‹ Traité de chirurgie cérébraleChapitre 284 sur 305 · Warnots, Congr. franç. de chir., 1894, t. VII, p · texte numérisé non relu

Warnots, Congr. franç. de chir., 1894, t. VII, p

4. Bidwell et Sherrinoton, liril. med. Journ., 4 nov. 1893, t. 11, p. 988.

EXCISION DES CENTRES CORTICAUX

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après une chute sur la tête, début de convulsions, d'abord rréquenles, dans la jambe droite; cessation au bout de six mois; reprise en 1890, et dix-huit mois sans interruption; nouvel arrêt pendant l’été de 1891, puis nouvelle reprise, et cette fois jusqu’à 15 attaques par jour. Etat général bon. Les attaques débutent par une sensation de chatouillement à la plante du pied droit, suivie de flexion du gros orteil, puis extension du pied, flexion du genou; de temps en temps, flexion légère des doigts de la main droite. Si l’enfant est debout lors de l’attaque, il tombe, mais ne perd pas connaissance. Aucun trouble de sensibilité, intelligence intacte, crâne symétrique, pas de cicatrice. Après échec du traitement médical, trépanation le 23 avril 1892, en arrière de R, et on enlève une petite zone corticale décolorée que l’examen histologique fit reconnaître pour un foyer hémorrhagique ancien. Résultat nul. Le 14 mai, nouvelle trépanation, recherche électrique du centre spasmogène, qui est excisé. Guérison. Les convulsions sont immédiatement devenues plus rares ; elles se sont ensuite atténuées graduellement et ont cessé à partir du commencement de 1893. En novembre 1893, l’enfant est guéri; aucun trouble paralytique.

Parker et Gotch L Garçon de neuf ans, sans antécédents névropathiques. En octobre 1891, chute sur la tête. Trois semaines après, tremblements spasmodiques de la main gauche, qui se répètent, puis s’étendent et bientôt accès épileptiformes avec participation de la tête, des yeux, du membre supérieur gauche et s’accompagnant de vomissements. Le 7 décembre 1892, trépanation sur le genou de F“; l’excitation électrique détermine des mouvements du pouce; excision à la curette de l’écorce, qui paraît saine. Réimplantation de la rondelle. Guérison opératoire. Il n’y eut d’abord aucune amélioration des crises ; mais au bout de deux mois elles sont beaucoup moins fréquentes.

A. -G. Gerster et B. Sachs^. 1° Homme de vingt-quatre ans; trauma occipital il y a six ans ; première attaque il y a un an. Le janvier 1892, trépanation avec excision de la dure-mère ; résultat nul. Le 8 mars 1892, excision du centre cortical du membre supérieur déterminé électriquement; résultat nul.

2“ Garçon de neuf ans; début à sept ans, crises jacksoniennes (main gauche) sans porte de connaissance ni paralysie. Le 12 avril 1892, excision du centre cortical de la main gauche; parésie temporaire. Amélioration passagère, puis résultat nul, et môme le bras droit participe aux attaques.

1. Pahker et Gotch, Drit. med. Journ., London, 27 mai 1893, t. I, p. 1101.

2. A.-G. Gehsteu et B. Sachs, Am. Journ, of med. sc., Pliilad., 1892, t. CIV, p. 505. On trouvera dans ce mémoire 8 cas de trépanation simple : 1 amélioration grande, 2 légères, 3 résultats nuis, 2 inconnus.

THiiPANATlüN POUIl ÉPILKPSIli: PAUTIPUJ-:

Keen Homme de vingt ans, devenu épileptique à l’âge de treize ans, à la suite d’une chute ; convulsions généralisée^, mais débutant nettement par le membre supérieur gauche (extension et écartement des doigts). Trépanation le 30 7??, ai 1888; recherche électrique du point dont l’excitation produit le mouvement initial de la crise; excision après laquelle la faradisation ne produit plus rien. Immédiatement après l’opération, attaque dans laquelle la main reste inerte. Paralysie de la main. Trois mois après l’opération, le malade commence à remuer la main ; les attaques sont devenues très rares et très légères (novembre 1888).

