thèse de Masson [Th. de doct., Lyon, 1893-94, n® 926, p. 55) des indications sur les lésions histologiques en cas d’épilepsie jacksonienne (obs. de Roller, Sperling et Kronthal, Seppili). — Voyez aussi Péciiadue, Th. de Lyoîi, 1888-89, U® 469, p. 28.
EXCISION DES CENTRES CORTICAUX
a proposé et pratiqué l'excision des centres desquels semble partir l’excitation déterminant le spasme initial. D’après lui, cette excision calme presque sûrement les accès convulsifs qui font alors place à la paralysie, et encore cette paralysie est-elle d’ordinaire transitoire.
Voici comment Horsley procède, d’api'ès ses diverses communications à l’Association médicale britannique (1887 et 1893) au Congrès international de Berlin (1890), au Congrès français de chirurgie (1892) '.
Il opère toutes les épilepsies qui ont un signe de localisation corticale, mais en opérant, s’il ne trouve aucune lésion grossière de la circonvolution, il cherche, en électrisant l’écorce, le centre précis du mouvement par lequel commence l’attaque ; pour cela, après avoir mis à nu la région qui répond au membre d’où part le signal-symptôme, il explore cette région avec un excitateur faradique, à deux tiges métalliques séparées l’une de l’autre de 4 ou 5 millimètres. Le courant doit être peu intense, et, comme moyen d’appréciation, Horsley indique qu’il doit être supporté sur la langue. L’écorce étant ainsi excitée, des mouvements ne tardent pas à se produire dans le segment correspondant du membre, et on arrive ainsi, après quelques tâtonnements, à provoquer le mouvement qui constitue le spasme initial. « Cette région corticale d’où part l’excitation pour le spasme initial doit alors être excisée et comme on n’enlève que le foyer d’un segment restreint, on ne détermine qu’une parésie légère et temporaire. »
Nous commencerons par résumer les observations où ces conseils ont été suivis ; nous avons dit, sauf pour des observations déjà citées de Nancrède et de Hochenegg’, qu’il convenait de rassembler ici tous les faits d’épilepsie jacksonienne traités par
1. Ces opérations de Horsley ont pour point de départ des expériences par lesquelles Munk, Heidenhain, Novi ont réussi à arrêter chez le chien des convulsions épileptiformes en excisant la zone motrice. 11 convient de rappeler aussi les expériences par lesquelles Rosenbach et quelques autres physiologistes ont cherché à prouver qu’après destruction de la zone motrice, les irritations du reste de l’écorce et de la substance blanche ne peuvent plus provoquer de convulsions. 11 est vrai que ces expériences sont mises en doute par Unverricht {Deul. Arch. f. klin Med., t. XLIV, d’après Beromann, loc. cil., p. 153).