Voy. Bril. med. Journ., 1890, t. H, p
EXCISION DES CENTRES CORTICAUX
dans le cas précédent. Le patient guérit, les attaques disparurent. La guérison se maintenait en mût 1890.
Eulenburg L Homme, vingt-huit ans. Premier accès à onze ans, au moment d’un effort pour frapper de la main droite. Depuis, début par ce membre, dont les efforts provoquent les crises. Aggravation progressive, amnésie, lenteur de la parole, parésie du bras et de la face avec atrophie, crises très fréquentes, 5 à 9 par nuit. Echec du bromure de potassium, de l’hydrate d’amylène. Le ojuin 1894, élongation inutile des nerfs du bras. Le 7 juillet 1894, résection temporaire et excision du centre brachial (Rinne). Après une paralysie passagère (dix jours, membre supérieur et face), le malade a guéri malgré de la suppuration locale avec nécrose osseuse, et pendant sept mois il n’a plus eu d’accès. Mais quelques crises en mars, cette fois surtout avec participation du centre facial. *
Angell^. Garçon de treize ans : début à trois ans et demi'; épilepsie jacksonienne (face et membre supérieur droit, débutant par l’adduction du pouce). Trépanation; détermination électrique du centre spasmogène qui est excisé. Comme suites immédiates, on nota la diminution dos attaques ; mais au sixième jour fièvre, hernie cérébrale, mort de méningite au bout de quinze jours.
A. Lloyd et J. -B. Deaver^ Homme de trente-cinq ans. A quatorze ans, coup de raquette sur la tête et début à vingt et un ans; aura sensitive de l’index gauche, puis tremblement de ce doigt et enfin convulsions brachio-faciales; perte de connaissance nulle ou légère; quelquefois attaques généralisées. Entre les attaques, paralysie de l’index, du médius, de la moitié gauche de la face. Les accès sont au nombre de 15 à 18 par jour. Excision (Deaver), sur les parties moyenne et inférieure de F® et de P“, des centres de flexion des doigts et de la face déterminés électriquement. D’abord paralysie complète des doigts et de la face. Pendant quatre mois, les accès cessèrent complètement puis ils reprirent (nouvelles données par Lloyd à l’Assoc. neurol. amer., 1889; New-York med. Journ., 20 juillet 1889, t. L, p. 81 ; Journ. of nerv. and ment, dis., 1889, t. XVI, p. 356) mais légers et rares (10 en neuf mois) et surtout nocturnes; le malade peut gagner sa vie en travaillant chez un marchand de chevaux. Dans le fragment excisé, quoiqu’il parût sain. Allen Smith a constaté au microscope de la sclérose névroglique.
1. Eulknburo, Be7’l. kl. Wocli., 15 avril 1895, n» 15, p. 317.
2. Anobll, New-York med. Journ., 28 avril 1891, t. LUI, p. 454.
3. A. Lloyd et J. -B. Deaykh, The arn. Journ. of med. sc., Philad., 1888, t. XGVl, p. 477.
TREPANATION POUR EPILEPSIE PARTIELLE
BenedirïL Homme de trente-six ans; crises jacksoniennes (lace et membre supérieur; quelquefois membre inférieur) fréquentes. Trépanation (Mosetig-Moorhof), excision du centre brachio-facial déterminé électriquement. La pie-mère était tuméfiée et ri^mollie. Le résultat immédiat fut mauvais (augmentation des accès, hémiplégie droite, puis aphasie), mais les troubles paralytiques commencèrent à, céder à partir du quatorzième jour, puis cessation des accès. Neuf semaines après l’opération, le malade est pris de temps en temps de vertiges peu prononcés et se fatigue vite quand il veut lire ou écrire.
Warnots-. Homme jeune, épilepsie grave. Une première trépanation simple sur la zone motrice droite amène la disparition des accès pendant six mois, puis reprise, mais les accès sont alors plus espacés (tous les huit jours au lieu d’un par jour), moins violents et le malade désire être opéré de l’autre côté. Warnots remarque alors que dans l’attaque, d’apparence généralisée au premier abord, il y a des spasmes localisés des membres droits. Trépanation. Electrisation successive des divers centres des membres droits et avec le courant qui ne donne pour le membre supérieur qu’une réaction physiologique, on obtient pour le membre inférieur des secousses violentes dans la moitié correspondante du corps. Sous les corpuscules de Pacchioni, dont l’empiétement sur cette partie d’écorce était assez marqué, se trouvait un exsudât jaunâtre, large comme une pièce de 0 fr. 20, qui fut enlevé. Cessation complète des accès pendant plusieurs semaines. Puis tous les quatre ou cinq jours « vertiges épileptiques dans le membre supérieur droit », mais il n’y a plus d'accès généralisés.
Warnots®. Homme ayant reçu deux ans auparavant un violent coup de barre de fer à la région fronto-pariétale gauche, d’où une fracture avec enfoncement sur le centre du membre supérieur; début d’épilepsie jacksonienne quatre mois après. Au moment de l’intervention, 20 à 30 accès par jour; début par le pouce; limitation au membre supérieur. Trépanation, excision de la dure-mère adhérente à l’enfoncement osseux et d’une cicatrice corticale; excision du centre du pouce déterminé sans électrisation. Il en résulta une paralysie de la main qui ne céda que très lentement (trois mois) et incomplètement, (paralysie persistante de l’abduction et de l’extension du pouce); mais six mois après l’opération, les accès n’avaient pas reparu.
Bidwell et Sherrington Garçon de quinze ans. En 1888, deux ans
1. Be.nedikt, Coll, des me'd. de Vienne, 1 mars 1892; Wien. med. Presse, p. 1124.