Keen^ Négresse, trente-neuf ans; début depuis l’enfance, à la suite d’un traumatisme; les crises commencent par la flexion des doigts de 1a main droite. Trépanation le 27 octoby'e 1890, sur un enfoncement; excision d’une cicatrice cérébrale kystique, puis résection du centre des doigts de la main droite, déterminé électriquement. Guérison. Paralysie d’abord complète de la main, mais à partir du dix-neuvième jour, les mouvements commencent à revenir. Huit mois plus tard, aucune attaque, état mental amélioré. La main droite est un peu plus faible que la gauche.

Keen^. Garçon, six ans; trauma à quatorze mois; premières convulsions le 6 yanaie?’ 1886, à deux ans et demi, pendant une dysenterie. Puis de trois à six attaques par jour, dont 80 p. 100 débutent par la main droite. En décembre 1889, excision du centre de cette main, déterminé électriquement. Guérison opératoire. En novembre 1890, amélioration. L’enfant semble se développer intellectuellement; crises rares et légères. La main a été paralysée pendant quelques semaines, mais actuellement il n’en reste presque rien. Il y a eu quelques légers accidents infectieux locaux.

Benda^. Homme, vingt ans; en 1888, fracture pariétale, avec plaie; dix-huit mois plus tard, début d’épilepsie jacksonienne (pied droit). Résection par la méthode de Wagner le 29 octobre 1890 ; recherche électrique du centre du pied, qui est excisé ; de là une hémiplégie droite qui dura quinze jours, puis devint presque nulle. Cessation des crises, constatée au bout de cinq mois.

1. Keen, Am. Journ. of. med. sc., Philad., oct. et nov. 1888, t. XCVI, p. -io2.

2. Keen, Am. Journ. of med. sc., Philad., 1891, t. GII, p. 220, obs. 1. — On trouvera dans ce mémoire une observation d’épilepsie traumatique guérie sans excision corticale ; une de folie traumatique améliorée.

3. Keen, Med. News, Philad., 12 avril 1890, t. LVl, p. 381; 29 nov. 1890, t. LVll,

4. Benda, Verh. d. deut. Ges. f. Chir., Berlin, 1891, t. XX, l'» partie, p. 113.

OBJECTIONS A l/EXTIRPATION DES CENTRES

Eskridgk *. Femme de trente-trois ans; traiima crânien à cinq ans; début des crises à quinze ans. Grises jacksoniennes (main droite). Echec des bromures. Le 30 7uars 1894, excision du centre de flexion du pouce et de l’index, déterminé électriquement. Paralysie passagère du doigt, puis de tout le bras. Amélioration (la malade peut rester, grâce au bromure, deux mois sans crise ; amélioration de l’état général).

Telles sont les observations que nous avons pu recueillir sur cette pratique, encore à l’étude, de l’excision des centres, et nous en rapprocherons celle où Keen, opérant pour une tumeur qui provoquait des crises d’épilepsie jacksonienne, excisa le centre cortical correspondant, quoiqu’il fût respecté par le néoplasme *.

On le voit, les faits ne sont pas encore très abondants ; c’est que la méthode a de nombreux opposants, plus nombreux même que ses partisans, et l’opération de Horsley est loin d’être entrée dans la pratique courante, même parmi les chirurgiens qui s’adonnent le plus volontiers aux interventions sur le cerveau.

Ainsi, pour Macewen % l’ablation de larges zones du cerveau, surtout dans les centres moteurs, entraîne à de graves conséquences pour le cerveau, car, de par la cicatrisation, elle causera un tiraillement et un déplacement des parties voisines, avec une adhérence du cerveau à la cicatrice. Dans un processus aigu, ulcéreux, progressif, tel qu’un abcès, nul n’hésitera à évacuer le pus : ce n’est point du tissu nerveux vivant qu’on éliminera, mais seulement une substance nuisible. Chez l’épileptique, il n’en est plus de même. En présence d’une cicatrice stationnaire, d’un néoplasme à développement lent dans l’aire motrice, produisant occasionnellement des attaques, peu de chirurgiens tenteraient d’enlever une large étendue de la région motrice, dans la crainte d’entraîner une hémiplégie permanente. Môme lorsque les attaques sont très nombreuses et graves, il faut envisager sérieusement le développement d’une hémiplégie que Ton aurait créée, tandis qu’on voulait seulement faire cesser les crises convulsives.

« Sans doute, dit Macewen, ces épilepsies partielles quand elles

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