Eskridoe, Med. News., Philad., 189-4, t. LXV, p
2. Keen et .Mills, Am. Journ. of med sc., Philad., 1891, t, Cil, p. 581.
3. -Macewb.n, Bril. med. Assoc., 1888; Brit. med. Journ., 11 août 1888, t. II, p. 301.
TRÉPANATION POUR ÉPILEPSIE PARTIELLE
continuent longtemps, surtout dans la jeunesse, peuvent amener une telle instabilité de Taire motrice que tout le fonctionnement cérébral s’en ressente, et que môme la vie puisse être compromise. Mais est-elle préférable, la guérison que Ton obtiendrait par une large excision de Técorce motrice ? Combien de malades se soumettraient à une désarticulation — car le résultat est le môme — de leurs membres supérieur et inférieur pour guérir de leurs attaques ? Je n’en ai point rencontré un seul qui ait accepté. »
Lépine (de Lyon) considère de même l’ablation d’une partie de la substance corticale, macroscopiquement indemne, comme une tentative hasardeuse et d’une légitimité discutable.
L. Championnière repousse, lui aussi, ces excisions de substance cérébrale. « Je ne pense pas, dit-il, que cette pratique parte d’un bon raisonnement. Déjà dans les simples trépanations sans excision corticale, un des écueils est la possibilité de paralysies dont l’évolution est aléatoire. Je redouterais encore bien plus à cet égard ces excisions; et j’ajouterai que je ne connais pas à leur actif un succès bien certain. »
Dumas s’élève « avec force » comme son maître. Championnière, « contre la pratique consistant à enlever de propos délibéré une parcelle de substance cérébrale saine ou paraissant telle ».
L’argument tiré de l’aggravation de l’acte opératoire n’est pas bien important ; la léthalité ne semble pas plus grande qu’après la trépanation simple avec incision de la dure-mère. D’ailleurs, les adversaires de la méthode d’Horsley n'y insistent pas. Leur vrai et solide argument, c’est la crainte de paralysies persistantes et c’est ainsi que, au Congrès français de chirurgie de 1893, Warnots (de Bruxelles) a publié un fait dans lequel, sept mois après l’excision du centre du pouce, la paralysie persistait encore. Il convient d’ajouter que le malade était resté guéri de ses convulsions.
Donc, le résultat thérapeutique a été appréciable, et l’inconvénient paralytique n’a pas été considérable*. D’ailleurs, il n’y a pas
1. Benedikt (Wien. med. Presse, 1893, n“ 28, p. 1120) pense que ce n'est pas la théorie de la compression, mais celle des localisations qui doit guider le traitement. Il faut opérer les épilepsies infantiles à symptôme de localisation et exciser le centre. 11 n’existe pas de centre moteur dont l’ablation ait une paralysie définitive pourcon-